Joe Biden supprime les restrictions discriminatoires sur l’entrée aux États-Unis

Joe Biden supprime les restrictions discriminatoires sur l’entrée aux États-Unis

Les qualifiant d’« erreur pure et simple », le président Biden a mis fin, le 20 janvier, aux restrictions sur la délivrance de visas aux personnes issues de nombreux pays musulmans et africains.

La nouvelle proclamation sur la fin des restrictions discriminatoires signée par Joe Biden banni le décret présidentiel 13780 du 6 mars 2017 ainsi que les proclamations 9645, 9723 et 9983, et annule leur mise en application.

Les mesures annulées stipulaient que certains demandeurs de visa d’immigration venant des pays suivants n’étaient pas admissibles : Birmanie, Corée du Nord, Érythrée, Iran, Kirghizstan, Libye, Nigeria, Somalie, Soudan, Syrie, Tanzanie, Venezuela et Yémen.

Le secrétaire d’État des États-Unis a donné l’ordre à toutes les ambassades et consulats américains de traiter les demandes de visa faites par des personnes précédemment affectées par les restrictions maintenant annulées. Ces demandes de visa seront traitées de manière conforme aux procédures actuelles qui tiennent compte de la pandémie de COVID-19.

Conformément à la nouvelle proclamation, le département d’État proposera, au cours des 45 prochains jours, un système de réexamen du dossier des personnes dont la demande de visa avait été refusée ou limitée par les proclamations 9645 et 9983.

« Lorsqu’un demandeur de visa postulera à l’entrée aux États-Unis, nous appliquerons un système de contrôle rigoureux et individualisé », lit-on dans la proclamation du président. « Mais nous n’abandonnerons pas nos valeurs avec des interdictions d’entrée aux États- Unis discriminatoires. »

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Fermeture du consulat de Chine à Houston

Etats-Unis/Fermeture du consulat de Chine à Houston : une « provocation », répond Pékin

Coup de théâtre dans l’escalade sino-américaine, les États-Unis ont ordonné à la Chine de fermer son consulat à Houston. Pékin menace, à son tour, les États-Unis de représailles.

L’annonce de cette décision, faite mercredi 22 juillet, intervient sur fond de tensions exacerbées entre les deux puissances sur plusieurs fronts. Les raisons évoquées par l’administration Trump tournent autour de la protection de la propriété intellectuelle américaine et des informations privées des Américains.

Ce motif sera mal jugé par la Chine qui se prépare à des représailles.

Protection de la propriété intellectuelle américaine et des informations privées

La Chine est accusée d’espionnage massif, d’ingérence dans les affaires intérieures des USA, de vol persistant de technologie américaine par des représentants et agents du gouvernement chinois, de détournement des systèmes d’échanges universitaires et enfin du comportement des diplomates chinois au consulat de Chine à Houston, incompatible avec les pratiques normales de la diplomatie.

On reproche, également, à la Chine le fait que la recherche sur un vaccin anti-coronavirus ait pris pour cible Houston. Ce qui constitue une menace en raison des activités néfastes de ce consulat à Houston.

En témoigne, l’inculpation, la veille, par la justice américaine de deux Chinois mis en cause pour des attaques informatiques contre des entreprises engagées dans la recherche d’un vaccin anti-Covid-19.

Selon la police de Houston, une fumée avait été observée mardi soir en provenance du consulat, après la notification de la fermeture. « J’imagine qu’ils brûlaient des documents », a dit Donald Trump,

Des représailles chinoises en vue

L’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays remonte à 1979 avec l’ouverture du consulat de Chine à Houston au Texas. Sa fermeture constitue « une provocation politique lancée unilatéralement par la partie américaine, qui viole gravement le droit international », a dénoncé devant la presse un porte-parole de la diplomatie chinoise, Wang Wenbin.

 La Chine condamne fermement cette action scandaleuse et injustifiée, a-t-il ajouté, menaçant Washington de  représailles.

Il faut rappeler qu’outre une ambassade à Pékin, les États-Unis disposent de cinq consulats en Chine continentale et d’une représentation à Hong Kong. Du coup, la chine est en train de voir quel consulat américain devrait fermer en représailles.

Selon un sondage fait par les internautes chinois, la Chine devrait fermer le consulat américain à Hong Kong.