Indice de perception de la corruption : le Togo classé en 4ème position

Transparency International vient de publier ce 28 janvier son rapport sur « l’indice de perception de la corruption (IPC) ». Publié chaque année, l’indice classe 180 pays et territoires en mesurant le « degré de corruption perçu dans chaque pays ».

Evaluation des experts

Indiquons que ce classement s’appuie sur les évaluations d’experts et enquêtes auprès des dirigeants d’entreprise, hommes d’affaires, etc. Il est mesuré sur une échelle de 0 (très corrompu) à 100 (très propre).

Rappelons que Transparency International, est une organisation basée en Allemagne. Ayant vocation à lutter contre la corruption dans le monde, elle est connue pour ses publications régulières des indices sur la corruption.

D’après les résultats de l’IPC 2020, dans la région d’Afrique de l’Ouest, la Guinée-Bissau trône au sommet des pays les plus corrompus avec un score de 19/100. Dans le rapport de Transparency International, il est suivi par le Nigeria avec un score de 25/100.

À la 3ème place des mauvaises notes, on trouve la Guinée équatoriale et le Liberia (ex aequo avec des scores de 28/100 chacun).

Le Togo et le Mali bouclent le Top 5 des mauvaises notes. Respectivement classés 4ème et 5ème avec des scores de 29/100 et 30/100, ces pays dressent un bilan moins enviable en matière de perception de la corruption.

L’un dans l’autre, en 8ème place nous retrouvons la Cote d’Ivoire avec un score de 36/100. La Gambie occupe la 9ème place avec un score de 37/100, suivi en 10ème place par le Burkina –Faso avec un score de 40/100, 11ème Bénin avec un score de 41/100 et le Ghana, 12ème avec un score de 43/100.

Niveau faible

Dans le classement, l’on retrouve le Cap-Vert et le Sénégal avec respectivement des scores de 58/100 et 45/100. Ce qui révèle le niveau moyennement faible de la corruption dans ces pays de la sous-région.

Lire aussi: Togo: 20 nouveaux diplômés vont apporter leur plus-value au PND

Au-delà de ce tableau général qui reflète le degré de corruption perçu par l’ensemble des pays concernés par ce dernier rapport de Transparency International, il faut noter qu’en ce qui concerne le Togo, le gouvernement s’est résolument engagé ces dernières années dans la lutte contre la corruption.

C’est dans ce sens qu’on a assisté à l’effectivité de plusieurs initiatives notamment la mise en place de la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA).

Togo / UEMOA : Prof Kako Nubukpo prend la place d’Essowè Barcola admis à la retraite

Togo / UEMOA : Prof Kako Nubukpo prend la place d’Essowè Barcola admis à la retraite

Sur proposition du Président Faure Gnassingbé, l’ancien doyen de la Faculté des Sciences, de l’Économie et de Gestion (FASEG) de l’Université de Lomé et ancien ministre togolais de la Prospective et de l’évaluation des politiques publiques, occupera dès avril prochain le poste de Commissaire au sein de la Commission de l’UEMOA.

Il remplacera à ce poste son compatriote Essowè Barcola, actuel Commissaire du Département des Services administratifs et financiers de l’UEMOA (Union Economique Monétaire Ouest Africaine), qui sera bientôt admis à la retraite.

Nommé au poste de Conseiller Économique du Président de l’UEMOA, le Professeur Kako Nubukpo séjourne depuis le 5 janvier au Burkina Faso.

C’est un retour au sein de l’institution sous-régionale pour l’économiste togolais Kako Nubukpo après un précédent mandat. Engagé sur les questions monétaires, il apportera sans doute une appréciable contribution dans la marche des pays de la zone vers le renforcement de leur système monétaire.

Cette nouvelle nomination du Président Faure GNASSINGBE démontre une fois de plus, sa volonté de promouvoir les cadres togolais à l’international.

Bénin : le directeur des services législatifs limogé pour avoir parlé du franc CFA et de la nouvelle monnaie Eco

Bénin : le directeur des services législatifs limogé pour avoir parlé du franc CFA et de la nouvelle monnaie Eco

Suite à ses récentes opinions sur la fin du franc CFA et la nouvelle monnaie Eco adoptée par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), Yves Ogan désormais ex-directeur des services législatifs (Dsl) du parlement béninois, démi de ses fonctions.

En effet, ce dernier aurait affirmé lors d’une sortie médiatique que le franc CFA est un véritable problème pour le Bénin et l’Afrique. À l’en croire, par cette monnaie, la France contrôle l’économie béninoise et celle des pays de l’Uemoa. C’est pourquoi, il pense qu’il était temps que l’Afrique se débarrasse de cette monnaie afin de connaître un réel développement.

Lire aussi: Bénin : Moïse Kérékou ne partage pas l’avis de Patrice Talon sur la réforme du système éducatif béninois

Mais il a été désavoué par le directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale Mathieu Ahouansou. À la faveur d’une sortie médiatique, lundi dernier, celui-ci a expliqué que les opinions données par le désormais ex-directeur des services législatifs de l’institution parlementaire, Yves Ogan ne sont pas ceux de l’institution parlementaire et n’engagent nullement celle-ci.

Yves Ogan sera relevé de ses fonctions, 24h après, soit le mardi 05 janvier 2021, et remplacé à ce poste par Olushegun Serpos.

l’exploitation du gisement d’argile de Lédjoblibo abordera un nouveau tournant grâce à Togo Invest

Togo : l’exploitation du gisement d’argile de Lédjoblibo abordera un nouveau tournant grâce à Togo Invest

La gouvernance du gisement d’argile de Lédjoblibo connaitra une amélioration dans les prochains jours. Pour ce faire, Togo Invest, la holding d’Etat, va participer à la co-exploitation de cette ressource pour une durée de 20 ans renouvelable.

Les réserves de ce gisement situées dans le Dankpen dans la région de la Kara sont évaluées à 11 074 000 m3 soit 18 825 800 tonnes d’argile.

Améliorer la gouvernance

L’appel à Togo Invest, en tant que partenaire institutionnel, citant le ministère en charge des Mines, aura pour ambition d’améliorer « la gouvernance du projet ».

Pilotée par Samuel Mivedor, l’institution deviendra, ainsi, à la demande du ministère des Mines et de l’Energie, co-exploitant de ce gisement « de très bonne qualité », selon les études menées et dont les réserves sont évaluées à 11 074 000 m3 soit 18 825 800 tonnes d’argile. L’exploitation permettra de produire des briques et tuiles, indique-t-on.

Un projet en lien avec le PND

Selon les responsables de Togo Invest, « ce projet est conforme aux orientations stratégiques du Plan national de développement (PND 2018-2020) et s’inscrit dans son axe 2 visant à développer des pôles de transformation agricoles, manufacturiers et d’industries extractives ».

Il s’agit, en outre, précise l’institution, « d’un projet de densification dans le contexte de développement du corridor Sud – Nord visant à créer des pôles d’activités économiques et générer du volume de marchandises pour le futur corridor ferroviaire ».

En rappel, la holding d’Etat est également sur d’autres initiatives ambitieuses du gouvernement. Il s’agit notamment du corridor de transport du Togo, le projet de port sec, une zone économique spéciale et une plateforme logistique multiservice.

Elaboré récemment, son processus de plan stratégique couvre la période 2021-2025. L’institution veut avoir un cadre de référence pour sa planification opérationnelle. Un cadre qui, selon les responsables, devrait faciliter la mise en place de projets d’investissement et de garanties.

Lire aussi : https://actusalade.com/blog/scandale-une-famille-depose-un-cadavre-a-la-banque-pour-non-paiement-dassurance-funeraire/

la DAM sensibilise les pêcheurs et les propriétaires de pirogues

Togo : la DAM sensibilise les pêcheurs et les propriétaires de pirogues

Le Port de Pêche de Lomé a connu, ces derniers temps, des évènements malheureux entrainant des pertes en vie humaine. Afin de limiter les dégâts, le gouvernement vient d’initier une tournée de sensibilisation à travers la Direction des Affaires Maritimes (DAM). la formation est à l’intention des pêcheurs et des propriétaires de pirogues. Il s’agit de les sensibiliser sur la nécessité de respecter les mesures de sécurité dans l’exercice de leur métier.

Cette tournée de sensibilisation est organisée par le Ministère des Infrastructures et des transports (MIT) à travers la Direction des Affaires maritimes (DAM). Couvrant la période du 16 au 30 septembre 2020, elle se fait dans le respect strict des mesures barrières édictées par le gouvernement.

700 piroguiers et pêcheurs du littoral togolais visés  

La tournée de sensibilisation va conduire les agents de la DAM dans les zones de pêche. Adisenou, Kodjoviakope, Kpogan, Kodokondji, Ablogame, Avepozo, Port de pêche de Lomé, Hounocope, Kpeme, sont les localités concernées. L’objectif est de toucher sept cent (700) piroguiers et pêcheurs.

Ainsi, ces derniers vont être informés sur la sécurité de la navigation maritime et les mesures prises par le gouvernement. Ceci, dans le but de les protéger contre les accidents de mer. Plusieurs thématiques vont meubler les rencontres dont l’utilisation des outils de sécurité en mer.

Le respect des mesures de sécurité dans les différentes zones et au port de pêche de Lomé est un sujet au programme. Aussi, la DAM va attirer l’attention des bénéficiaires sur l’importance de la formation en sauvetage et le recensement des piroguiers et leurs embarcations.

Les 16 et 18 septembre, l’équipe de la DAM, conduite par le directeur Matchonnawè BAKAI, s’est rendue respectivement dans les zones d’Adisenou et de Kodjoviakopé. La délégation était composée par les agents de la direction de la Pêche et de l’Aquaculture, de la Préfecture Maritime et de la Brigade Maritime.

Quelques communications de la DAM

Pour Matchonnawè BAKAI, il s’avère nécessaire que les pêcheurs respectent les mesures de sécurité individuelles et collectives. Cela, a-t-il précisé, contribue à la sauvegarde de leur vie et le succès de leurs activités.

Ainsi, les mesures de sécurité passent par l’utilisation des matériels de pêche adéquats. Il s’agit donc des gilets spécifiques, des casques, des gants, des bouées, des balises et un minimum d’éclairage.

Les pêcheurs et les propriétaires de pirogues ont été invités à proscrire la surcharge sur les pirogues et le port d’armes en mer. Cet appel a été lancé par la chef division sécurité maritime et protection de l’environnement marin de la DAM, Salamatou TEBIE.

Elle a aussi attiré leurs attentions sur les poses de balises et l’immatriculation des embarcations de pêche. Cela permettra de ne pas confondre les pirogues en mer aux pirates.

Il faut rappeler que l’initiative a été vivement saluée par les bénéficiaires. Au nom de ses pairs, Monsieur AZE, délégué des pêcheurs d’Adisenou, a remercié les organisateurs.

Lire sur : https://actusalade.com/blog/togo-grosse-prise-pour-la-police-nationale/

le Togo est toujours le seul pays de la CEDEAO répondant aux critères

Passage à Eco : le Togo est toujours le seul pays de la CEDEAO répondant aux critères

Les chefs d’Etats et de gouvernement se sont réuni lundi 7 septembre au Niger pour le 57ème sommet ordinaire de la Communauté Economique Des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Au cours des échanges, la situation sécuritaire dans la sous-région, la situation au Mali et la monnaie unique ECO ont été abordées. Le Togo de Faure Gnassingbé a été, encore une fois, félicité pour les efforts consentis en matière de critères de convergence de la monnaie Eco.

Togo, premier et seul en matière de critères de convergence

En effet, les critères de convergence pour les 15 Etats de la zone sont notamment : rester en dessous de 3% de déficit, de 10% d’inflation, et un ratio Dette/PIB inférieur à 70%. D’autres facteurs sont également considérés pour l’implémentation de la monnaie, dont la lutte contre l’insécurité et la collaboration entre les pays membres de la communauté.

Ainsi, pratiquement un an après que la question de l’Eco ait agité la sphère politique et intellectuelle sous-régionale, peu d’avancées semblent avoir été réalisées de part et d’autre. Lomé apparait toujours comme la plus « préparée » et prête pour se lancer dans cette aventure, au vu des critères actuels.

Soulignons-le, le projet aura été éclipsé, par des challenges macro- et micro-économiques plus prégnants (dans le sillage de la Covid-19, qui a entrainé un repli des pays sur eux-mêmes, avec la fermeture des frontières, un fort ralentissement des échanges, et l’allocation des ressources des Etats, à des questions plus urgentes).

Les principaux critères respectés par le Togo

Les critères principaux que le Togo satisfait pour l’adoption de la monnaie unique sont entre autres la convergence, le régime de change flexible, la lutte contre l’insécurité et la collaboration inter-Etats.

Ainsi, parmi les quinze pays que compte l’organisation communautaire, seul le Togo satisfait à ces critères.

A l’issue du sommet tenu dans la capitale nigériane, le Président ghanéen, Nana Akufo-Addo est devenu le nouveau président en exercice de la CEDEAO. Le nouveau leader a placé la question de la monnaie unique parmi les cinq défis de l’heure.

Par ailleurs, il faut préciser que la date fixée, cette année 2020, pour le changement de la monnaie semble compliquée avec un seul pays (Togo) répondant à la majorité des critères.

Classement mondial des IDE, le Togo parmi les Top performer mondial

Classement mondial des IDE, le Togo parmi les Top performer mondial

Engagé dans un développement sans précédent, le Togo de Faure Gnassingbé ne cesse de faire bon impression sur le plan international.

Ainsi, selon le classement effectué par la Greenfield FDI Performance Index Best Performes 2020, le Togo, par rapport à sa taille, fait partie des pays Top performer mondial.

Togo, plus performant en IDE

D’après les critères de Greenfield, seuls les pays qui attirent dix projets d’Investissements Directs Etrangers (IDE) ou plus font partie du classement.

Dans ce sens, au cours de l’année 2019, le Togo a attiré plus de dix fois le montant des IDE nouveaux que l’on pourrait attendre compte tenu de la taille de son économie. Il a dépassé ainsi la moyenne annuelle de l’indice de performance en tant que nouvel entrant.

Avec 10,83 points et 11 projets attirés, le Togo est suivi par le Rwanda qui a totalisé 10, 6 points tandis que le Singapour ferme le Top 10.

Des avancées grâce à l’amélioration du climat des affaires

Afin de faciliter la vie aux opérateurs économiques et rendre le pays beaucoup plus attractif aux investisseurs nationaux et étrangers, le Togo a mis en place la Cellule Climat des Affaires. Une entité que coordonne vaillamment la Ministre déléguée, Conseillère du Président de la République Togolaise, Sandra Ablamba Johnson.

En effet, la proportion la plus importante des investissements directs étrangers attirés par le Togo est issue du double partenariat signé en début novembre. Il s’agit de la signature pour l’implantation d’une usine de traitement de phosphate et l’installation d’une usine de fabrication de ciment avec le Nigérian Dangote. Aussi, un autre investissement qui a hissé le pays dans le classement mondial est celui d’Amea Power dans la construction de la centrale solaire de Blitta.

Cependant, en rapport avec leur taille, parmi les pays qui ont attiré le moins d’investissements dans le classement des 10 pays, se trouve le Japon à la première place et l’Equateur se positionne à la 10è place.

Togo, premier de l’UEMOA à expérimenter le SAM dans le domaine des impôts

OTR/Fraudes fiscales : Togo, premier de l’UEMOA à expérimenter le SAM dans le domaine des impôts

Le commerce illicite, la sous-déclaration, la sous-évaluation et la contrebande font perdre beaucoup de recettes au Togo. Selon l’Office Togolais des Recettes, le préjudice est évalué chaque année à près de 15 milliards FCFA. La situation préoccupe l’institution qui vient d’actionner son système de marquage sécurisé.

Pour combattre les pratiques commerciales illicites, l’OTR vient de lancer le SAM, Système Automatisé de Marquage. Le dispositif permettra de marquer toutes les opérations commerciales, avec en ligne de mire la maximisation du recouvrement des recettes. Le SAM permettra aussi un marquage fiscal sécurisé à l’aide de timbres, vignettes, banderoles. Il procédera à une authentification numérique, sur les articles ou produits importés ou mis en consommation sur le territoire.

Ce dispositif, qui est déjà opérationnel dans plusieurs entreprises, est suivi et évalué par une équipe de l’office. Cette dernière a effectué une visite mercredi dans ces entreprises, notamment la Société Nouvelle de Boissons, Voltic, BB-Lomé et Cristal. A travers cette visite, les membres de la commission de suivi ont pu constater de visu l’opérationnalisation du dispositif. Ils ont également échangé avec des opérateurs économiques.

Les boissons et cigarettes ciblées

L’application cible plusieurs secteurs. Il s’agit, entre autres, de l’eau, la bière, le soft drink, le vin, la cigarette et les jus de fruits. En effet, les flux d’importations de cigarettes et de bières qui échappent au contrôle de l’Etat sont alarmants. Pour les cigarettes, les flux sont chiffrés à 40% contre 80% pour la bière. Respectivement, cela équivaut à 2,5 milliards et 3,5 milliards FCFA de perte annuelle. Si on y ajoute la TVA et autres droits, l’écart fiscal total est de 14,7 milliards FCFA, soit 30,8% des recettes.

Ces produits doivent être conformes à certaines règles de consommation relatives au Système Automatisé de Marquage (SAM) de l’OTR. Le système permet de marquer les produits importés concernés depuis leur lieu de fabrication par une vignette. Ceux fabriqués au Togo seront marqués systématiquement. « Quand le gouvernement engage une réforme, c’est à dessein, car toute réforme a son sens. Ce n’est pas une réforme contre quelqu’un, mais une réforme pour nous tous », explique Essowana Adoyi, commissaire des impôts.

L’application SAM, une première dans la zone UEMOA

La plateforme SAM est une innovation de taille au Togo, mais aussi dans la zone UEMOA. Et pour cause, le Togo est le premier pays a expérimenté une telle initiative dans le domaine des impôts. « Désormais, on ne peut plus importer des produits au Togo sans que l’administration ne le sache », assure l’OTR. « Tout produit qui ne sera pas marqué par le SAM sera saisi par la douane », ajoute l’office. Cette plateforme est gérée par la société SICPA.

L’Introduction du SAM est une des actions du Plan stratégique 2018-2022 de l’OTR pour mobiliser les recettes fiscales et douanières. A travers ce système, l’OTR se positionne fortement comme le gendarme des entreprises en ce qui concerne les recettes publiques. Le Togo se démarque de ses voisins, en introduisant des politiques douanières enviables. Ainsi, l’Etat pourra accroître ses recettes au profit des citoyens. SAM traduit la ferme volonté des autorités togolaises à lutter contre la corruption et les fraudes.

Sandra Johnson

Togo : publication du rapport Doing Business ou pas, les reformes continuent

« Les débats passionnés ne doivent pas dominer le rationnel, ni non plus nous distraire ». C’est en ces mots que Sandra Johnson, Ministre chargée de l’Amélioration du Climat des Affaires, a voulu mettre fin aux polémiques. Celles-ci sont survenues après l’annonce le 27 août 2020, de la suspension de la publication du rapport Doing Business 2021.

Cette interruption momentanée est la toute première en 17 ans. Elle est due à des irrégularités concernant des modifications apportées.De plus, les irrégularités évoquées ne visent aucun pays africain et de surcroit le Togo. Quant au processus de mise en œuvre des réformes déjà amorcé au Togo, il demeure non affecté.

Pas une course aux classements

Faire du Togo le meilleur pays où il fait bon vivre et également où il est plus facile de faire des affaires. C’est le véritable but poursuivi par l’Etat togolais à travers les différentes réformes entreprises il y a quelques années. Et non une quelconque chasse à un meilleur rang au sein du classement Doing Business.

Même si le classement Doing Business constitue un outil de référence pour les investisseurs dans le monde. L’Etat togolais, lui, vise davantage de véritables transformations dans la vie de ses citoyens. « Rendre attractif le climat des affaires pour le bien-être des populations constitue notre leitmotiv et non la chasse aux classements », a précisé Sandra Johnson.

Alors, la présente suspension devrait permettre à la Banque mondiale d’affiner sa méthodologie. Aussi, elle devrait apporter des corrections nécessaires au dispositif actuel et d’améliorer les prochaines publications. Une démarche à saluer, car de meilleures évaluations seraient désormais possibles dans les prochaines années.

Des reformes au bénéfice des Togolais

Les réformes entamées depuis un bon moment sont destinées aux populations ainsi qu’aux acteurs du secteur privé. Ces derniers sont les véritables bénéficiaires de ces réformes. Ils jouissent aujourd’hui de grandes améliorations et ce à différents niveaux. A cet effet, le flambeau qui est déjà allumé doit être maintenu.

A l’évidence, la réduction des droits d’enregistrement pour les mutations totales de 4% de la valeur du terrain. Soit un montant de 35 000 FCFA. La mesure est également élargie aux legs et dons qui ne sont pas du business, mais profitent le plus aux familles.

Autant d’éléments qui traduisent la volonté du gouvernement togolais de faire du développement du pays sa priorité. « Nous allons, pour notre part, poursuivre la mise en œuvre des réformes. Car elles constituent un des facteurs de succès de notre Plan National de Développement (PND) », a déclaré Sandra Johnson.

Pour rappel, le Togo était classé premier pays réformateur en Afrique subsaharienne et 97ème dans le classement général Doing Business 2019.

Lire aussi : https://actusalade.com/blog/togo-le-pays-sera-bientot-dote-dune-plateforme-industrielle-a-adetikope/

l’OTR met en application ViDo pour augmenter les recettes de l’Etat

Togo : l’OTR met en application ViDo pour augmenter les recettes de l’Etat

Le secteur douanier togolais a été amélioré ces dernières années. Les différentes réformes réalisées permettront au gouvernement d’atteindre un objectif majeur : faire du Togo un hub logistique dans la sous-région. La Visite à domicile (ViDo) est l’une des principales reformes réalisées.

La ViDo est une initiative del’Office Togolais des Recettes (OTR). Elle entre dans le cadre de l’amélioration de l’environnement des affaires au Togo piloté par la Cellule Climat des Affaires (CCA).

En quoi consiste la ViDo ?

C’est une réforme qui pourrait contribuer à l’augmentation ses recettes du Port Autonome de Lomé (PAL) dans les prochains mois. A en croire ses promoteurs, la ViDo existait depuis, mais n’était pas véritablement mis en application. Les résultats qu’ont affiché les pays l’ayant expérimenté à l’instar de la France et la Belgique n’ont laissé indifférents le Togo.

En effet, la ViDo est un dispositif qui vise à accélérer le transit des marchandises au PAL. Elle facilite les échanges commerciaux entre le Togo et les autres pays de la sous-région. Aussi, la ViDo donne la possibilité aux opérateurs économiques de recevoir leurs marchandises à domicile. 

L’opération devrait, cependant, se conformer aux exigences de la réglementation douanière. Par ce mécanisme, les autorités togolaises entendent en finir avec la fraude douanière et la corruption des agents de la douane.

La ViDo pour garantir une meilleure santé à la population

L’un des objectifs clés de l’application de la ViDo est la promotion de la santé publique. Effet, le dispositif exige à ce que les marchandises passent par un contrôle minutieux afin de réduire les importations sans déclaration.

Ceci, conformément à l’article 9 du Code de la douane du Togo qui stipule : « toute marchandise prohibée ou non dédouanée doit être saisie ». Cette disposition concerne principalement les produits pharmaceutiques. Par ailleurs, la ViDo est un excellent outil de lutte contre la contrefaçon et l’amélioration des performances économiques.

ViDo facilite le désengorgement des terminaux à conteneurs tout en réduisant le temps d’attente des conteneurs sur le quai. Les coûts du contrôle douanier sont, de ce fait, réduits sans oublier l’accélération de la sortie des marchandises.

Au-delà de ce précède, il faut noter que cette réforme permet à l’Etat de sécuriser ses recettes. Puisqu’avec ViDo, « oui » à la facilitation de l’enlèvement des marchandises et « non » au renoncement aux intérêts financiers de l’Etat.