CPI : après Gbagbo, « nous sommes en train d’enquêter dans l’autre camp », Fatou Bensouda

CPI : après Gbagbo, « nous sommes en train d’enquêter dans l’autre camp », Fatou Bensouda

Le dossier de la Cour pénale internationale (CPI) avec la Côte d’Ivoire est loin d’être terminé même après l’acquittement définitif de l’ancien président Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, le 31 mars 2021.

En effet, Fatou Bensouda, la procureure de la CPI, a annoncé sur les antennes de TV5 le samedi dernier que les enquêtes visant le camp Ouattara sont en cours en Côte d’Ivoire.

 « Aujourd’hui, je peux affirmer avec une conscience tranquille que j’ai fait tout ce que je devais faire dans ce dossier (affaire le procureur contre Gbagbo). Ce sur quoi il faut se concentrer, c’est que 3000 Ivoiriens sont morts. Souvenons-nous des victimes de ces crimes. Elles méritent justice », a-t-elle déclaré. Et de révéler « Je saisis l’opportunité pour dire que mon bureau à la CPI n’a pas enquêté qu’un seul côté. Nous sommes en train d’enquêter dans l’autre camp (camp Ouattara).

Laver son image

Cette sortie de la procureure a secoué la toile ivoirienne. Ainsi, pour le politologue ivoirien Martial Bédié, Fatou Bensouda veut laver son image ternie par l’affaire « le procureur contre Gbagbo », avant son départ de la CPI.

 « Pourquoi avoir attendu tout ce temps alors que les preuves qui accablent le camp Ouattara existent en abondance ? La CPI, il faut le dire est sortie perdante, voire humiliée après le procès de Laurent Gbagbo dont le dossier a été mal ficelé. Bensouda veut se racheter, car ce jugement qui était à la vérité un règlement de comptes politique, a non seulement terni l’image de la CPI, mais aussi celle de la Gambienne, » a-t-il confié à 7info.

Se racheter

Et d’ajouter : « La CPI veut simplement se racheter. Elle a les images des massacres de masse de Duékoué et celles des autres localités de la Côte d’Ivoire. Ces vidéos accablent plus les anciens chefs rebelles qui combattaient pour Ouattara. Mais, quoi que Bensouda fasse, c’est trop tard. Pour l’Afrique, son passage à la Haye a été un gâchis.

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