Bénin : « Qui tue par l’épée, périra par l’épée », l’ancien Président Dieudonné SOGLO au régime de Patrice Talon

Bénin : « Qui tue par l’épée, périra par l’épée », l’ancien Chef de l’Etat Dieudonné SOGLO au régime du Président Patrice Talon

L’ancien Président Dieudonné SOGLO, dans un communiqué de presse revient la situation politique du Bénin et surtout sur l’attentat d’assassinat de Galiou SOGLO.

Communiqué de presse du président Nicéphore Dieudonné SOGLO

Cotonou, le mardi 09 Mars 2021

Deux mois que notre fils Galiou SOGLO a échappé à un assassinat et jamais nous, ses parents, n’avons eu droit au moindre message des autorités politico-judiciaires de notre pays. Pas d’information sur l’enquête, pas de demande de collaboration, encore moins, de point sur d’éventuelles investigations, ne serait-ce que partiel. Juste un silence méprisant. Tout ce que nous avons appris sur ce dossier, l’a été par la presse et les réseaux sociaux, notamment les persécutions à l’encontre du chauffeur du ministre Galiou SOGLO.

Visiblement son malheur était d’être le tout premier acteur politique à avoir déposé sa candidature à l’élection présidentielle auprès de la Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) tout en exigeant le retour à la constitution de février 1990 et à la fin du mandat du Président Patrice TALON dès le 05 avril 2021, conformément à son serment du 06 avril 2016. Quelques jours seulement après avoir lancé son combat pour le respect des textes fondamentaux de notre pays, il a été froidement pris pour cible par des individus dont la mission était de mettre fin à sa vie.

Il est inadmissible que l’engagement politique au Bénin se traduise désormais par l’exil, l’assassinat, l’empoisonnement ou l’emprisonnement. Nous avons dit à la conférence nationale « Plus jamais ça ». Mais nous voici en train de revivre, quelques 30 ans plus tard, une forme plus pernicieuse de la dictature, du totalitarisme et de l’affairisme au sommet de l’Etat.

Depuis 2016, en effet, la famille SOGLO a accepté faire face à son lot d’épreuves dans la dignité et l’abnégation à l’instar de beaucoup d’autres familles béninoises qui ont vu leurs fils abattus dans les rues, contraints à l’exil ou emprisonnés par une justice aux ordres. Moi-même, le Président Nicéphore Dieudonné SOGLO, j’ai vu ma gestion à la mairie de Cotonou faire l’objet de plusieurs audits par un cabinet international avant que mon successeur, qui n’est rien d’autre que Léhady SOGLO ne soit radié de son poste de maire de la ville de Cotonou. Il sera condamné à 5 ans de prison par la justice spéciale du régime TALON pendant que tous ses autres coaccusés ont été relâchés.

Nous réitérons ici, avec force, notre adhésion totale à toutes les actions visant à la libération de notre peuple des griffes de prédateurs étrangers comme nationaux. Nous demeurons solidaires vis-à-vis des hommages rendus par Maman Rosine VIEYRA SOGLO au combat de notre fille, Madame Réckya MADOUGOU, emprisonnée par la justice spéciale du régime de TALON Patrice. Qu’ils sachent que : « Qui tue par l’épée, périra par l’épée ».

Nous tenons à rappeler que la famille SOGLO ne nourrit aucune animosité particulière ou personnelle à l’endroit du Chef de l’État, Patrice TALON. Lui et son épouse ont d’ailleurs des liens de parenté très proches avec respectivement les familles VIEYRA et SOGLO.

Notre famille a eu le privilège de connaître deux présidents de la République, plusieurs ministres, députés, ambassadeurs et autres hauts cadres et fonctionnaires dans l’administration de notre pays. Nous ne nous déroberons jamais à notre devoir vis-à-vis de la nation.

Nous exigeons, une fois encore, que la lumière soit faite sur l’assassinat manqué sur la personne de Galiou SOGLO.

Au-delà de notre exigence en tant que parents désireux de connaître la vérité sur l’agression contre notre fils, nous sommes solidaires de tous ceux qui combattent la nouvelle menace contre notre pays à savoir la « Mafiafrique » qui a pour tentacule l’affairisme, la prévarication au sommet de nos états.

A notre fille, la vaillante Réckya MADOUGOU et à tous les autres nous demandons de tenir bon. A toutes et à tous, nous vous exhortons à la mobilisation générale pour vaincre l’imposture. « N’ayez pas peur!!! ». Pour reprendre, souvenez-vous, c’était le 22 octobre 1978, les paroles inaugurales du pontificat du Pape Jean Paul II que nous avons reçu ici à Cotonou. Et comme je me plais à vous le dire, « nous allons vers la terre promise ».

Vive la Restauration de l’état de droit !

Vive la Démocratie !

Vive le Bénin !

Je vous remercie.

Nicéphore Dieudonné SOGLO

Ancien Président de la République

Ancien Maire de la ville de Cotonou

Vice-Président du Forum des Anciens Chefs d’Etats et de Gouvernements d’Afrique,

Créé en 2006 à Maputo sous le haut patronage de Nelson MANDELA

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Suite à l’arrestation de la candidate du parti « Les Démocrates », le procureur de la République béninoise, M. Mario Metonou dans une sortie médiatique annonce que Reckya Madougou est impliqué dans une affaire terroriste et relate les faits.

Lire la déclaration du procureur :

« Le 3 mars 2021 vers 19 heures, Madame Reckya Madougou a été interpellée par la police Républicaine. L’intéressée avait été gravement mise en cause dans une procédure d’enquête ouverte le vendredi 26 février 2021 contre les nommés Ibrahim MAMA TOURE, Colonel de l’ex gendarmerie à la retraite et Georges SACCA. A l’étape actuelle, les faits ainsi qu’ils ressortent de la procédure d’enquête se présentent comme suit :

Disqualifiée de la course à l’élection présidentielle d’avril 2021, Madame Reckya Madougou et certains membres de sa formation politique ont, selon toute vraisemblance, formé le dessein de perturber le déroulement du prochain scrutin en perpétrant des actes de terreur de grande ampleur.

Ainsi, le 24 février 2021 vers 22H30, Georges SACCA qui se trouve être l’un des plus proches collaborateurs de Madame Reckya Madougou à Parakou, est entré en contact avec le colonel Ibrahim MAMA TOURE pour, dit-il, lui confier une mission très sensible et importante. Cette mission, prévue pour se dérouler en plusieurs étapes, devait commencer par le meurtre d’une autorité influente de la ville de Parakou sur un axe routier emprunté régulièrement par cette dernière. La mission devait ensuite se poursuivre par l’élimination d’une seconde autorité politique à l’occasion des obsèques de la première victime.

Le but de ces manœuvres est de provoquer la terreur, le chaos et de parvenir ainsi à faire suspendre le processus électoral en cours. Le Colonel Ibrahim MAMA TOURE accepte la mission. Les deux mis en cause définissent les modalités de la première opération avant de s’accorder sur son coût. La somme convenue est versée par Georges SACCA au colonel Ibrahim MAMA TOURE dans la journée du vendredi 26 février 2021 peu avant 11 heures. Juste après la remise des fonds, les deux individus sont interpellés par la Police Républicaine.

De l’aveu du colonel Ibrahim MAMA TOURE chargé de l’exécution de la mission, il ressort que cette somme a été envoyée par madame Reckya Madougou. C’est ce qui justifie l’interpellation de cette dernière dans le cadre de l’enquête. Il faut rappeler que l’atteinte volontaire à la vie des personnes, à leur intégrité, ou à leur liberté, ainsi que l’enlèvement ou la séquestration des personnes lorsqu’elle a pour but de contraindre indûment les pouvoirs publics à accomplir ce qu’ils ne sont pas tenus de faire ou à s’abstenir de faire ce qu’ils sont tenus de faire est qualifiée de terrorisme par les articles 161, 162 et 163 de notre code pénal. Je vous remercie ».

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Reckya-Madougou

Bénin: les choses se compliquent pour Reckya Madougou

Hier soir mercredi 3 mars après une conférence par la police, Reckya Madougou a été arrêtée et conduite à la Brigade économique et financière de Cotonou.

L’ancienne ministre Reckya Madougou est annoncée devant le procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) ce jeudi.

Selon le procureur de la République béninoise, M. Mario Metonou, dans une sortie médiatique, elle est impliqué dans une affaire terroriste et relate les faits.

Nous apprenons à l’instant que Reckya Madougou est déférée. Nous y reviendront en profondeur sur le sujet.

Pour l’heure nous pourront dire que les choses se compliquent ainsi donc où elle passera sa première nuit en prison ce soir.

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À la suite d’un meeting tenu ce mercredi 03 mars entre les partis de l’opposition béninois, Reckya Madougou candidate en lice pour l’élection présidentielle d’avril prochain a été arrêtée. Une arrestation dont Frédéric Joël Aïvo, aussi candidat à ladite élection, a échappé belle. Dans une publication sur sa page Facebook, l’opposant revient sur la situation et relate les faits.

«N’ayez pas peur !!! »

«J’ai partagé ce mercredi 3 mars 2021 la tribune d’un meeting de l’opposition béninoise avec ma sœur Mme Reckya Madougou, candidate du Parti Les Démocrates, à l’élection présidentielle de 2021.

Alors que nous clôturions ce meeting aux environs de 19h, en présence de plusieurs  personnalités de l’opposition, la salle des fêtes Tiwani de Porto-Novo a été encerclée par un fort détachement des forces de l’ordre. Nous sommes néanmoins sortis et avons rejoint nos voitures pour rentrer chez nous.

Je suis reparti ensemble dans la même voiture que l’Ambassadeur Moïse Kérékou et la Ministre Reckya Madougou. C’est alors que, sur le pont de Porto-Novo, notre voiture a été bloquée par les forces de l’ordre. L’Ambassadeur Kérékou et moi-même ainsi que le conducteur avons été débarqués de force par ce détachement fortement militarisé.

Quatre (4) agents des forces de l’ordre se sont emparés de notre voiture avec Mme la Ministre Madougou, maintenue de force à bord et emportée vers une destination inconnue.

Après mes investigations, elle serait à la Brigade économique et financière de Cotonou.

Elle a évidemment tout mon soutien et celui de tout le Front. Comme convenu publiquement cet après-midi à Porto-Novo devant nos militants, il s’agit d’un combat pacifique mais résolu devant lequel nous ne reculerons pas quels que soient les intimidations, les obstacles et les brimades. »

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Au cours d’une conférence de presse tenue ce jeudi 11 février 2021, certains députés de l’Union progressiste (UP) ont réagi aux accusations portées à l’encontre de la mouvance présidentielle par les leaders du parti “Les Démocrates” sur la question du parrainage.

L’Union progressiste (Up) n’a pas refusé de parrainer le duo du parti “Les Démocrates”. C’est l’essentiel à retenir de la conférence de presse de cette grande formation politique de la mouvance présidentielle. « Depuis le début, j’ai dit que je veux parrainer l’opposition. Mais ils mentent quand ils disent qu’ils sont venus chercher les parrainages qu’on a refusé », a réagi le député Orden Alladatin.

Et de poursuivre : « Des partis politiques, la FCBE a écrit à notre parti politique…. Il y a d’autres qui ont écrit pour dire qu’ils veulent les parrainages… Pendant ce temps, le Duo dit Duo authentique des Démocrates n’a vu personne. Monsieur Djivo n’a appelé personne d’entre nous. Madame Reckya n’a appelé personne d’entre nous».

Il balaie ainsi d’un revers de main les allégations faisant état du refus des partis de la mouvance de parrainer le duo du parti “Les Démocrates” composé de Reckya Madougou et de Patrick Djivo. Pour le député de la 16è Circonscription électorale, le jeu sera bel et ouvert. «Ceux que nous on a vus, on les a parrainés. Et le jeu sera ouvert », a-t-il indiqué.

Selon lui, « Le président Yayi Boni ne veut pas que Les Démocrates se présentent. Ils ont tout mis en jeu pour.»

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Ce mardi 9 février 2021 sur sa page Facebook, Reckya Madougou a publié un message poignant concernant la situation des parrainages pour la présidentielle de 2021 au Bénin et celui des attaques verbales et dénigrements qu’elle subit sur la toile.

Reckya Madougou monte au créneau. Candidate à l’élection présidentielle du 11 avril 2021 avec le parti Les Démocrates, l’ancienne ministre n’aurait jusqu’à présent pas de parrainages. Elle lance un vibrant appel à l’endroit des responsables concernés via les réseaux sociaux.

«Libérez Les Parrainages ! C’est depuis la place Bio Guerra à Parakou, la terre de mes aïeux, contrée où gît mon père enseveli au milieu des siens sous la latérite de la savane enveloppant la cité des Koborou. C’est depuis cette place emblématique de souvenirs et de symbole que je vous adresse cet appel. Libérez Les Parrainages pour la présidentielle 2021», a-t-elle fulminé avant de réagir contre ses détracteurs qui s’agitent contre sa candidature sur les réseaux sociaux.

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«Je suis sensible à vos peines, j’entends votre rage face à leurs aboiements contre ma candidature à votre service. Je suis imperméable à leurs menaces. Je suis imperméable aux intimidations. Je suis imperméable aux diatribes des activistes qu’ils ont lâchés à mes trousses sur les réseaux sociaux. Je resterai insensible aux forfaitures des 250 nouveaux activistes qu’ils viennent de recruter pour me dénigrer », a-t-elle rassuré.

«Ma candidature leur cause si tant de l’insomnie ? S’ils sont aussi sûrs d’eux-mêmes, alors qu’ils ouvrent le jeu. Qu’ils laissent le peuple nous départager. S’ils ne craignent pas la razzia dans les urnes, qu’ils nous permettent de compétir », a ajouté Reckya Madougou. C’est pour dire que la dame de fer compte sur ses forces de frappe pour renverser les tendances. Et si les parrainages lui sont accordés, elle fera forte au soir du 11 Avril.

Bénin : arrestation de Reckya Madougou, Joël Aïvo réagit et relate les faits

Bénin: Reckya Madougou et Joël Aïvo dans la course présidentielle d’avril 2021

Tout s’active au Bénin dans le cadre des présidentielles d’avril prochain. Dans le camp de l’opposition, le Front pour la Restauration de la Démocratie (FRD) a choisi Joël Aïvo et Reckya Madougou.

Ainsi, par un communiqué en date du 03 février, la Conférence des présidents du collectif a porté son choix sur l’Agrégé en droit Joël Aïvo et l’ancienne ministre des Finances Reckya Madougou.

Un duo sur lequel l’opposition compte faire face à l’actuel Président Patrice Talon au cours de cette élection présidentielle. Les Démocrates étant un parti appartenant au Front, ils ont eux aussi un des leurs comme candidat.

Rappelons que Reckya, est une femme politique. Elle fut deux fois ministre du gouvernement Boni Yayi, d’abord ministre de la Microfinance, de l’Emploi des jeunes et des femmes avant d’occuper le poste de ministre de la Justice. Auteure de l’ouvrage « Soigner les certitudes, Reckya Madougou est également conseillère spéciale du président togolais Faure Gnassingbé.

Quant à Frédéric Joël Aïvo, le surnommé « Le Professeur » au Bénin est un constitutionnaliste, professeur des universités et homme politique béninois. Doyen de la Faculté de droit et de science politique de l’Université d’Abomey-Calavi entre 2016 et 2019, il est actuellement Professeur titulaire de droit public.

Président de l’Association béninoise de droit constitutionnel (ABDC) depuis sa création en 2009, il annonce le 29 février 2020 mettre un terme à ses onze ans de présidence pour « scruter d’autres horizons ». Surement que ce choix pour les présidentielles fait partie de cette décision.

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