Est- ce à vous de faire la leçon à la Turquie ? », Erdogan hausse le ton et menace

Diplomatie : « Est- ce à vous de faire la leçon à la Turquie ? », Erdogan hausse le ton et menace

Des ambassadeurs de dix pays ont conjointement demandé la libération immédiate d’un homme d’affaires turc. Une demande qui n’a pas été digéré par le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui menace d’expulser les diplomates.

Les diplomates ont affirmé lundi que « les ambassades du Canada, de la France, de la Finlande, du Danemark, de l’Allemagne, des Pays-Bas, de la Nouvelle-Zélande, de la Norvège, de la Suède et des Etats-Unis d’Amérique.

Ils estiment toutes qu’une résolution juste et rapide de son affaire doit répondre aux obligations internationales et aux lois nationales de la Turquie.

En prenant acte des décisions de la Cour européenne des droits de l’Homme sur ce sujet, nous appelons la Turquie à assurer sa libération immédiate ».

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 « J’ai dit à notre ministre des Affaires étrangères que nous ne pouvions pas nous permettre de les accueillir dans notre pays. Est-ce à vous de faire la leçon à la Turquie ? » a demandé M. Erdogan aux journalistes au cours de son vol de retour d’Afrique vers la Turquie.

Le ministère turc des Affaires étrangères a convoqué mardi les ambassadeurs de dix pays, dont les Etats-Unis, l’Allemagne et la France, en réponse à une déclaration appelant à la libération de l’homme d’affaires incarcéré Osman Kavala.

Côte d’Ivoire : présidentielles 2025 dans le viseur ? cette sortie de Gbagbo suscite des interrogations

Côte d’Ivoire : présidentielles 2025 dans le viseur ? cette sortie de Gbagbo suscite des interrogations

Laurent Gbagbo continue sa bataille politique en Côte d’Ivoire. L’ancien président ivoirien, a accordé une interview exclusive sur France 24. Avec le journaliste, ils ont décortiqué la situation politique actuelle de l’homme. Plusieurs sujets ont été abordés en l’occurrence la limitation des mandats et l’âge des candidats à 75 ans.

Ainsi, sur la question de limitation d’âge à 75 ans, Laurent Gbagbo s’oppose et trouve « ringard » cette décision. Il s’est ensuite comparé à l’actuel président des Etats Unis, Joe Biden, qui selon Gbagbo est plus vieux que lui. 

« Dans un pays civilisé, on n’élimine pas les candidats par leur âge, à cause de leur âge. Joe Biden est plus vieux que moi », se justifie Laurent Gbagbo. « Je suis contre », a-t-il formellement martelé.

Il faut rappeler que le président avait milité pour la limitation des mandats et de l’âge des candidats à 75 ans.

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Avec cette sortie, l’on voit clairement que l’ancien Chef d’Etat vise l’élection présidentielle de 2025 même si pour l’instant l’homme politique ne l’évoque pas.  Qui vivra verra dit-on.

Le weekend dernier, Gbagbo a organisé le premier congrès constitutif de son nouveau parti PPA CI à l’hôtel Ivoire à Abidjan. Une rencontre qui a connu la présence de plusieurs personnalités politiques.

Cour de justice de la CEDEAO : Faure Gnassingbé doit verser 30 millions à une victime

Cour de justice de la CEDEAO : Faure Gnassingbé doit verser 30 millions à une victime

L’Etat togolais doit verser une somme de 30 millions à une femme. Une sentence prononcée suite à une plainte portée par une dame, la nommée madame S. Elle a été victime de violence lors d’une manifestation en 2017.

« Entre août 2017 et 2019, des organisations de défense des droits de l’homme documentent plusieurs allégations de torture et de mauvais traitements au Togo. A l’origine de ces violences : la répression de manifestations contre le pouvoir en place. C’est dans ce contexte que Madame S., une commerçante de 40 ans, est arrêtée par des agents des forces de l’ordre le 7 septembre 2017. La victime, mère de quatre enfants, est battue et traînée par terre par des policiers. S’en suivent des séquelles physiques qui nécessitent une hospitalisation et un traumatisme psychologique », écrit le CACIT.

La décision a été prononcée par la Cour de justice de la CEDEAO et rendu public par le Collectif des associations contre l’impunité au Togo (CACIT).

En effet, la femme, soutenue par le Groupe d’intervention judiciaire SOS-Torture, a demandé réparation des actes de torture et des mauvais traitements que lui ont infligés les forces de police.

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La cour de justice, dans sa décision, demande en outre à l’Etat togolais de mener l’enquête sur les circonstances de ces violences.

L’institution judiciaire indique que la dame avait dans un premier temps saisi le tribunal de première instance de Lomé de l’affaire. C’est face à l’inaction de la justice togolaise qu’elle a décidé en juillet 2018 de porter l’affaire devant la Cour de justice de la CEDEAO.

Brigitte Adjamagbo adresse un message à Laurent Gbagbo

Togo : Kafui Adjamagbo adresse un message à Laurent Gbagbo

Le parti Convention Démocratique des Peuples Africains dans un courrier signé par Kafui Adjamagbo JOHNSON, envoi ses salutations au PPA CI.

En effet, le parti CDPA n’est pas resté en marge du nouveau parti mis en place par Laurent Gbagbo. Dans ledit courrier, la CDPA félicite l’ancien Chef d’Etat et promet un travail acharné en vue d’un renforcement des liens de solidarité entre les deux partis.

Lire le message

« MESSAGE DE LA CDPA AU PARTI DES PEUPLES AFRICAINS COTE D’IVOIRE

La Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA), salue la naissance du Parti des Peuples Africains Côte d’ivoire (PPA CI) en son Congrès constitutif des 16 et 17 octobre 2021, une initiative qui est la suite de la victoire de Laurent Koudougou Gbagbo sur les forces réactionnaires et impérialistes qui ont échoué à le briser en même temps que son parti le FPl.

La CDPA affirme que le PPA CI, est un parti frère, à travers son nom, son logo, un parti qui campe résolument dans le socialisme, le panafricanisme, la souveraineté pour la démocratisation, la justice sociale et la refondation de I ‘Afrique.

La CDPA en effet, se retrouve parfaitement dans ces objectifs face au recul évident des acquis démocratiques en Afrique, avec des violences orchestrées, les manipulations des constitutions et des règles régissant les élections, l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire et des services administratifs de l’Etat.

La CPDA travaillera d’arrache-pied au renforcement des liens de solidarité entre nos deux partis pour apporter notre contribution à la réalisation du bonheur et la souveraineté des peuples africains.

Guidés par les principes du socialisme et du panafricanisme vers la réalisation des Etats Unis de l’Afrique libre.

VIVE LA LUTTE PATRIOTIQUE DES PEUPLES AFRICAINS

La Secrétaire Générale

Kafui ADJAMAGBO JOHNSON »

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L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo a tenu le congrès de son nouveau parti PPA CI les 16 et 17 octobre à Abidjan. Plusieurs autorités du pays et d’ailleurs ont été de la partie.

Guinée Bissau : un autre coup d’Etat déjoué, les faits

Guinée Bissau : un autre coup d’Etat déjoué

Le Chef d’Etat-Major de la Guinée Bissau a annoncé un coup d’Etat avorté alors que le Chef d’Etat Umaru Sissoco Embalo est en visite de travail à l’extérieur du pays.

« Nous avons réussi à identifier un groupe de militaires des FARP (Forces armées révolutionnaires du peuple) qui est en train de mobiliser des soldats en achetant leur conscience contre des billets de banque afin de subvertir l’ordre constitutionnel établi », a déclaré le Général Nan Ntan, chef d’Etat-Major.

« Ce sont les soldats ayant reçu de l’argent qui ont dénoncé les auteurs de ces actes ignobles », a poursuivi le Chef d’Etat-major.

Le général a fait cette révélation, à l’occasion de la cérémonie de célébration du 47e anniversaire de la création de la Police militaire. L’armée sait ce qui se trame grâce à des fuites sur le coup d’Etat., a-t-il déclaré.

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Cette annonce intervient le jour même où le président effectue une visite de travail de 48 heures.

Rappelons que la pays a connu 4 putschs d’Etat dont le dernier remonte à 2012. La Guinée-Bissau a été le théâtre de 16 tentatives de coup d’État et de nombreux changements de gouvernements.

voici le nom et l’emblème du nouveau parti politique de Gbagbo

Côte d’Ivoire : voici le nom et l’emblème du nouveau parti politique de Gbagbo

Le projet de création du nouveau parti politique de Gbagbo annoncé le 9 août dernier avance. Dans ce sens, le groupe de réflexion élargi ainsi que l’ancien Chef d’Etat ont tenu une séance de travail ce jeudi 14 octobre.

L’ordre du jour était axé essentiellement sur la restitution des travaux des deux commissions chargées respectivement de la rédaction du projet du manifeste et des textes fondamentaux du parti. A la suite de cette restitution, un débat a été mené à l’effet de trouver, entre autres, le nom, l’emblème et le sigle du parti.

A l’issu, le groupe a retenu comme projet de nom : 𝗹𝗲 𝗣𝗮𝗿𝘁𝗶 𝗱𝗲𝘀 𝗣𝗲𝘂𝗽𝗹𝗲𝘀 𝗔𝗳𝗿𝗶𝗰𝗮𝗶𝗻𝘀 – 𝗖𝗼̂𝘁𝗲 𝗱’𝗜𝘃𝗼𝗶𝗿𝗲, 𝗲𝗻 𝗮𝗯𝗿𝗲́𝗴𝗲́ « 𝗣𝗣𝗔-𝗖𝗜 ». Le projet d’emblème est « 𝗟𝗲𝘀 𝗱𝗲𝘂𝘅 𝗺𝗮𝗶𝗻𝘀 » 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲𝗹𝗮𝗰𝗲́𝗲𝘀 𝗾𝘂𝗶 𝘀’𝗶𝗻𝗰𝗿𝘂𝘀𝘁𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝘂𝗻𝗲 𝗰𝗮𝗿𝘁𝗲 𝗱’𝗔𝗳𝗿𝗶𝗾𝘂𝗲. Le signe de ralliement proposé est « 𝗟𝗲𝘀 𝗱𝗲𝘂𝘅 𝗺𝗮𝗶𝗻𝘀 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲𝗹𝗮𝗰𝗲́𝗲𝘀 ».

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« Ces propositions seront soumises au Congrès qui reste souverain quant au choix définitif du nom du parti, de son emblème, de son sigle ainsi que de ses couleurs », a indiqué le groupe dans un communiqué signé par le Président du Congrès, le Professeur Sébastien Djédjé Danon.

Nouveau sommet Afrique France: l'analyse d'un politiste togolais sur les participants

Nouveau sommet Afrique France: l’analyse d’un politiste togolais sur les participants

Le nouveau Sommet Afrique-France s’est tenu ce vendredi 8 octobre à Montpellier en France. Ce sommet a été particulier par l’absence des chefs d’Etat et d’autorités institutionnelles. Il a été exclusivement consacré à la jeunesse d’Afrique et de France qui, selon la métropole, bâtit, chaque jour, l’avenir de la relation entre la France et le continent africain. Le président Macron a retrouvé un intérêt subit pour la jeunesse et les sociétés civiles du continent noir. Les raisons…

La première édition du nouveau sommet Afrique-France a connu la participation d’une dizaine de jeunes, originaires de plusieurs pays africains et incarnant le renouveau du continent. Ces derniers ont pris part à la séance plénière du Sommet avec le président français devant qui ils ont été incisifs, à la limite, acerbes dans leurs prises de parole. Leurs grandes envolées lyriques empreintes de furie débitant des propositions éclairées depuis Montpellier pourront-elles impacter directement les décisions du haut niveau en Afrique ?

NON-DITS DU NOUVEAU SOMMET AFRIQUE-France

La révolte africaine contre la politique africaine de la France est portée par une nouvelle génération sur le continent. Cette réalité impose au président français, je suppose, de mettre en place un cadre d’écoute de ces jeunes qui représentent, selon l’ancien premier ministre malien Moussa Mara, le grand défi, donc le grand danger. Ainsi, ce nouveau format va permettre à la France de revoir sa politique étrangère en Afrique. Alors, va-t-on vers une nouvelle relation diplomatique entre la France et le continent africain par l’entremise des entités sub-étatiques ?

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En tout cas, si l’on se transporte de Montpellier à Bamako, à Ndjamena, nous retrouverons cette jeunesse-là qui est vent debout contre l’ingérence politique de la France dans ces pays en proie au terrorisme. Au Mali, au Sénégal et plus récemment au Tchad, lors des mouvements de protestation, les jeunes du Continent s’en prennent aux symboles de la présence française en Afrique.

Le président Emmanuel Macron a reconnu la force numérique de la jeunesse africaine : « l’Afrique est composée à plus de 70% des jeunes, d’adolescents et d’enfants. C’est un continent de promesse, d’espoir… ». C’est pourquoi « un pays comme la France qui a cette histoire particulière a, d’abord et avant tout, une responsabilité, un devoir. C’est de répondre aux aspirations et aux demandes de la jeunesse africaine. Et c’est d’avoir des projets qui correspondent à ses aspirations, à ce qu’elle nous demande de faire », a indiqué Macron.

Il est, donc, assez vrai et évident que dans une partie de l’Afrique francophone, on assiste à une montée du sentiment anti-français. Des mouvements citoyens font de l’opposition à la France leur cheval de bataille. Cependant, « la France veut assumer sa part d’africanité », s’est engagé le président français. D’où l’urgence d’un nouveau format des relations Afrique-France pour établir un rapport direct avec la jeunesse africaine.

L’esprit de ce nouveau sommet Afrique-France, c’est de composer, de co-créer cette Afrique nouvelle avec ceux qui sont animés de ce panafricanisme flamboyant. Ce sont les jeunes, les acteurs de la société civile. Mais…

AVEC LES ENTITÉS À SOUVERAINETÉ LIÉE ?

La diplomatie a longtemps été considérée comme le « domaine réservé » du souverain. À ce terme est associé l’idée d’États entretenant des relations entre eux. Mais depuis plusieurs décennies, l’État central perd progressivement son monopole sur l’activité extérieure et doit composer avec un nombre croissant de nouveaux acteurs qui investissent la scène internationale, parmi lesquels des entités territoriales sub-étatiques et les individus (personnes physiques).

Cette évolution des relations internationales modernes, c’est ce qui est vécu lors de ce nouveau sommet Afrique-France. Un pays, la France à travers son président, Emmanuel Macron, a voulu discuter avec les acteurs sub-étatiques qui malheureusement détiennent une souveraineté liée (Sovereignty-bound), selon l’expression de James Rosenau, Spécialiste des relations internationales et pionnier dans l’étude de la mondialisation. Ce qui amène à s’interroger sur les conséquences voire les retombées de ce sommet quand on sait que les décisions de gouvernance n’appartiennent pas aux sociétés civiles africaines encore moins aux individus africains.

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L’une des participants au nouveau sommet Afrique-France, notamment la Burkinabé Eldaa KOAMA l’a très bien reconnu lorsqu’elle livrait son message au président Macron en ces termes : « Monsieur le président, vous avez voulu ce sommet différent. Vous nous avez appelés, nous sociétés civiles tout en sachant bien que nous, tout ce qu’on peut faire, c’est dire ce qu’on pense, mais vous, vous êtes président et vous pouvez prendre des décisions… », a-t-elle évoqué.

Ceci étant l’association des chefs d’Etat africains absents à ce nouveau sommet Afrique-France reste indispensable et incontournable. Ils ont et auront leurs mots à dire pour la « je suppose » bonne application des résolutions dudit sommet. Maintenant, l’on se demande si cette association se fera de manière imposée parce que c’est ce que les jeunes africains ont décidé sans eux ou ce serait amendé pour un document final partagé par tous ? La question vaut son pesant d’or et l’après nouveau sommet Afrique-France nous édifiera plus.

Donis AYIVI, Politiste internationaliste, Consultant en Communication et en Gouvernance démocratique

Rencontre Europe-Afrique 2021 : qui seront les représentants du Togo à cette 14è édition ?

Rencontre Europe-Afrique 2021 : qui seront les représentants du Togo à cette 14è édition ?

L’Institut Aspen France, à travers un communiqué de presse informe sur le prochain sommet Europe – Afrique. Il se tiendra les 25,26 et 27 novembre 2021 au Centre des Pensières de la Fondation Mérieux à Annecy en France. Pour cette 14è édition, le thème central est : « Agenda 2063 : à la recherche d’un business model africain ».

Sur ces trois jours, il sera question pour les personnalités européennes et africaines de premier plan, de réfléchir sur le développement et à la relation entre l’Afrique et l’Europe.

Lors de la rencontre, six sessions thématiques seront organisées autour d’une cinquantaine de participants. Il s’agira des chefs d’entreprise, des bailleurs de fonds institutionnels, économistes ou dirigeants européens et africains.

Parmi eux, le Togo de Faure Gnassingbé sera représenté par deux élites. Il s’agit de Kako NUBUKPO, économiste, commissaire togolais à l’UEMOA et également ancien ministre ancien ministre de la Prospective et de l’Évaluation des politiques publiques du Togo. L’ancien Premier ministre togolais et actuel président du FIDA, Gilbert HOUNGBO sera aussi de la partie.

Il faut noter que ces dernières années, plusieurs nations s’installent sur le continent africain. Et l’objectif pour L’Institut Aspen France est de renforcer les partenariats mutuellement bénéfiques.

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Cette rencontre dont la Banque mondiale sera le partenaire officiel est organisée tous les deux ans. Elle sera présidée par l’ancien directeur général de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), Pascal LAMY.

Sommet Afrique - France : la foudroyante intervention de la burkinabé Eldaa KOAMA

Sommet Afrique – France : la foudroyante intervention de la burkinabé Eldaa KOAMA

A Montpellier, le 28 ème sommet Afrique-France a réuni 3000 jeunes africains autour des échanges avec le président Français Emmanuel Macron. Ainsi, le 08 octobre, 11 jeunes sélectionnés parmi les 3000 ont débattu sur « les sujets qui fâchent sur la table » avec Macron.  

Nous avons recueilli l’intervention « sans filtre » de la Burkinabé Eldaa KOAMA pour vous :  

 « L’aide au développement tant qu’elle n’aide pas, tant qu’elle n’amène pas à se départir de l’aide comme le dit Thomas Sankara il faut s’en débarrasser. Ce type d’aide rend esclave, empêche les populations s’en sortir par elles-mêmes, le meilleur étant chacun d’entre nous »

« Joseph Ki-Zerbo l’intellectuel africain, certainement que vous le connaissez, vous lisez beaucoup n’est-ce pas Monsieur le président, il a dit : on ne se développe pas on développe.  Alors si on ne se développe pas, on ne peut pas non plus aider à développer. Ça fait près d’un siècle que l’aide au développement se balade en Afrique ça ne marche pas »

L’Afrique se développera par elle-même, par le potentiel local et celui de la diaspora, par l’interdépendance avec les autres nations de la planète mais surtout à travers des collaborations saines, je répète, saines, transparentes, constructive »

« il y a des têtes bien faites, il y a des investisseurs aussi en Afrique nous innovons déjà en Afrique et si ce n’est pas co-constructif dans cette relation qu’on imagine, on n’en veut pas, c’est tout. Finies les expressions ‘sauvons l’Afrique’ ‘aidons l’Afrique’ ‘il y a tellement de misérables là-bas’ c’est fini M. le Président. Alors si on doit vivre ensemble parce qu’il le faut à tout prix ce sera dans l’interdépendance je répète mais surtout dans le respect et la valorisation des uns et des autres »

Que chacun prenne ses responsabilités

« M. le Président vous avez voulu ce sommet différent vous nous avez appelé nous société civile tout en sachant bien que tout ce qu’on peut faire c’est dire ce qu’on pense. Vous êtes un président, vous pouvez prendre les décisions. Que chacun prenne donc ses responsabilités dans ce sommet »

« Proposer des actions concrètes …je pense que vous le savez-vous, l’AFD, l’agence française de développement fête bientôt ses 80 ans. C’est l’occasion de faire différemment : changez déjà le nom, changez le fonds, on veut des partenariats qui soient clairs, transparents.

On peut parler, on a notre mot à dire, on peut aussi agir et on peut mettre aussi de l’intellect et des ressources financières sur la table de discussion ».

« Je vais finir Monsieur le Président, et je vous propose de visualiser avec moi ceci : si la relation entre les pays d’Afrique et la France était une marmite, sachez qu’elle est très sale cette marmite.

Elle est sale de reconnaissance légère, elle est sale des exactions commises, elle est sale de compromissions, elle est sale de non transparence, elle est sale de vocabulaire dévalorisant. Elle est sale, monsieur le Président ! Je vous invite à la récurer par des actions concrètes.

Si vous refusez de la laver, si vous voulez quand même préparer là-dedans, je ne mangerai pas, nous ne mangerons pas, l’Afrique ne mangera plus. Le repas sera prêt vous serez le seul à table avec un appétit difficile. A bon entendeur salut ». 

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Alors chers lecteurs que pensez-vous des propos de notre ambassadrice? Selon vous ce sommet aura-t-il de l’impact sur la relation Afrique-France ? laissez-nous vos avis en commentaire.

Russie ou France en Afrique : voici ce que pense le journaliste Alain Foka

Russie ou France en Afrique : voici ce que pense le journaliste Alain Foka

Le journaliste camerounais, Alain Foka comme à l’accoutumée s’est également prononcé sur la présence de la Russie en Afrique francophone.

L’arrivée du groupe Wagner (Russie) en Afrique francophone fait couler beaucoup d’encre. Un sujet qui ne cesse de susciter des débats houleux sur les plateaux. Cette arrivée des russes déplaît visiblement aux occidentaux et plus encore la France d’Emmanuel Macron.

En effet, dans une vidéo diffusée sur sa page Facebook, le journaliste camerounais, Alain Foka donne ses points de vue sur la situation. Pour le journaliste, les impérialistes doivent laisser les africains choisir leurs alliés.

« Vos ennemis ne sont pas les nôtres » tranche Alain Foka. « (…) Laissez-nous s’il vous plaît la liberté de choisir nos alliés » ajoute-t-il. Analysant la situation dans de nombreux pays, il constate que les choses n’avancent pas vraiment. Pour cette raison, il estime que les africains peuvent et ont le droit de tester d’autres solutions.

Selon, le journaliste de la Radio France Internationale (RFI), cela fait des siècles que les solutions occidentales sont testées sans forcément des résultats concluants.

Même si certains rapports de l’ONU condamnent les malversions des forces russes en l’occurrence en Centrafrique, il faut dire qu’une bonne partie de l’opinion africaine surtout francophone n’est pas contre l’arrivée de ces derniers.

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Pour l’opinion, il est temps que l’Afrique tente d’autres alternatives pour essayer d’équilibrer les forces et tisser des partenariats gagnant-gagnant.