quand cette photo du Président Faure et Talon relance les débats, lisez cette parodie qui amuse la toile

Relations Togo – Bénin : quand cette photo des Présidents Faure et Talon relance les débats, lisez cette parodie qui amuse la toile

En rencontre à Accra, le samedi 19 juin dernier, dans le cadre de la 59ème Session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etats et de Gouvernement, la Présidence du Bénin a publié quelques photos montrant les différents échanges et rencontrent du Président Talon.

Parmi ces photos publiées, une a attiré l’attention des internautes sur la toile. Il s’agit de celle montrant Patrice Talon en discussion avec Faure Gnassingbé. Cette photo a relancé les débats sur les relations entre le Togo et le Bénin. Lisez plutôt cette parodie d’un internaute :

Parodie : Gentlemen’s agreement entre Faure et Talon.

Patrice : Notre relation a quitté le stade de l’amitié pour aller au seuil de la porte de non-retour.

Faure : Je sais, mais je nourris l’espoir qu’elle se retrouve finalement à la colombe de la paix.

Patrice : Je l’espère aussi, parce qu’il faut savoir que deux lions ne sont pas forcément « félins » pour l’autre.

Faure : Je suis déjà content que tu n’aies pas tourner les talons quand tu m’as vu.

Patrice : Tu sais que même si je suis en froid avec quelqu’un, la courtoisie reste mon talon d’Achille.

Faure : Mais qu’adviendra-t-il de Reckya que tu accuses de terrorisme et association de malfaiteurs ?

Patrice : Il adviendra que pourra à cette sorcière qui a cherché à me noyer.

Faure : Elle n’a rien d’une sorcière, c’est plutôt une bénie des dieux.

Patrice : Peu importe, ici au Bénin, nous avons la ferme conviction que même les personnes bénies noient.

Faure : Je compte néanmoins sur toi pour la blanchir.

Patrice : Inutile, avec ses produits éclaircissants, elle se blanchira bien toute seule.

Faure : N’exagère pas, même ton prédécesseur passait de la pommade au visage pour avoir une « Boni mage. »

Patrice : J’ai comme l’impression que tu aimes le Togo mais qu’actuellement ton cœur est au Bénin.

Faure : Il y a un peu de Bénin en moi, ce n’est pas pour rien qu’on me surnomme Faure vaudou.

Patrice : Elle a eu tort de vouloir me talonner avec ses alliés de l’opposition.

Faure : Je t’en conjure, elle est innocente dans cette affaire. Il y a certainement eu confusion.

Patrice : Tu sais, quand des cons fusionnent, ça sème toujours la confusion.

Mais bon, je vais tout de même songer à la gracier.

Faure : Je sais qu’au-delà des apparences, tu as un bon « Fon. »

Patrice : Par ailleurs, où est ton opposant, le candidat du saint esprit ?

Faure : Il se cache derrière la vie.

Patrice : Si tu l’avais laissé gagner, le Togo aurait connu le père le fils et le saint esprit.

C’était après tout lui aussi un opposant béni de Dieu.

Faure : Certes, mais au Togo, on a également la ferme conviction que les bénis noient.

Patrice : Haha, très drôle.

De toute façon, quoi qu’on fasse, le Togo et le Bénin sont liés par la chaîne de l’atakora.

Faure : Alors faisons la paix.

Patrice : Mieux, faisons la paire.

Faure : Ça tombe bien, c’est la fête des paires.

© Alex Talboussouma 2021.

Togo : à Lomé, le colloque international pour le « baptême » de la future monnaie Eco officiellement démarré ce mercredi

Togo : le colloque international pour le « baptême » de la future monnaie Eco en cours à Lomé depuis ce mercredi

Placée sous le thème : « Du FCFA à l’ECO : Quelle monnaie pour quel développement en Afrique de l’ouest ? », le colloque international sur les états généraux de l’ECO a officiellement démarré ce mercredi 26 mai 2021, à l’Université de Lomé. Ainsi, Prof. Kako Nubukpo, pionnier dudit colloque et ses invités vont se pencher durant trois jours, sur les questions relatives à l’avenir de la monnaie Eco.

Aider les gouvernements de l’espace CEDEAO

Il s’agira au cours des travaux, à travers des propositions concrètes, d’élaborer une feuille de route à soumettre aux Chefs d’Etat et de gouvernement de l’espace CEDEAO afin de les aider dans leur prise de décisions pour la mise en place de l’ECO.

En effet, la séance a débuté à l’issue d’une cérémonie d’ouverture présidée par Prof. Kafui Kpégba, 2e Vice-présidente de l’Université de Lomé. Dans ses mots d’ouverture, Prof. Kafui Kpégba a salué l’initiative. « Les regards sont tournés vers Lomé. C’est pour dire que les résultats des travaux qui se dérouleront ici sont très attendus. Il ne s’agit pas d’un colloque comme les autres. Il s’agit d’une occasion unique de mettre en lumière les traits obscurs des donnes problématiques fondamentales monétaires dont dépend l’avenir de nos nations, de la sous-région et de l’Afrique tout entière. Y réfléchir est une nécessité, trouver des solutions est un impératif », a poursuivi la vice-présidente.

Le bien-fondé du thème choisi

De son côté, dans son mot introductif, le Prof. Kako Nubukpo, en expliquant le bien-fondé du thème choisi, a également souligné l’importance de la tenue de ce colloque. « Nous avons choisi d’intituler ces états généraux de l’ECO : ‘’Quelle monnaie pour quel développement en Afrique de l’Ouest’’. Ce faisant, nous avons voulu d’emblée placer nos discussions relatives à l’avenir monétaire ouest-africain, dans une perspective holistique, assurant une étude institutionnaliste de la monnaie. Pour nous, la monnaie n’est pas une simple marchandise ou un simple intermédiaire des échanges. Au contraire, la monnaie est pour nous une institution et donc un compromis stabilisé susceptible d’être remis en cause à tout instant au gré de la solidité ou de la fragilité des arrangements qui fondent la confiance et la légitimité dont elle est la dépositaire ».

Un proverbe togolais dit, poursuivi-t-il, ‘’si quelqu’un fait semblant de mourir, il faut faire semblant de l’enterrer’’. Nous ne savons pas encore si le FCFA est déjà mort, ou s’il fait semblant de l’être. Peu importe, nous sommes en train de creuser sa tombe ou du moins, de procéder au baptême de son successeur l’ECO. Pour cela, nous avons choisi de repartir en cinq sessions la réflexion de ces trois jours à savoir : l’économie politique de l’ECO ; la coordination des politiques monétaires et budgétaires, la convergence des économies de l’espace CEDEAO; l’ECO et perspectives de développement et les regards pluridisciplinaires sur l’ECO », a-t-il ajouté.

https://actusalade.com/blog/crise-malienne-les-autorites-rejettent-la-visite-dun-emissaire-de-la-cedeao/

Crise malienne : les Autorités rejettent la visite d’un émissaire de la CEDEAO

La situation du Mali continue d’alimenter l’actualité politique sur la toile. Ainsi, l’émissaire de la CEDEAO, Goodluck Jonathan était attendu à Bamako. Mais malheureusement, les autorités refusent de recevoir l’émissaire qui est un envoyé pour cette nième crise au Mali.  

En effet, Goodluck après son arrivée à son hôtel sur le sol malien, a immédiatement pris le chemin de Kati bastion de la junte militaire pour rencontrer les autorités.

Goodluck Jonathan

À peine 3 minutes, de son départ de l’hôtel, il est immédiatement retourné. Et selon nos sources, les militaires auraient refusé de recevoir la délégation de la CEDEAO.

Suite à cet acte posé par les autorités maliennes, l’on se demande si de nouvelles sanctions de la CEDEAO ne sont pas en cours pour le Mali.

Lire aussi : Coup d’Etat au Mali : le Vice-président Assimi Goita explique les motivations des militaires

CEDEAO et la junte au Mali en discussion pour la transition

Mali : toujours pas d’accord entre la junte et la CEDEAO sur un retour des civils au pouvoir

Au Mali, les discussions entre les émissaires de la CEDEAO et la junte au pouvoir, à Bamako, n’ont pour l’instant rien donné. Les deux parties se sont séparées sans parvenir à un accord sur les conditions d’un transfert du pouvoir aux civils.

La junte au pouvoir depuis une semaine au Mali et les émissaires ouest-africains se sont séparés hier sans accord. Le consensus devrait porter sur les conditions d’un retour des civils à la tête du pays en pleine tourmente. Les émissaires doivent à présent rentrer rendre compte de leurs trois jours de discussions à la Communauté des Etats ouest-africains (CEDEAO).

La durée de la transition, principal point de désaccord.

Le principal point de désaccord entre la junte et la médiation de la CEDEAO porte sur la durée de la transition. Dans un premier temps, la junte avait proposé trois ans, comme base de discussion. Ce lundi, elle a proposé deux ans de transition.

La médiation de son côté, selon le ministre nigérien des Affaires Etrangères qui a été très actif dans les négociations, souhaite entre sept et douze mois. Kalla Ankouraou, Ministre nigérien des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l’Intégration Africaine explique que la CEDEAO milite pour une transition courte.

« Ils ont déjà proposé deux ans, ce matin. Nous trouvons que c’est trop. […] Nous considérons que c’est une avancée, mais nous leur disons de faire encore des efforts et ils ne refusent pas. Ils disent qu’ils vont réfléchir », a-t-il laissé entendre.

Les divergences sur l’architecture du gouvernement de transition

Quelques divergences subsistent sur l’architecture du gouvernement de transition. Pour la délégation de la CEDEAO, il serait souhaitable qu’un civil ou bien un militaire à la retraite dirige la transition. Mais, la question est restée en suspens.

Selon le Colonel-major Ismaël Wagué « Nous avons eu des échanges par rapport à la transition, à l’équipe de transition, au président de transition, au gouvernement. ». Il ajoute que « Rien n’est arrêté. Rien n’est décidé. Nous, à notre niveau, l’architecture finale de la transition sera discutée et définie entre nous ». Il a, enfin, fait déclaré ceci : « Nous avons exigé, au regard des efforts qui ont été faits, qu’ils voient aussi comment lever les sanctions ».

Toutefois, la CEDEAO quitte le Mali avec un espoir, 24 heures avant la réunion de mercredi prochain des chefs d’États de la CEDEAO par visioconférence.

Néanmoins, la délégation quitte avec un résultat à saluer. Il s’agit de l’obtention de la libération d’IBK. Ayant affirmé ne plus être intéressé par le pouvoir, il va être, en principe, bientôt libéré. La junte en a parlé. Elle a également demandé la levée des sanctions contre le Mali.

Il faut rappeler que la délégation de la CEDEAO a réaffirmé ne rien imposer aux Maliens à qui revient la décision finale. Pour la délégation, c’est de faire comprendre le protocole qui s’applique en cas de situation anormale.