Etats- Unis / Violence au Capitole : Twitter et Facebook bloquent les comptes de Donald Trump

Etats-Unis / Violence au Capitole : Twitter et Facebook bloquent les comptes de Donald Trump

Les comptes Twitter et Facebook de Donald Trump ont été temporairement bloqués par lesdites plateformes, ce mercredi 06 janvier 2021. Considérant que l’invasion du Capitole et les violences qui ont émaillé cette manifestation Pro-Trump sont imputables à ce dernier, la réaction de ces deux plateformes sociales ne s’est pas faite attendre.

En effet, Donald Trump avait prévenu qu’il tenterait d’empêcher le Congrès de certifier officiellement mercredi la victoire de Joe Biden. En raison de son refus d’accepter les résultats donnant le démocrate victorieux, certains de ses partisans ont envahi le Congrès pillant tout sur leur passage.

N’ayant que faire des messages de Trump appelant à la manifestation, Twitter a retiré trois tweets du président, dont une vidéo où il parlait à ses manifestants, déclarant que l’élection leur avait été « volée ». Conséquence, pendant douze heures, le compte aux 88 millions d’abonnés restera bloqué.

Dans la foulée, Facebook également n’a pas été du reste. Suspendant le compte du Chef d’Etat pour 24 heures, cette plateforme a également retiré une vidéo virale du président qui comme d’ordinaire attisait la violence, a expliqué mercredi, un des vice-présidents de Facebook, chargé de l’intégrité.

Etats-Unis / Violences à Washington : de Jimmy Carter à Barack Obama voici les principales réactions des anciens présidents sur l’attitude de Donald Trump

Etats-Unis / Violences à Washington : de Jimmy Carter à Barack Obama voici les principales réactions des anciens présidents sur l’attitude de Donald Trump

Les anciens présidents des États-Unis ont tous condamné le rôle de Donald Trump dans l’épisode des violences au Capitole à Washington. Qualifiées de « Honteuses », « choquantes », « préoccupantes », les violences au soir du mercredi à Washington, avec l’irruption de manifestants pro-Trump au Capitole, ont été condamnées par la plupart des dirigeants mondiaux. Dénonçant une « attaque contre la démocratie », ceux-ci ont par ailleurs appelé au respect du résultat de l’élection présidentielle américaine du 03 novembre 2020.

Les ex-présidents américains dans leur totalité, de Jimmy Carter à Barack Obama, ont fermement condamné les événements, qualifiés de « honte », de « tragédie », tout en dénonçant l’attitude de Donald Trump, accusé d’avoir « allumé la mèche » insurrectionnelle. 

« L’Histoire se souviendra des violences aujourd’hui au Capitole, encouragées par un président qui a menti sans relâche sur l’issue d’une élection, comme d’un moment de déshonneur et de honte pour notre pays », a jugé Barack Obama dans un communiqué. « Mais on ne regarderait pas la vérité en face si on considérait cet événement comme une surprise totale », a-t-il ajouté, dénonçant le « crescendo violent » des derniers mois, alimenté par le refus des républicains de « dire la vérité ».

L’ancien président Bill Clinton a aussi dénoncé une « attaque sans précédent » contre les institutions américaines, « nourrie par plus de quatre années de politique empoisonnée ». « La mèche a été allumée par Donald Trump », a accusé l’ancien chef d’État démocrate.

« C’est une tragédie nationale et cela ne représente pas ce que nous sommes en tant que nation », a abondé l’ancien président démocrate Jimmy Carter, qui a appelé de ses vœux « un dénouement pacifique ».

Pour le républicain George W. Bush, l’irruption de partisans pro-Trump au Capitole et l’interruption de la séance de certification de la victoire de Joe Biden à la présidentielle pendant plusieurs heures étaient dignes d’une « république bananière ». « Je suis consterné par le comportement irresponsable de certains dirigeants politiques depuis l’élection et par le manque de respect montré aujourd’hui à l’égard de nos institutions, de nos traditions et de nos forces de l’ordre », a souligné le 43e président des États-Unis.

Lire aussi: Présidentielle aux Etats-Unis : nouveau coup de tonnerre de Donald Trump