Togo : un projet de décret pour mieux exercer le métier de journalisme en toute quiétude

Togo : un projet de décret pour mieux exercer le métier de journalisme en toute quiétude

Le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 13 janvier au nouveau palais de la Présidence sous l’égide de Faure Essozimna Gnassingbé, président de la République.

Au cours des travaux, le Conseil a examiné un avant-projet de loi, un projet de décret et écouté cinq communications. Pour le compte des projets de décret,  le conseil s’est penché sur les conditions de délivrance, de Communication, de renouvellement, de suspension ou de retrait, de la carte de presse des journalistes, techniciens des médias et auxiliaires de presse.

Pour le gouvernement, le projet de décret pris en application de la loi n°02020-001 du 07 janvier 2020 portant code de la presse et de la communication, permettra au Togo de disposer d’un cadre réglementaire favorisant un meilleur encadrement de la profession de journaliste.

Ce cadre, permettra aux professionnels des médias (journalistes, techniciens des médias et auxiliaires de presse), de se doter d’un statut et d’exercer leur métier en toute quiétude et sécurité.

Avec la carte de presse, poursuit le communiqué sanctionnant le Conseil des ministres, les professionnels des médias auront un accès facile aux différentes activités en vue d’avoir des informations de bonne source dans le but d’informer et d’éduquer.

Enfin, ce projet de décret régularise dans l’ordonnancement juridique national la question de l’accréditation des envoyés spéciaux et correspondants permanents de presse en République togolaise, a indiqué ledit communiqué.

Cote d’Ivoire : Le président ivoirien perd un procès en diffamation contre un journaliste en France

Cote d’Ivoire : le Président ivoirien perd un procès en diffamation contre un journaliste en France

Le tribunal de Paris a relaxé jeudi un journaliste et le directeur de publication de « La lettre du continent ». Poursuivis en diffamation par le président ivoirien Alassane Ouattara, la plainte avait été déposée en France après la publication d’une brève intitulé « Côte-d’Ivoire – Ouattara fait exploser les fonds souverains », publiée le 30 août 2017.

Dans cet article très court, le journal écrivait que M. Ouattara « bénéfi[ciait] » d’un fonds souverain de 342,6 milliards de francs CFA soit 521 millions d’euros, « en hausse de 20 milliards par rapport à 2015 », une « enveloppe budgétaire » dans laquelle il pouvait « d’autant mieux puiser à sa guise » qu’elle était « directement gérée par son frère, le ministre des affaires présidentielles Birahima Téné Ouattara ».

Dans son jugement rendu jeudi, le tribunal a estimé que les propos étaient bien diffamatoires, mais que les prévenus devaient être relaxés au bénéfice de la bonne foi. Le tribunal a souligné que l’article s’inscrivait dans un « débat d’intérêt général » et que le journaliste disposait d’une « base factuelle suffisante » pour publier les propos. Il a aussi relevé le « ton modéré » utilisé « à l’exception de quelques termes critiques », qui « demeurent adaptés à la ligne éditoriale » de la publication.

M. Ouattara pour sa part, estimait que ces propos « lui imputaient par insinuation de se livrer à un détournement de fonds publics, avec la complicité de son frère ». Il contestait les chiffres avancés comme étant un « amalgame inexact de plusieurs rubriques budgétaires ». Dans ce dossier, la défense avait souligné l’indépendance de la rédaction vis-à-vis des gouvernements et partis, rappelant que le sujet de l’article attaqué avait déjà été traité par le journal en 2012 et 2014, tout en défendant la bonne foi du journaliste et le sérieux de l’enquête. « On a fait notre travail de journaliste, le tribunal l’a reconnu », a déclaré jeudi à l’AFP le directeur de publication Maurice Botbol.

En dernier, on retiendra que le bimensuel « la lettre du continent » a bel et bien tenu des propos à caractère diffamatoire contre Alassane Ouattara, mais que le journaliste ne sera pas inculpé pour ces propos en question.

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