La photo de l'Hotel Eda Oba à Lomé

Togo/Covid-19 : Le Personnel de l’Hôtel Eda-Oba en congés techniques

La pandémie du coronavirus que traverse le monde dont le Togo, ne cesse de toucher négativement tous les secteurs du pays.

En effet, selon les informations relevées par le site MiabeTogoActu, le président-directeur général de l’hôtel Eda Oba, à travers un communiqué, a annoncé la suspension de ses activités et renvoie ses employés en congés techniques jusqu’à nouvel ordre.

Ainsi, le PDG d’Eda-Oba a déclaré : « Il est devenu imprudent sur le plan sanitaire et impossible sur le plan financier de garder l’hôtel Eda-Oba ouvert dans des conditions actuelles. ». L’Établissement est « à bout financièrement, avec une trésorerie de fonctionnement pratiquement non existant », a-t-il ajouté.

Distributeur automatique de Gel hydroalcoolique

Depuis un moment, a-t-il poursuivi, « nous fonctionnons presque à vide à cause du très faible volume d’affaires » donc au regard de ces différentes raisons « nous avons décidé la mise au chômage technique de tous les employés de l’hôtel Eda-Oba, à compter du 30 avril 2020, et la suspension de nos activités jusqu’à nouvel ordre », a conclu le PDG dans son communiqué.

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Togo/Covid19 : Le Dr AFANOU met en place un distributeur automatique de gel hydroalcoolique

Afin de pallier aux problèmes de distributions manuelles de gel hydroalcoolique, le togolais Dr Victor José K. AFANOU mets en place un distributeur automatique. Une solution innovante, selon l’Agence Ecofin et qui permettra aux populations de « se désinfecter les mains de manière plus pratique et plus sécurisée ».

Constituant « une excellente alternative aux agents équipés de sprays et postés devant les banques, les magasins », le dispositif comporte un capteur intégré qui détecte la présence d’une main et déclenche automatiquement un jet de gel afin d’éviter tout risque de contact humain, l’une des mesures barrières au coronavirus.

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Désormais, la Poste ne prendra plus les 200F sur le paiement des factures d’électricité à ses guichets

Afin de faciliter la vie à leur clientèle, la Société des Postes du Togo et la Compagnie Énergie Électrique du Togo informe qu’à compter du jeudi 14 mai, elles ne percevront plus les 200 FCFA aux guichets de la Poste sur le paiement des factures d’électricité.

Lire aussi: TOGO : STANDARD & POORS DONNE DES STATISTIQUES ENCOURAGEANTES SUR L’ÉCONOMIE DU PAYS.

« Suite à l’information relayée sur les réseaux sociaux relative à la perception des frais d’encaissement de 200F aux guichets des bureaux de poste dans le cadre du règlement des factures d’électricité par les abonnés de la CEET, les Directions Générales de la Société des Postes du Togo et de la Compagnie Energie Électrique du Togo ont décidé, après concertation le mercredi 13 mai 2020, de surseoir à la perception de ces frais sur les opérations d’encaissement des factures d’électricité », lit-on dans un communiqué rendu public ce mercredi  13 mai 2020.

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Togo : L’Université de Lomé dispose d’une ‘Société pour l’innovation et l’entrepreneuriat

Dans une récente sortie, l’Université de Lomé lance une société pour l’innovation et l’entrepreneuriat UL’ (SIE/UL- SARL). L’objectif est « d’aboutir à une certaine professionnalisation des actions et un arrimage aux marchés devant permettre à l’UL de booster ses ressources financières par rapport aux produits fabriqués et ceux à venir ».

Ainsi, d’après une Loi de 2014 autorisant l’Institution à agir comme un opérateur économique afin de développer ses ressources propres, faire des prestations de services et de postuler aux appels d’offres publics.

Lire aussi: « DE TRÈS FORTE VALEUR AJOUTÉE » PRODUIT PAR L’UNIVERSITÉ DE KARA DANS SA MARCHE DE CONTRIBUTION ANTI-COVID.

Dans cette dynamique, l’Institution publique a déjà produit et livré plus de 25 000 litres de solutions hydroalcooliques aux hôpitaux, pharmacies et des sociétés privées dans sa lutte contre le coronavirus. Et aussi la livraison de 5000 masques à la société Cimtogo.

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« De très forte valeur ajoutée » produit par l’Université de Kara dans sa marche de contribution anti-covid.

Dans sa marche de contribution anti-covid, l’Université de Kara a produit « de très forte valeur ajoutée ».

En effet, le Professeur Komla Sanda, président de l’Université de Kara a annoncé la transformation de 500 Kg de gingembre d’une valeur de 2,5 millions FCFA en huile essentielle. Une transformation possible grâce à la mise en place d’une unité préindustrielle.

Lire aussi: TOGO/CORONAVIRUS : L’UNIVERSITÉ DE KARA ANNONCE LA MISE EN LIGNE DES COURS.

Notons que l’Institution publique dispose d’un agropole gingembre qui a connu sa validation lors de sa première phase de lancement dans le cadre du Plan National de Développement (PND).

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TOGO/ Climat des Affaires: Comment se porte le monde des affaires en cette période de Covid-19 et que fait le gouvernement pour soulager ce secteur? Sandra Jonhson donne des précisions

Entretien: Madame Sandra Johnson,
Dans une interview accordée à linterview.info , la Ministre Délégué, Coordonnateur de la Cellule Climat des Affaires au Togo donne des réponses sur la situation du Climat des Affaires au Togo.

Le Togo s’est résolument inscrit dans une dynamique de réformes visant à le positionner comme l’eldorado des investisseurs. Les multiples réformes audacieuses opérées ces dernières années, ont permis au pays de se positionner comme une référence dans le monde s’agissant de la facilité pour les entreprises de faire des affaires. Les bonnes performances du Togo dans le rapport Doing business de la Banque mondiale, qui en deux ans a fait une progression de 59 places avec 40 places au titre de 2019 soit, la plus forte progression dans le monde en deux ans, est l’exemple papable dont le pays peut s’enorguellir.

Depuis le 6 mars 2020, le Togo s’est enlisé dans une crise sanitaire qui met au ralenti cette dynamique du pays et frappe de plein fouet son économie. Comment se porte le monde des affaires en cette période de Covid-19 et que fait le gouvernement pour soulager ce secteur?

▪️linterview.info: Bonjour Madame

▪️Mme Sandra: Bonjour

▪️linterview.info: Comment se porte le climat des affaires au Togo depuis le début de la crise sanitaire ?

▪️Mme Sandra: L’environnement des affaires au Togo est en nette amélioration, en témoigne les récentes réformes opérées par notre pays ces derniers mois faisant objet d’une large diffusion et d’une communication permanente avec les professionnels des médias sur les contours ainsi que leurs avantages.
Cependant, le Togo, à l’instar d’autres pays du monde, connait la pandémie au Covid-19.
En réponse à cette pandémie sans précédent, le Gouvernement, sous l’autorité du Président de la République, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, a pris des mesures exceptionnelles de riposte, notamment la mise en place de l’état d’urgence sanitaire et l’instauration d’un couvre-feu de 20 heures à 6 heures, circonscrit plus particulièrement dans le grand Lomé, mais pas de confinement.
Ainsi, au niveau des administrations et services publics, il est instauré une journée de travail continue de 09h à 16h, durant toute la période de l’état d’urgence et du couvre-feu. Ce qui n’empêche en rien la sollicitation des services de l’administration publique.
De plus, la digitalisation de l’économie, porteuse de valeurs, créatrice d’emplois et de richesse enclenchée par le gouvernement, vient à point nommé pour répondre aux mesures de distanciation sociale instaurées, en vue de lutter contre le covid-19.
Ainsi, dans le cadre des réformes économiques et structurelles, le segment « digitalisation des procédures administratives » est effectif au niveau de certaines structures clés en contact permanent avec les opérateurs économiques telles le Guichet Unique du commerce Extérieur (GUCE), le Centre de formalité des Entreprises (CFE), le tribunal de commerce, le Guichet Foncier Unique, la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), la Compagnie d’Energie Electrique, l’administration fiscale (OTR), le port via le système douanier automatisé et la Société Togolaise des Eaux.
Ces administrations encouragent vivement les opérateurs économiques à privilégier ces canaux pour solliciter des services en limitant les déplacements.
Certes, la pandémie actuelle fait craindre un impact négatif sur le secteur, cependant le gouvernement travaille activement en vue de soutenir autant que peut se faire, le secteur pour une reprise rapide de l’activité économique.

▪️linterview.info: Que fait l’Etat dans ce secteur depuis l’Etat d’urgence pour soulager les différents acteurs ?

▪️Mme Sandra: Dans le cadre de la lutte contre cette pandémie de coronavirus, le gouvernement a pris des mesures sociales indispensables pour accompagner les dispositions sanitaires instaurées afin de renforcer la sécurité sociale des citoyens.
En effet, pour le secteur informel dont les revenus sont perturbés par les mesures prises en réponse au virus, il est initié un programme de transfert monétaire qui alloue mensuellement 12 500 FCFA aux femmes, et 10 500 FCFA aux hommes à raison de la moitié chaque quinzaine afin de subvenir aux besoins de base.
Ces mesures touchent également plusieurs secteurs vitaux dont celui de l’eau et de l’électricité.
Ainsi, en vue de favoriser l’accès à l’eau potable pour tous, indispensable à l’hygiène sanitaire, pour compter du 1er avril 2020 et, ce, pour une durée de trois mois, sur toute l’étendue du territoire national, la tranche sociale de la facturation d’eau de la Société Togolaise des Eaux (TdE), correspondant à une consommation d’eau comprise entre 0 – 10 m3, est rendue gratuite, la mise à disposition de la population de cinq mille (5000) branchements sociaux au coût réduit de 25 000 F CFA (contre 75 000 F CFA) et la gratuité de l’eau potable aux bornes fontaines sur toute l’étendue du territoire national.
Dans le secteur de l’électricité, la gratuité de la tranche sociale de la facturation d’électricité de la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET) est effective depuis le 1er avril pour une durée de 03 mois.
La tranche sociale concernée est celle correspondant à une consommation de 0 à 40 KWh et dont l’usage est exclusivement domestique.
Par ailleurs, le Togo a pris une batterie de mesures fiscales et douanières pour accompagner les opérateurs économiques dans le cadre de la lutte contre la pandémie du coronavirus.
Durement affectées, les activités d’hôtellerie et de restauration ne subiront qu’un taux d’imposition de 10%. La deuxième mesure suspend les contrôles fiscaux en cours en entreprises et les limite aux entreprises citoyennes.
L’allègement de la charge fiscale pour les entreprises passera également par la suspension des pénalités de retard pour les impôts qui arrivent à échéance au cours du deuxième trimestre et la revue des pénalités au profit des entreprises qui ont subi des contrôles fiscaux.
Un accompagnement sera proposé aux entreprises individuelles qui se trouveraient dans l’impossibilité de déposer leurs états financiers dans les délais prévus au 31 mars 2020 et aux entreprises sociétaires qui ne pourraient pas exécuter cette obligation fiscale au 30 avril prochain.
Le gouvernement, via l’Office Togolais des Recettes (OTR), procédera à un allègement des actions en recouvrement en général et en particulier, envers les PME/PMI.
Cet allègement fiscal va s’effectuer à travers l’octroi des plans de règlement échelonné à la demande et une flexibilité dans la gestion des restes à recouvrer auprès des contribuables en général et plus particulièrement ceux des PME/PMI.
A la Caisse Nationale de Sécurité Sociale, ces mesures vont de la suspension des calculs de majorations de retard aux remises exceptionnelles de majoration de retard sur les arriérés suivant des modalités.
La première mesure exceptionnelle suspend le calcul des majorations de retard sur le paiement des cotisations sociales des mois d’avril à juillet pour les employeurs.
La deuxième stipule que toutes les entreprises qui s’engageront à payer leur cotisation sociale jusqu’au 31 octobre 2020, bénéficieront de la réduction de la majoration de retard comme suit : 100% pour le secteur informel, 75% pour les PME/PMI et 50% pour les grandes entreprises, hormis hôtellerie, restaurants, débits de boissons établissement scolaire, établissements hospitaliers et pharmacies.

Lire aussi: TOGO/CORONAVIRUS : DES MESURES D’ACCOMPAGNEMENT FISCALES POUR ACCOMPAGNER LES ENTREPRISES.

linterview.info: Comment appréhendez-vous le monde des affaires au Togo après la crise ?

Mme Sandra: Cette pandémie aura des conséquences à l’échelle mondiale qu’il est pour le moment impossible d’évaluer et par conséquent, un impact négatif sur l’économie locale. A cet effet, face à la conjoncture liée à cette pandémie du coronavirus, l’on assiste à une réduction du PIB de plus de 3 points pour une prévision de 5,3% de croissance en 2020.
Les PME/PMI ont été pour la plupart surprises par cette situation imprévisible qui a de facto, mis en mal toutes les prévisions de l’année 2020.
Néanmoins, pour relancer l’économie, les mesures concrètes prises par le gouvernement et d’autres en cours de finalisation pour soutenir le secteur privé, permettront non seulement d’amortir les chocs mais aussi d’anticiper sur les risques d’aggravation au cas où la pandémie va perdurer.
Le monde des affaires, pour sa part, risque de connaître une reprise timide si la crise perdure. Cependant, la sortie de la crise pourra également être profitable à certains secteurs si nous arrivons à transformer les difficultés présentes en opportunités… Certains secteurs en sortiront gagnant même si d’autres auront besoin d’un soutien substantiel des institutions financières….
Nous allons parallèlement à cela, accentuer les réformes économiques et sociales ainsi que l’écoute permanente vis à vis du secteur privé qui reste l’acteur clé et donc le moteur de la croissance…

linterview.info: Avez-vous un message à passer à tous les opérateurs économiques en cette période difficile ?

Mme Sandra: Notre pays, sous le leadership du Président de la République, a entrepris des réformes structurelles expliquant son environnement économique actuel …
Mieux, il a réitéré son ferme engagement à maintenir le cap des réformes surtout celles en faveur du secteur privé pour une mise en œuvre réussie de notre PND qui naturellement, doit connaître une actualisation au regard de l’impact qu’engendrera la crise sanitaire actuelle sur l’économie.
Cependant, des instructions fermes ont été données pour accompagner le secteur privé dans son ensemble en analysant les problèmes au cas par cas à la satisfaction de tous…. Notons que la crise n’est pas vécue de la même manière par les opérateurs économiques… Les opérateurs du secteur des transports comme ceux du tourisme par exemple seront les plus exposés et viendront ensuite les autres d’où l’approche pragmatique des plus hautes autorités.
Je voudrais pour finir, lancer un appel à tous les partenaires société civile, comme secteur privé à rester ferme pour que dans un élan de solidarité et avec l’accompagnement du gouvernement, nous puissions rapidement tourner cette page et relancer notre économie.

Source : linterview.info

Togo : Le Togo veut lever 35 milliards sur le marché sous régional.

Déjà assorti d’une réussite dans sa première levée de fond de 20 milliards il y a quelques semaines, l’Etat togolais lance un appel à 35 milliards cette fois ci.

Ainsi l’émission simultané des Obligations Assimilables du Trésor (OAT) d’un nominal de 10000 FCFA valable jusqu’au 08 mai prochain. Avec d’une part pour une maturité de 3 ans et d’autres part pour 5 ans leur taux d’intérêts sont respectivement de 6,15 et 6,40 annuels.

Par ailleurs les titres souscrits pourront être considérés à partir du 11 mai afin de produire des intérêts. Notons que les OAT ont pour échéances respectives le 16 mars 2023 et le 02 mars 2025.

Togo : STANDARD & POORS donne des statistiques encourageantes sur l’économie du pays.

Dans une nouvelle actualisation ce vendredi 24 Avril l’agence de notation Standard&Poors donne une note sur le profil de crédit du Togo« Les effets négatifs importants de la pandémie du COVID-19 auront de fortes répercussions sur l’économie et les finances publiques en 2020. Néanmoins, les solides performances économiques du pays et l’assainissement budgétaire des dernières années devraient contribuer à une reprise économique rapide dès l’année prochaine »

Bien que dépendant de l’économie mondiale, l’économie togolaise retrouvera assez rapidement sa stabilité malgré la crise. Elle garde ses notations à B/B avec des perspectives stables, et écarte, à demi-teinte, le scénario catastrophe.

Lire aussi : TOGO/CLIMAT DES AFFAIRES : DÉLAI MAXIMAL DE DÉLIVRANCE DES MUTATIONS TOTALES À 6 HEURES.

La reprise des activités sera faibles en formes de U  partir du second semestre. ET rejoignant le Fonds monétaire Internationale l’agence prévoit une chute 1% de croissance sur l’année « Nos projections économiques sont toutefois incertaines, car elles dépendent de la façon dont la pandémie évolue. L’importante économie informelle, non prise en compte dans les données officielles, fait également que l’impact économique est particulièrement difficile à estimer ».

Elle trouve en outre que l’appartenance du Togo à l’UEMOA est primordiale dans la stabilisation rapide de l’économie du pays.

Togo : Affaire Lumen Microfinance vers une approche de solution.

Invités à apporter les preuves de leurs créances, les clients de la  CEC Lumen pourront à la fin de la crise sanitaire du coronavirus se justifier.

C’est donc par le biais du liquidateur Michel Folly Kuevidjin qu’ils ont été mis au courant. A la suite du retrait de son agrément et de sa radiation du registre des microfinances pour manquements graves aux dispositions applicables, les créanciers de Lumen Microfinance ou leurs ayants-droits devraient produire avec preuves à l’appui (pour vérification) leurs créances.

Des annonces légales de liquidation de la Caisse d’Epargne et de Crédit (CEC) Lumen  ont été prévues dans les journaux et sur les ondes de certaines radios.

Les clients et membres créanciers de la Caisse d’Epargne et de Crédit Lumen seront invités à produire l’état de leurs créances et leurs pièces justificatives, à la fin de la crise sanitaire liée au Covid-19.

Le liquidateur Michel Folly Kuevidjin les encourage à être patients jusqu’au dénouement de cette crise sanitaire.

A la suite du retrait de son agrément et de sa radiation du registre des microfinances pour manquements graves aux dispositions applicables, les créanciers de Lumen Microfinance ou leurs ayants-droits devraient produire avec preuves à l’appui (pour vérification) leurs créances.

N’étant pas en mesure de s’organiser en ces temps de restriction sanitaire face au covid 19, Mr Kuevidjin affirme je cite : « nous ne pouvons pas mettre à disposition un cadre approprié pour recevoir les créances des déposants ou épargnants et des créanciers ».

Des numéros seront prochainement communiqués pour ceux qui voudraient avoir plus d’informations.

UEMOA/Coronavirus : Visioconférence, les Chefs d’Etats suspendent les critères de convergences.

Lors d’une visioconférence entre les Chefs d’Etats hier 27 avril 2020, le pacte de convergence, de stabilité, de croissance et de solidarité de l’Uemoa mis en place depuis 2015  est suspendu.

Il s’agit d’une harmonisation des indicateurs macroéconomiques fin 2019. En effet, ce pacte imposait, un taux d’inflation annuel moyen à 3%, et des plafonnements, dès le 1er janvier 2020, du déficit budgétaire de chaque Etat à 3% de son PIB et du ratio d’endettement à 70%. A ces critères de convergence de premier rang s’ajoutaient une masse salariale contrainte à rester sous la barre des 35% des recettes fiscales, et un ratio de pression fiscale supérieure à 20%, alors que, frappée par le Covid-19 l’activité économique connait un ralentissement dans le monde entier.

En clair, ce sont ces critères de convergence qui seront mis en veilleuse, alors que la situation macroéconomique de l’Union devrait connaître une dégradation sensible avec notamment un taux de croissance moyen qui ressortirait à 2,7%, soit une réduction de près de quatre points de pourcentage par rapport à la prévision initiale de 6,6%.

Selon les Chefs d’Etat, les ressources financières nécessaires pour faire face aux besoins en équipements sanitaires, assurer une mise en œuvre effective des mesures sociales et relancer l’activité économique, sont évaluées à 5 284,9 Milliards FCFA.  Un montant dont la mobilisation pourrait creuser le déficit budgétaire dons compris de la zone, à 5,5% du PIB contre 2,7% initialement prévu.