des responsables de l’Église évangélique accusés pour détournement d’argent

Cameroun : des responsables de l’Église évangélique accusés pour détournement d’argent

Des responsables de l’Eglise évangélique étaient à la barre au Tribunal de première instance de Yaoundé au centre administratif. Ils sont accusés d’avoir détournés d’importantes sommes dans les caisses du Fonds de Développement et de Solidarité Fraternel. C’est la caisse d’une association qui regroupe les fidèles de l’Union des Églises Évangéliques du Cameroun (UEEC).

Les accusations

L’audition fait suite à la dénonciation du Révérend pasteur Hamadou Emmanuel à la division régionale de la police judiciaire en 2018.  D’après les accusations, il s’agit d’un détournement de la somme de 80 millions de francs au préjudice du Fonds de Développement et de Solidarité Fraternel (FDSF)

Les nommés, Maya André, Hechen Vincent et Salaka Jean Pierre ont répondu tour à tour devant les juges sur l’infraction de détournement de fonds privés, qui a été requalifiée d’abus de confiance en coaction devant le Tribunal.

En clair, il est reproché aux accusés d’avoir prélevé de fortes sommes d’argent dans les caisses du FDSF. Aussi, de financer les microprojets des fidèles, d’acquérir les biens pour le compte de l’église. Au cours de leur gestion à la tête de l’UEEC entre 2007 et 2017, les plaignants ont découvert plusieurs malversations financières dans les caisses du FDSF.

D’importantes sommes détournées

Il s’agit, entre autres, du décaissement de la somme de 88 millions (de francs destiné au financement des micro crédits des fidèles remboursables, 80 millions de francs pour l’achat d’un terrain qui devrait appartenir à l’UEEC et 15 millions de francs pour l’achat des tissus pagnes, soit un total de 183 millions de francs. Le constat amer est que tous ces projets n’ont jamais été réalisés jusqu’à ce jour ce qui avait provoqué des mécontentements de certains fidèles.

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Les témoins qui se sont succédés à la barre ont chacun dit avoir assisté de près ou de loin aux décaissements frauduleux des sommes qui ont été utilisées à des fins personnelles par les accusés.

La représentante du ministère public qui était également convié, a estimé les éléments de preuves suffisants et invité les accusés à présenter leur défense pour la prochaine étape qui est prévue le 30 décembre 2021.