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COVID19 : Les conséquences de la crise sur les activités aéroportuaires sont assez palpables

COVID19 Les conséquences de la crise sur les activités aéroportuaires sont assez palpables

Les pays du monde traversent depuis le début de l’année 2020 une crise sanitaire provoquée par la  pandémie du nouveau coronavirus (COVID 19). Aucun secteur d’activités n’est épargné par cette crise. Tous sont touchés à l’instar de l’aéroportuaire qui a vu ses activités tournées non seulement au ralenti mais surtout à l’arrêt.

Dans le cadre de la riposte contre la pandémie, plusieurs Etats que ce soit africains ou européens ont fermé leurs frontières aériennes. C’est le cas de la France, de l’Espagne et des Etats-Unis. En Afrique, au total trente-deux pays ont suspendu, entre fin mars et début avril 2020, les activités aéroportuaires, d’après un décompte établi par le Centre africain de prévention et de lutte contre les maladies (CDC-Afrique). Au Togo, le gouvernement avait suspendu le 20 mars dernier pour deux semaines plusieurs vols de l’Aéroport International Gnassingbé Eyadéma.

Toutes ces mesures restrictives ont considérablement fait diminuer les chiffres d’affaires des compagnies aériennes. D’ailleurs, leurs revenues ont chuté de 8,103 milliards de dollars en 2020, soit une baisse de 68% par rapport à 2019. C’est ce qu’a révélé l’Association des Compagnies Africaines (AFRAA). L’institution regroupant 45 compagnies africaines a fait constater dans un webinaire tenu le 29 mai dernier que plus de « 95% de la flotte africaine est clouée au sol depuis l’entrée en vigueur des restrictions de voyage en mars ; la capacité a, par ailleurs, baissé de 77,7% en avril puis 90% en mai ».

Compte tenu de l’importance du secteur, il est évident que ces manques à gagner qu’enregistrent ces compagnies impactent négativement l’économie africaine.

Aussi, les emplois sont menacés et un avenir incertain pour les entreprises du secteur notamment les prestataires de services, les agences de voyages ou de ventes de billets. L’arrêt des vols ou le ralentissement des activités entrainent déjà des chômages techniques. Puisque sans vols, pas de travail.

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Depuis courant mai, les mesures de protection entre autres le respect de la distanciation entre les passagers ou encore le port des bavettes sont en train d’être envisagées par les compagnies pour la reprise des activités aéroportuaires.

Cependant, les compagnies aériennes arriveront-elles à se remettre ? Le secrétaire général de l’AFRAA, Abderahmane Berthé, a émis l’hypothèse selon laquelle 70% des activités aériennes pourront reprendre en dernier trimestre 2020. Toutefois, il relève le fait que cela dépende des décisions qui vont être prises par les différents Etats par rapport aux ouvertures des frontières aériennes.

En début de la crise, Abderahmane Berthé avait invité les dirigeants et institutions financières internationales à soutenir les compagnies aériennes. Pour lui, il est nécessaire que les bailleurs offrent des prêts à des taux préférentiels aux compagnies qui survivront.

Christelle A.

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