Mali : "Je jure devant Dieu et le peuple malien de préserver en toute fidélité le régime républicain (...) ", le colonel Assimi Goita officiellement investi comme président de transition

Mali : « Je jure devant Dieu et le peuple malien de préserver en toute fidélité le régime républicain (…) », Assimi Goita officiellement investi comme président de transition

Le colonel Assimi Goita, qui a mené deux coups d’État militaires au Mali en neuf mois, a prêté serment ce lundi 07 juin 2021 en tant que président de transition de la nation, a rapporté la télévision nationale.

Malgré la pression de la communauté internationale, le colonel Goita, n’a pas cédé et s’est investi officiellement ce lundi à Bamako.

« Je jure devant Dieu et le peuple malien de préserver en toute fidélité le régime républicain (…) de préserver les acquis démocratiques, de garantir l’unité nationale, l’indépendance de la patrie et l’intégrité du territoire national », a déclaré Assimi Goita.

La cérémonie de prestation de serment s’est déroulée, au Centre international de conférence de Bamako (CICB).

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https://actusalade.com/blog/crise-malienne-les-autorites-rejettent-la-visite-dun-emissaire-de-la-cedeao/

Crise malienne : les Autorités rejettent la visite d’un émissaire de la CEDEAO

La situation du Mali continue d’alimenter l’actualité politique sur la toile. Ainsi, l’émissaire de la CEDEAO, Goodluck Jonathan était attendu à Bamako. Mais malheureusement, les autorités refusent de recevoir l’émissaire qui est un envoyé pour cette nième crise au Mali.  

En effet, Goodluck après son arrivée à son hôtel sur le sol malien, a immédiatement pris le chemin de Kati bastion de la junte militaire pour rencontrer les autorités.

Goodluck Jonathan

À peine 3 minutes, de son départ de l’hôtel, il est immédiatement retourné. Et selon nos sources, les militaires auraient refusé de recevoir la délégation de la CEDEAO.

Suite à cet acte posé par les autorités maliennes, l’on se demande si de nouvelles sanctions de la CEDEAO ne sont pas en cours pour le Mali.

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Mali : l’émouvant message de Sidiki Diabaté à l’armée malienne

Mali : l’émouvant message de Sidiki Diabaté à l’armée malienne

Le message de Sidiki Diabaté, artiste chanteur malien à l’intention de l’armée n’est pas passé inaperçu. Ce message émouvant a été adressé dans le cadre du 60ème anniversaire ( 20 janvier 1961-20 janvier 2021) de l’armée malienne.

La Star malienne a livré son message sur sa page Facebook. Ainsi, pour marquer sa reconnaissance et son hommage aux valeureux soldats de son pays.

Le message de Sidiki Diabaté

Pour la star, il n’y a pas une mission plus noble et exaltante, que celle de la défense des hommes et de leurs biens. « Hommage aux vaillants soldats pour les loyaux services qu’ils ne cessent  de rendre à notre nation, sans oublier ceux qui sont tombés sur le champ d’honneur », a-t-il indiqué.

Selon le chanteur, la défense de la patrie n’a pas de prix. Bonne fête à nos valeureux FAMA. Il faut rappeler que depuis le 21 septembre 2020, la star de DIABATEBA MUSIC était en détention provisoire à Bamako pour des faits présumés de coups et séquestration sur son ex-compagne. 

Il a été libéré le 29 décembre dernier sous caution, après avoir payé près de 23 000 euros.

CEDEAO et la junte au Mali en discussion pour la transition

Mali : toujours pas d’accord entre la junte et la CEDEAO sur un retour des civils au pouvoir

Au Mali, les discussions entre les émissaires de la CEDEAO et la junte au pouvoir, à Bamako, n’ont pour l’instant rien donné. Les deux parties se sont séparées sans parvenir à un accord sur les conditions d’un transfert du pouvoir aux civils.

La junte au pouvoir depuis une semaine au Mali et les émissaires ouest-africains se sont séparés hier sans accord. Le consensus devrait porter sur les conditions d’un retour des civils à la tête du pays en pleine tourmente. Les émissaires doivent à présent rentrer rendre compte de leurs trois jours de discussions à la Communauté des Etats ouest-africains (CEDEAO).

La durée de la transition, principal point de désaccord.

Le principal point de désaccord entre la junte et la médiation de la CEDEAO porte sur la durée de la transition. Dans un premier temps, la junte avait proposé trois ans, comme base de discussion. Ce lundi, elle a proposé deux ans de transition.

La médiation de son côté, selon le ministre nigérien des Affaires Etrangères qui a été très actif dans les négociations, souhaite entre sept et douze mois. Kalla Ankouraou, Ministre nigérien des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l’Intégration Africaine explique que la CEDEAO milite pour une transition courte.

« Ils ont déjà proposé deux ans, ce matin. Nous trouvons que c’est trop. […] Nous considérons que c’est une avancée, mais nous leur disons de faire encore des efforts et ils ne refusent pas. Ils disent qu’ils vont réfléchir », a-t-il laissé entendre.

Les divergences sur l’architecture du gouvernement de transition

Quelques divergences subsistent sur l’architecture du gouvernement de transition. Pour la délégation de la CEDEAO, il serait souhaitable qu’un civil ou bien un militaire à la retraite dirige la transition. Mais, la question est restée en suspens.

Selon le Colonel-major Ismaël Wagué « Nous avons eu des échanges par rapport à la transition, à l’équipe de transition, au président de transition, au gouvernement. ». Il ajoute que « Rien n’est arrêté. Rien n’est décidé. Nous, à notre niveau, l’architecture finale de la transition sera discutée et définie entre nous ». Il a, enfin, fait déclaré ceci : « Nous avons exigé, au regard des efforts qui ont été faits, qu’ils voient aussi comment lever les sanctions ».

Toutefois, la CEDEAO quitte le Mali avec un espoir, 24 heures avant la réunion de mercredi prochain des chefs d’États de la CEDEAO par visioconférence.

Néanmoins, la délégation quitte avec un résultat à saluer. Il s’agit de l’obtention de la libération d’IBK. Ayant affirmé ne plus être intéressé par le pouvoir, il va être, en principe, bientôt libéré. La junte en a parlé. Elle a également demandé la levée des sanctions contre le Mali.

Il faut rappeler que la délégation de la CEDEAO a réaffirmé ne rien imposer aux Maliens à qui revient la décision finale. Pour la délégation, c’est de faire comprendre le protocole qui s’applique en cas de situation anormale.