Santé

Covid-19 : inquiétudes autour des campagnes de vaccination

VACCINATION

Les campagnes de vaccination pour enfants sont menacées à travers le monde. C’est l’une des conséquences de la Covid-19, selon deux agences de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Celles-ci viennent de tirer la sonnette d’alarme sur ce fait. Les raisons motivant cette situation en Afrique notamment ont été détaillées par le Docteur Richard Mihigo, coordinateur des programmes d’immunisation et de vaccination pour l’OMS.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (Unicef) ont attiré l’attention sur les perturbations subies par les campagnes de vaccination surtout en Afrique. Les deux agences onusiennes estiment que le nombre élevé d’enfants susceptibles de ne pas être vaccinés courant 2020 pourrait doubler.

Agir pour éviter le pire  

Une étude réalisée conjointement en juin dernier par l’OMS, l’UNICEF et l’Alliance pour le Vaccin (GAVI), révèle que la pandémie du coronavirus a eu des répercussions sur les campagnes de vaccination dans les trois-quarts de 82 pays.

Principalement, le rapport s’inquiète de la baisse de vaccination DTP3 (diphtérie, tétanos et coqueluche) et de la rougeole sur les quatre premiers mois de l’année 2020. Ainsi, une trentaine de campagnes de vaccination contre la rougeole sont actuellement menacées à travers le monde, précisent les deux agences.

En effet, la Covid-19 est venue accentuer, d’une façon alarmante, la baisse du nombre d’enfants vaccinés dans le monde qui « stagnait » déjà depuis dix ans. « Fin 2019, le taux de vaccination DTP3 et rougeole stagnait déjà à 85%, avec 14 millions d’enfants non vaccinés par an, essentiellement en Afrique », ont tenu à rappeler l’OMS et l’Unicef.

Pour le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, les vaccins sont l’un des outils les plus puissants de l’histoire de la santé, et plus d’enfants que jamais sont désormais immunisés. « Mais la pandémie menace ces progrès », a-t-il souligné, tout en appelant les pays à assurer la poursuite de leur politique d’immunisation.

Les raisons dudit recul

Les principales causes de la perturbation des vaccinations sont les restrictions entraînées par la pandémie, des difficultés de transport, ou encore de la peur d’être contaminé.

En effet, les pays ont pris des mesures de restrictions importantes, à l’annonce des premiers cas de coronavirus. Cela avait fortement fait chuté la fréquentation des structures sanitaires pour les activités préventives comme curatives. C’est l’explication donnée par Richard Mihigo, coordinateur des programmes d’immunisation et de vaccination pour l’OMS en Afrique.

D’après le Docteur Richard, c’est cette situation combinée à l’appréhension des parents à emmener leurs enfants dans les structures sanitaires, qui a fait qu’un grand nombre d’enfants n’ont pas pu bénéficier des services de routines traditionnelles.

Un autre élément important, a indiqué le spécialiste, est l’annulation de toutes les campagnes et activités de vaccinations supplémentaires, qui étaient planifiées. « Tout cela expose les enfants », a-t-il déploré.

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