Togo - Education : plus de demande de création d’école

Togo – Education : plus de demande de création d’école

Les demandes de création d’école sont provisoirement suspendues sur l’ensemble du territoire togolais. C’est ce qu’a notifié un courrier du ministre des Enseignements primaire, secondaire, technique et de l’Artisanat, Prof Dodzi Kokoroko.

La sortie du ministre se justifie par la recrudescence des demandes de création de nouveaux établissements scolaires ou de transformation d’établissements scolaire d’initiative locale en établissements publics.

Ces écoles ne tiennent pas, toutes, « compte des normes fixées par la carte scolaire qui permet d’organiser au mieux, le réseau scolaire par la planification de l’offre éducative et la rationalisation des ressources disponibles », clarifie Dodji Kokoroko.

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Pour cela, le ministre suspend provisoirement toute demande de transformation ou de création d’établissement scolaire pour une durée de deux ans, à compter de cette rentrée scolaire 2021-2022.

Il est nécessaire de procéder à l’actualisation des normes et standards de la carte scolaire et dans le souci de garantir les meilleures conditions d’enseignement/apprentissage et d’accompagner la politique de gratuité, a expliqué le ministre.

Togo: le Prof Komi Wolou, invite le gouvernement à revoir sa décision sur l’interdiction des cours de répétition dans les établissements

Togo: le Prof Komi Wolou, invite le gouvernement à revoir sa décision sur l’interdiction des cours de répétition dans les établissements

Dans une note de service rendu public le lundi 1er mars 2021, le ministre des enseignements primaire, secondaire, technique et de l’artisanat, Dodzi Kokoroko interdisait les cours de répétition dans les établissements scolaire privé comme public pour plusieurs raisons. Une décision qui selon le président du Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR), Prof. WOLOU Komi a besoin d’être revue.

Ainsi, dans un communiqué en date du 08 mars, le prof Wolou Komi invite le gouvernement à réunir les différents acteurs en vue des réflexions constructives.

Communiqué du Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR)

Nous avons lu avec intérêt la note de service n°021/2021/MEPSTA/CAB/SG interdisant les cours de répétitions dans les établissements secondaires privés et publics. La note de service faisait également allusion au cours organisés en dehors des établissements scolaires.

Plusieurs raisons justifieraient cette interdiction. Non seulement ces cours de répétitions constitueraient une rupture d’égalité devant les charges pédagogiques, mais ils seraient aussi vénaux et imposés aux élèves.

Cette note de service appelle quelques observations.

1) Il faut relever que de nombreux parents mieux nantis, très souvent, recourent au recrutement de répétiteurs personnels à leurs enfants à domicile.

2) Les élèves participant aux répétitions collectives dans les établissements sont, le plus souvent, ceux dont les parents n’ont pas les moyens de se procurer des répétiteurs à domicile ou qui ont besoin d’occuper leurs enfants alors qu’ils sont au service.

3) La rupture d’égalité des charges pédagogiques à laquelle il est fait référence dans la note nous paraît encore ambigüe et mérite clarification.

4) Il n’est pas toujours établi que ces cours soient imposés aux élèves puisqu’ils sont parfois organisés en dehors de l’école habituelle de l’élève et par un encadreur autre que son enseignant habituel. En ma qualité de parent d’élève, j’ai eu par le passé à y recourir sans y avoir été contraint.

5) Dans un contexte scolaire marqué par des effectifs très élevés, l’interdiction pure et simple des répétitions collectives serait une double sanction pour des familles déjà défavorisées.

6) Certes, il n’est pas souhaitable qu’un enseignant reprenne une partie de ses élèves en dehors des heures de cours pour des enseignements complémentaires. Cette hypothèse exceptée, la préoccupation du gouvernement devra être une réflexion sur un encadrement productif de ces répétitions et non une interdiction pure et simple.

7) Par ailleurs, les répétitions organisées par les étudiants au profit de leurs cadets en dehors de l’Université auraient été dispersées par les forces de sécurité.

Nous osons croire que ces mesures ont été dictées par les impératifs sanitaires de l’heure et qu’une fois les mesures barrières respectées, le gouvernement laissera les encadrements se poursuivre. Ces cours, organisés en faveur des étudiants, surtout dans le contexte actuel, présentent une réelle utilité pour les apprenants et accessoirement pour les organisateurs.

Ici encore, le souci du gouvernement doit être celui d’un meilleur encadrement et non d’une interdiction autoritaire contreproductive. La répression ne peut jamais constituer une solution viable durable.

Nous invitons le gouvernement à réunir sans délai les différents acteurs en vue des réflexions constructives sur le sujet.

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