Alphabétisation au Togo

Togo/Alphabétisation : des résultats significatifs depuis 2011 grâce aux réformes entreprises par les autorités

L’alphabétisation est définie comme le fait de savoir lire et écrire une phrase dans une langue quelconque. Elle se rapporte généralement aux individus âgés de 15 ans ou plus d’une population donnée. Au Togo, les réformes dans le secteur de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle ont permis d’enregistrer des progrès significatifs.

L’alphabétisation est considérée comme l’un des piliers majeurs du développement. Des efforts consentis par le gouvernement ont permis d’accroitre le taux alphabétisation depuis 2011.

L’Etat des lieux sur alphabétisation : résultats d’enquêtes

Au Togo, selon l’enquête MICS 2011, l’analphabétisme touche environ 43,3 % de jeunes et d’adultes de 15 à 44 ans soit 977 000 personnes, dont plus des deux-tiers sont des femmes (670 000). Ce taux d’analphabétisme se traduisait par un écart sensible allant de 18,5% pour Lomé à 67,2% pour la région des Savanes, 44,7% pour les Plateaux et la Centrale et 45,9% pour la Kara.

Les résultats issus de l’enquête Quibb 2015 présentent un taux d’alphabétisation de 63,3% contre 60,3% en 2011, soit un accroissement de 03 points.

Une enquête par grappes à indicateurs multiples, sixième édition (MICS6) réalisée en 2017, a montré que 71,8% des hommes de 15 à 49 ans sont alphabétisés contre 46,1% des femmes de la même tranche d’âge.

Au niveau national, le taux dalphabétisation était de 76,7% pour les hommes et 51% pour les femmes. S’agissant des jeunes âgés de 15 à 24 ans, les résultats de l’enquête ont indiqué un taux de 84,1% pour les hommes contre 66% pour les femmes.

La comparaison de ces différents résultats issus des enquêtes montre que le taux d’alphabétisation s’est accru. Ceci grâce aux efforts du gouvernement.

Les mécanismes nationaux mis en place

Le Togo s’est engagé dans la lutte contre l’analphabétisme des adultes depuis bientôt cinq décennies. Plus concrètement, l’Etat se charge de l’élaboration des politiques, des programmes et des projets ; de l’orientation des actions, du suivi et de l’évaluation des actions sur le terrain. En témoigne la stratégie nationale de l’alphabétisation et de l’éducation non-formelle qui a été adoptée en 2013.

Cette stratégie prévoie de rabaisser le taux de 43% en 2010 à 16% en 2025 et le pourcentage de la prise en charge des enfants de 09 à 14 ans exclus du système de 0% en 2013 à 25% en 2025.

En 2017, une subvention spéciale de 100 millions de francs CFA a été allouée au sous-secteur de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle. On peut citer, entre autres, le Projet d’appui à l’alphabétisation fonctionnelle des femmes (PAAFF), le programme de renforcement de capacités pour l’amélioration de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle (Cap EFA), et le volet alphabétisation du Projet éducation et renforcement institutionnel (Péri).

Les ressources publiques consacrées au secteur de l’éducation s’élevaient à 174 milliards de francs CFA en 2019 contre 25 milliards en 2005. Aujourd’hui pour relever les nouveaux défis, l’Etat a opté pour la contractualisation.