Côte d’Ivoire : élections législatives du 06 mars, l’ancien Président Laurent Gbagbo dénonce les propos de certains candidats

Côte d’Ivoire : élections législatives du 06 mars, l’ancien Président Laurent Gbagbo dénonce les propos de certains candidats

Le peuple ivoirien était dans les urnes le samedi 06 mars dernier pour élire leur représentant au parlement. Ainsi, à la fin du scrutin déroulé dans la paix et la sécurité, l’ancien Président Laurent Gbagbo adresse un message aux Ivoiriens et dénonce les propos de certains candidats.

« Après les élections législatives du 06 mars 2021 qui viennent de se tenir, je voudrais saluer le peuple de Côte d’Ivoire, chaque ivoirienne et chaque ivoirien d’avoir accompli leur devoir civique dans le calme qui a régné dans l’ensemble, pendant ce scrutin. Je salue particulièrement les militantes et militants de l’opposition, notamment ceux de la plateforme politique Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté (EDS) et du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) qui ont répondu, dans la discipline, à l’appel de leur parti et groupement politique.

Je félicite les cadres de EDS et du PDCI à qui les ivoiriens ont accordé leurs suffrages pour les représenter au Parlement, lieu par excellence de l’exercice de la démocratie dont la quête est notre combat permanent. Le Front Populaire Ivoirien se félicite de l’élection de certains de ses cadres que j’engage, dès maintenant, à poursuivre ce combat de la liberté, de l’égalité et de la solidarité qui sont pour nous des valeurs qui fondent la création d’une nation. Nous devons bâtir la Nation ivoirienne autour de ces valeurs pour favoriser le vivre ensemble des ivoiriens du Nord, du Sud, de l’Ouest, du Centre et de l’Est, dans le respect des lois de la République.

C’est le lieu de regretter et de dénoncer les propos tenus, pendant la campagne, par certains candidats, parfois issus de nos rangs et qui sortent du cadre de nos choix politiques et idéologiques. Je rappelle que le Front Populaire Ivoirien est un parti de la gauche socialiste, panafricaniste et qui lutte pour la construction d’un Etat démocratique, laïc, solidaire, multiethnique et multi racial. Le FPI ne s’aurait donc tolérer des propos tribalistes et exclusionnistes qui sont de nature à le mettre en  porte-à-faux avec son idéal de société de justice, de paix et de solidarité.

Il reste entendu que la pratique constante de la xénophobie et de l’exclusion comme choix politique affiché par certains partis ou groupements politiques ivoiriens, qui n’ont ni la même culture ni la même histoire que le FPI, ne peut constituer un exemple à suivre sur le contraignant chemin de la démocratie et de la liberté. Bonne mandature aux nouveaux élus de la Nation à qui je souhaite plein succès dans l’accomplissement des missions que la Nation vient de leur confier ».

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Tchad: « (…) j’ai décidé de répondre favorablement à cet appel, cet appel du peuple », Idriss Déby Itno investi pour un 6ème mandat

Tchad: « (…) j’ai décidé de répondre favorablement à cet appel, cet appel du peuple », Idriss Déby Itno investi pour un 6ème mandat

Le chef de l’État tchadien, Idriss Déby Itno, a été investi, samedi 6 février, par son parti pour un sixième mandat à l’élection présidentielle du 11 avril prochain, a constaté un journaliste de l’AFP.

« Si l’émotion d’être investi candidat à une élection présidentielle est toujours forte, celle que je ressens aujourd’hui a une portée plus grandiose », a déclaré Idriss Déby Itno, au pouvoir depuis 30 ans et grand favori du scrutin, devant les militants de son parti, le Mouvement patriotique du salut (MPS).

« Permettez-moi, mes frères et sœurs, de vous dire que c’est après une mûre et profonde introspection, que j’ai décidé de répondre favorablement à cet appel, cet appel du peuple », a-t-il poursuivi, après avoir été désigné candidat par acclamation par les membres de son parti.

Agé de 68 ans, Idriss Déby dirige le pays d’une main de fer, en muselant et en empêchant l’opposition de manifester. Il a été récemment promu au rang de maréchal par l’Assemblée nationale, largement dominée par sa majorité.

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Dans l’optique de ce scrutin, douze responsables des partis politiques de l’opposition ont scellé, mardi 2 février, « une alliance électorale » pour présenter un candidat unique à l’élection présidentielle.

Rappelons que la proclamation des résultats définitifs de la prochaine présidentielle par la Cour constitutionnelle est prévue pour le 15 mai. Un second tour éventuel est fixé le 23 mai. L’élection présidentielle d’avril sera suivie par des législatives, fixées en juillet dernier, au 24 octobre 2021, après avoir été maintes fois repoussées depuis 2015.

Avec AFP

Etats-Unis / Violences à Washington : de Jimmy Carter à Barack Obama voici les principales réactions des anciens présidents sur l’attitude de Donald Trump

Etats-Unis / Violences à Washington : de Jimmy Carter à Barack Obama voici les principales réactions des anciens présidents sur l’attitude de Donald Trump

Les anciens présidents des États-Unis ont tous condamné le rôle de Donald Trump dans l’épisode des violences au Capitole à Washington. Qualifiées de « Honteuses », « choquantes », « préoccupantes », les violences au soir du mercredi à Washington, avec l’irruption de manifestants pro-Trump au Capitole, ont été condamnées par la plupart des dirigeants mondiaux. Dénonçant une « attaque contre la démocratie », ceux-ci ont par ailleurs appelé au respect du résultat de l’élection présidentielle américaine du 03 novembre 2020.

Les ex-présidents américains dans leur totalité, de Jimmy Carter à Barack Obama, ont fermement condamné les événements, qualifiés de « honte », de « tragédie », tout en dénonçant l’attitude de Donald Trump, accusé d’avoir « allumé la mèche » insurrectionnelle. 

« L’Histoire se souviendra des violences aujourd’hui au Capitole, encouragées par un président qui a menti sans relâche sur l’issue d’une élection, comme d’un moment de déshonneur et de honte pour notre pays », a jugé Barack Obama dans un communiqué. « Mais on ne regarderait pas la vérité en face si on considérait cet événement comme une surprise totale », a-t-il ajouté, dénonçant le « crescendo violent » des derniers mois, alimenté par le refus des républicains de « dire la vérité ».

L’ancien président Bill Clinton a aussi dénoncé une « attaque sans précédent » contre les institutions américaines, « nourrie par plus de quatre années de politique empoisonnée ». « La mèche a été allumée par Donald Trump », a accusé l’ancien chef d’État démocrate.

« C’est une tragédie nationale et cela ne représente pas ce que nous sommes en tant que nation », a abondé l’ancien président démocrate Jimmy Carter, qui a appelé de ses vœux « un dénouement pacifique ».

Pour le républicain George W. Bush, l’irruption de partisans pro-Trump au Capitole et l’interruption de la séance de certification de la victoire de Joe Biden à la présidentielle pendant plusieurs heures étaient dignes d’une « république bananière ». « Je suis consterné par le comportement irresponsable de certains dirigeants politiques depuis l’élection et par le manque de respect montré aujourd’hui à l’égard de nos institutions, de nos traditions et de nos forces de l’ordre », a souligné le 43e président des États-Unis.

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