Politique

Espagne : Juan Carlos, un héros qui sombre

Juan Carlos

L’ancien dirigeant a annoncé ce 03 août son départ du pays. Trempé dans un nouveau scandale retentissant, le vieux monarque pourrait être au Portugal.

Les débuts d’une fin peu honorable

Le roi Juan Carlos, à l’époque, était très adulé par les espagnols. En effet, il avait su conduire la transition démocratique en Espagne après le Général Franco. Il avait su déjouer une tentative de coup d’état en 1981. Il était donc devenu le chouchou des espagnols.

Mais malheureusement, ses premiers déboires pendant la crise économique vont le faire descendre du pied d’estale sur lequel on le plaçait. Pendant que cette crise touchait de plein fouet toute l’Espagne, des images de lui et de sa maitresse sur son éléphant en Afrique a indigné l’opinion nationale. Cet acte avait occasionné son abdication, laissant ainsi la place à son fils Filipe VI

La goutte d’eau de trop

L’ancien héros de 1981 est accusé, cette fois ci, de corruption dans une affaire de ligne de TGV en Arabie saoudite reliant la Mecque à Médine. Des comptes à l’étranger supposés lui appartenant ont encore amplifiés la polémique. Il a pris près d’une centaine de millions de pot de vin, selon les révélations de sa maitresse.

La plupart des espagnoles sont plutôt favorables à cet exil. Et selon, l’éditorialiste luis Maria Anson « en fuyant son pays, il rend à un autre grand service à l’Espagne » et « protège par ce biais l’institution monarchique ».

Par contre, ses détracteurs de l’extrême gauche voient en cette décision une fuite de responsabilité. Il s’agit d’« une honte ». « C’est une véritable fuite », souligne le quotidien eldiario.es. Le chef de file de Podemos Pablo Iglesias parle lui d’« une attitude indigne d’un ex-chef d’État ».

En outre, ses avocats déclarent que cet exil ne l’empêcherait pas de répondre à un quelconque appel judiciaire. « Il serait disponible à la justice », ont-ils déclaré.

Bien que les principaux partis politiques tentent de sauver les lègues de Juan Carlos et surtout d’épargner la figure de Felipe VI, l’actuel de la monarchie, c’est toute la maison royale qui est touchée par cet exil rocambolesque.

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