Consommer local: un Togolais produit du couscous à base des céréales locales

Consommer local: un Togolais produit du couscous à base des céréales locales

« BANZAÏ », c’est le nom que Tinaya Atali, gestionnaire de projet de formation et passionné par le secteur agroalimentaire a donné à son couscous made in Togo. Le nom est tiré de la langue Tèm parlée dans la région centrale du Togo.

En effet, « BANZAÏ », est une innovation qui vient mettre en valeur encore une fois les produits du 228. Il est fait localement à base des céréales locales notamment le maïs jaune, le riz, le haricot et le Voanjo.

« Durant mon séjour au Maroc, j’ai visité les fermes qui fabriquent le couscous traditionnellement à partir du blé et le déclic est venu qu’on peut faire la même chose au Togo », a déclaré le concepteur.

Il précise que l’expérience marocaine a montré qu’à chaque fois que les gens prenaient le couscous, ils l’accompagnaient du thé, car expliquent-ils, le couscous à base du blé, contenait du gluten (graisse), pas très bon pour la santé.

Ainsi, le challenge pour Tinaya était d’arriver à mettre au point un couscous sans gluten et après des travaux de recherches, il a finalement lancé sa marque de couscous sans gluten, sous le label Banzai

« C’est un couscous 100 % togolais et sans gluten fait à partir du maïs jaune, le riz et du voanjou. Le riz donne une bonne texture aux trois autres céréales qui ont permis de mettre en place cet aliment », raconte le promoteur.

BANZAÏ est aujourd’hui disponible sur le marché dans plusieurs supermarchés de Lomé. Tinaya Atali projette fabriquer très prochainement le spaghetti (pâte alimentaire) à partir des mêmes produits agricoles locaux.

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Que faire face à la pourriture des fruits ? Kangni Kodjo Djiwonou a opté pour la transformation de ces fruits en vin labellisé Krina, une des premières marques de vin fruité au Togo.

Spécialisé dans la transformation des fruits comme la pastèque, l’orange, le melon et l’ananas en vin fruité, ce produit 100% made in Togo lui avait valu en 2016, le premier prix du concours pépite d’or.

« Chaque fois que j’allais au marché, les bonnes dames se lamentaient toujours par rapport à la pourriture des fruits. J’ai donc décidé d’aider ces dames pour pouvoir écouler leurs produits. C’est ainsi que j’ai commencé par faire des compositions pour voir ce que ça va donner et à la fin j’ai obtenu un goût de vigne », détaille –t-il à agridigitale.

« Aujourd’hui, je suis très heureux de ce choix. Parce que non seulement nous aidons ces bonnes dames à écouler leurs marchandises et à étancher la soif des gens mais aussi et surtout, nous réglons les problèmes des couples parce que la pastèque, riche en lycopène, stimule l’appétit sexuel », ajoute –t-il.

Face à la demande de plus en plus croissante, le jeune promoteur a besoin des équipements modernes pour pouvoir sortir de l’artisanat et aller vers une unité semi-industrielle.

« Pour passer en échelle, il nous faut un pasteurisateur de 500 litres, un curseur en inox, des capsuleuses professionnelles. Au niveau de l’emballage, nous faisons du recyclé. Si nous pouvons sortir du pays pour commander des bouteilles neuves, ça permettra de diminuer aussi le coût de production. Tous ces besoins tournent au tour de 50 millions F.cfa », indique-t-il.

Source : Agridigitale

Personnalité de la Semaine : Elisabeth Essodolom PALI-TCHALLA

 «Il faut être courageuse, patiente et persévérante dans tout ce que l’on entreprend»

Femme d’affaires exceptionnelle, officier de l’ordre du Mono, présidente de la Filière Karité du Togo et Présidente de la Fondation SOIF, Mme Elisabeth Essodolom PALI-TCHALLA parle de son parcours et ses projets dans une interview qu’elle a accordé à l’équipe de Dagan Magazine, qui met en lumière les femmes remarquables. Lire ci-dessous certaines de ses réalisations.

 Journaliste : Qui est Elisabeth PALI-TCHALLA ?

Elisabeth PALI-TCHALLA : Je m’appelle Elisabeth Essodolom revendeuses de pagne à Kara.\nDM : Pali-Tchalla. Mon prénom kabyè Essodolom veut dire ‘’Dieu ne m’a pas oubliée’’. Je suis née à Kara. Je suis Directrice de Société, Présidente de la Filière Karité du Togo (FIKATO), présidente de l’interprofession karité du Togo et Présidente de la Fondation SOIF.

Parlez-nous brièvement de l’évolution de votre carrière professionnelle

Il faut dire que ce n’était pas facile. Nos salaires, celui de mon mari et le mien, ne suffisaient pas pour faire face aux charges de la famille. Nous avions trois enfants à l’époque. Mon mari est donc reparti faire des études dans le domaine bancaire en France. De mon côté, j’ai commencé par faire des petits commerces tout en exerçant mon métier de sage-femme. Ce sont ces petits commerces qui m’ont permis de trouver un créneau que j’ai fait fructifier, avec l’aide de mon mari, pour créer par la suite la boutique de cosmétiques Esthetica 2000.

Présidente de la filière karité du Togo, pionnière dans ce domaine, racontez-nous vos débuts. Comment arrive-t-on à cette responsabilité ?

Avant de répondre à votre question il faut que vous connaître la valeur du karité dans le monde entier. Le beurre de karité est largement utilisé dans l’industrie du chocolat, de la cosmétique et dans la pharmacie. Vous comprenez donc que ce secteur est en pleine expansion. Il y a quelques années, les amandes des fruits de l’arbre à karité collectées par des femmes rurales et transformées en beurre ne servaient que dans l’alimentation, la beauté et les rituels. Aujourd’hui, le karité et ses dérivées occupent une place de choix au plan économique. De nos jours, la demande en beurre de karité en provenance de l’Afrique de l’Ouest a augmenté de près de 1 200% au cours de la dernière décennie. Le produit est prisé dans le monde entier et surtout aux Etats-Unis. Depuis plus de 20 ans à travers la Fondation SOIF qui appuie les initiatives féminines, je me suis rendu compte qu’il y avait des milliers de femmes surtout dans la région septentrionale de notre pays, qui vivent des activités liées au karité. J’ai alors senti la nécessité de les réorganiser pour qu’elles puissent aller vers leur propre autonomisation et sortir de la pauvreté. C’est ainsi que je les ai organisées d’abord en groupements, après en sociétés coopératives selon l’acte uniforme de l’OHADA, ensuite en unions régionales et enfin en faitière nationale qu’est la FIKATO COOP CA. Vous comprenez donc que ce fut un très long processus avant que nous n’ayons aujourd’hui une interprofession qui regroupe tous les maillons du secteur karité. Mon principal objectif, c’est qu’à travers le karité nous puissions aider nos sœurs surtout dans les hameaux les plus reculés à sortir de la pauvreté. C’est à cela que je consacre toutes mes forces comme je l’ai toujours fait à travers la fondation SOIF. Je voudrais saisir cette occasion pour rendre un vibrant hommage à son Excellence Monsieur le Président de la République Faure GNASSINGBE qui a fait de la lutte contre la pauvreté son cheval de bataille et ne ménage aucun effort pour aider les femmes rurales à gagner le pari de leur propre autonomisation. Il me parait également important d’en appeler à la mobilisation de tous les partenaires nationaux et internationaux afin de soutenir les initiatives des femmes dans le domaine du karité, par exemple en finançant l’installation des unités de transformation pour ces femmes.

Comme vous venez de le souligner, la filière karité est peu connue au Togo. Quelles sont les réelles opportunités que les jeunes dames peuvent y trouver?

Je me félicite d’une chose, c’est que grâce à Dieu nous avons pu réussir la réorganisation de toute la filière karité au Togo. Dans toutes les zones productrices du karité, nous avons des sociétés coopératives des acteurs du karité dument formées et immatriculées par le gouvernement togolais. Et comme je vous l’ai souligné, chaque région a son union régionale et au niveau national nous avons une faitière nationale, la Fédération Inclusive du Karité du Togo (FIKATO COOP CA) régie par l’acte uniforme de l’OHADA. En plus de toute cette nomenclature, le Togo dispose depuis le 27 novembre 2019 d’une interprofession de tous les acteurs du karité que j’ai l’honneur de présider. Tous ces regroupements que je viens de citer sont ouverts et peuvent accueillir selon les textes tous ceux qui veulent y adhérer, à conditions qu’ils remplissent les conditions énumérées par les statuts. C’est en étant ensemble qu’on est plus fort et qu’on va plus loin. Je pense qu’il est important que tous ceux qui interviennent sur toute la chaîne de valeur conjuguent leurs énergies pour que la filière karité joue sa partition dans la mise en œuvre du Plan National de Développement. Comme dans tous les domaines, il y a toujours des opportunités mais le plus important c’est de savoir quand et comment les saisir. Le marché international du karité est en plein essor. Face à la pauvreté et au manque d’emplois pour les jeunes, entreprendre dans le secteur karité peut être une solution. Nous avons des milliers de femmes qui vivent directement des revenus tirés du commerce du karité. Mais l’envie de se lancer dans le karité ne doit pas occulter les exigences qui y sont associées. C’est un domaine qui répond aux normes internationales notamment en matière de qualité. Avant de s’y lancer et rêver d’atteindre le marché international, il est important qu’on soit à même de respecter ces normes.

Grace à vous le Togo aura l’honneur d’abriter en Avril 2020 la 13ème Conférence Internationale annuelle du karité. Quels sont les enjeux et défis de cette rencontre ?

Notre pays se prépare pour abriter la 13ème Conférence internationale annuelle du karité du 06 au 08 Avril 2020 à Lomé. C’est un événement historique pour notre pays parce que le Togo ne l’avait jamais accueilli auparavant. Il a fallu environ trois années de tractations et un bon dossier de candidature que nous avons soumis à l’Alliance Globale du Karité, AGK qui l’a bien heureusement validé. On ne peut que s’en féliciter car c’est notre pays qui est honoré. Cet événement international coorganisé par l’AGK et la Filière Karité du Togo, FIKATO va réunir dans la capitale togolaise plus de 500 parties prenantes du monde entier autour du thème : KARITE 2020, créer l’industrie de demain. Les participants sont composés de groupements de femmes, des petites et moyennes entreprises, des organisations à but non lucratif, des partenaires au développement, des fournisseurs internationaux de grandes marques de l’industrie cosmétique et alimentaire américains, européens et africains. Vous savez que le Togo vient de se doter pour la première fois d’une interprofession dans la filière karité, c’est pour nous une excellente occasion de montrer au monde entier nos potentialité en matière de karité et cette conférence va insuffler une nouvelle dynamique à la filière. L’autre défi que nous entendons relever c’est qu’au cours de cette conférence, toutes les parties réfléchissent sur la nécessité d’adopter une charte afin de protéger l’arbre à karité. Aujourd’hui cette espèce que nous considérons comme une manne du ciel est dangereusement menacée. Si nous ne prenons pas garde, il sera difficile pour les générations à venir d’en profiter. C’est pourquoi depuis quelques années, nous discutons plutôt de la durabilité dans le karité. Il est important que toutes les parties jouent leur partition pour que nous puissions sauver nos parcs à karité qui subissent aussi les affres des changements climatiques.

A part cette distinction, quelles sont les autres dont vous avez été honorée ?

La plus grande distinction dont je me félicite, est celle qui a fait de moi officier de l’ordre du Mono, une distinction nationale de la République Togolaise. Je voudrais remercier le Chef de l’Etat, Son Excellence Faure Essozimna GNASSINGBE pour cet honneur qu’il m’a fait en m’élevant à ce rang. Vous savez, cette distinction est accordée à ceux qui sont reconnus comme ayant rendu service à la nation. C’est pour moi une grande fierté. Je me réjouis d’apporter ma petite pierre à l’édifice national.

Votre mot de fin ?

Je voudrais rendre grâce à Dieu qui ne m’a jamais oubliée. Il a su mettre sur ma route des personnes exceptionnelles et uniques à mes yeux que je n’oublierai jamais et qui ont fait de moi la femme que je suis aujourd’hui.

Source : Daganmag.com

Entrepreneuriat sur #Actusalade : Zoom sur Tane Cherita Kalepe

 Tane Cherita Kalepe après son diplôme, rêvait travailler dans une grande agence de communication. L’attente fut si longue au point où en 2018, elle a finalement opté se mettre à son propre compte.

Avec le soutien de sa mère, elle met sur le marché local, du piment noir en bouteille sous le label Tane’s kitchen. 

« Avec ce piment noir au goût très délicieux, lorsque vous rentrez tard et fatigué, vous n’avez qu’à mettre votre riz, votre igname ou tout ce que vous voulez au feu et le tour est joué. Ça accompagne tous les repas, » tente de persuader la jeune promotrice à agridigitale.

Elle précise que le « piment noir fait maison contient des épices, du poisson ou de la viande pour faciliter la tâche à tous ».

Les réflexes du bon communicant

Rien ne se perd vraiment. Avec les prérequis en communication et marketing, Tane ne lésine pas sur les moyens pour rendre plus visible son piment. 

De bureau en bureau, suivi de bouche à oreille et du matraquage sur les réseaux sociaux (WhatsApp, Facebook, Instagram), elle s’est imposée dans ce secteur et monte doucement à l’échelle.

Parti du piment noir, elle a diversifié ses offres vis-à-vis de la clientèle.

« Aujourd’hui, Tane’s kitchen est également dans le service traiteur avec un accent particulier sur les mets locaux (sauce tomate; sauce arachides, graine et de gombo; adèmè; gboma, etc.) accompagnées du riz; du foufou ; la pâte ;  Akpan; Ablo. Les cocktails de jus de fruits y sont aussi proposés », souligne –t-elle.

Elle ne regrette plus rien et partage ses connaissances à travers des formations individuelles et publiques aux femmes de sa génération qui désirent aussi apprendre.

Ceux qui voyagent souvent mais s’adaptent difficilement aux nouveaux goûts culinaires de leur lieu de destination, ce piment noir est enfin devenu leur meilleur compagnon.

Source : Agridigitale

Togo : La foire des jeunes entrepreneurs Adjafi se tiendra du 20 Août au 06 septembre 2020.

Cette foire est une initiative de jeunes entrepreneurs et se déroule chaque année. Deux cent vingt (220) stands seront mis à la disposition des exposants et les inscriptions ont d’ores et déjà été ouvertes.


Il est à noter que le gouvernement dans sa politique d’accompagnement des jeunes entrepreneurs, appui cet évènement par le billais du FAIEJ.

Pour rappel, ce sera pour la neuvième fois consécutives que cette foire au lieu.

Gervais Koffi Djondo, un parcours professionnel bien rempli.

Gervais Koffi Djondo Gbondjidè est née le 04 juin 1934, au Togo, près de la frontière béninoise. Il est bien rempli de parcours professionnel.

Dans les années 1950, il est expert-comptable pour le compte de la régie des chemins de fer du Niger, à Niamey. Il rejoint ensuite Sotra, où il s’implique au sein du syndicat CFTC pour améliorer les conditions de travail et de vie des travailleurs nigériens. Gervais Koffi Djondo se rend ensuite à Paris pour étudier à l’Ecole nationale de la France d’outre-mer, avant de repartir au Togo en 1964 ; il y est responsable de la caisse nationale de sécurité sociale, puis cumule ce rôle avec celui de préfet de Lomé.

Au milieu des années 1970, il rejoint la branche togolaise de Scoa en tant que directeur général, avant de devenir président de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo en 1975, puis ministre de l’Industrie et des Sociétés d’État, après sa nomination en 1984 au gouvernement par le feu Gnassingbé Eyadema. Il prend ensuite la tête de la Fédération des chambres de commerce de l’Afrique de l’Ouest, où il rencontre Adeyemi Lawson, dirigeant de la chambre de commerce du Nigeria. Les deux hommes co-fondent Ecobank en 1985 à Lomé, après un an de péripéties.

À la suite de diverses sollicitations, Koffi Djondo monte un projet de compagnie aérienne panafricaine, qui voit le jour en 2010 : il s’agit d’Asky, dont il est président du conseil d’administration.

En 2017, lors de la réception de son prix AfroChampions, il lance un système de « bourses Djondo » destinées à aider de jeunes entrepreneurs africains.

Il sort il y a quelques mois un livre intitulé « l’Afrique d’Abord ». Un ouvrage préfacé par Donald Kaberuka, président de la Banque Africaine de Développement(BAD) et d’Arnold Ekpe, Directeur Général d’Ecobank Transnational Incorporated(E.T.I)

Plusieurs prix et distinctions couronne la vie de l’ancien ministre et entrepreneur togolais notamment :

  • 2012 : Commandeur de l’ordre national du Bénin
  • 2013 : Lifetime Achievement Award de l’ONU
  • 2014 : Meilleur entreprise africaine de l’année pour ASky au Africa CEO Forum
  • 2015 : Nommé dans la liste des « 100 qui ont fait bouger l’Afrique en 2015 » par Financial Afrik
  • 2016 : Nommé dans la liste des « 100 qui transforment l’Afrique en 2016 » par Financial Afrik
  • 2016 : Prix de la créativité et de l’excellence des African Achievers Awards
  • 2017 : Prix spécial de l’Initiative AfroChampions