Togo : coup de grâce de Faure Gnassingbé à 364 prisonniers

Togo : coup de grâce de Faure Gnassingbé à 364 prisonniers 

364 prisonniers ont recouvré la liberté par grâce présidentielle, ce jeudi 03 novembre 2022 dans 12 prisons sur l’étendue du territoire. Un geste fort et salutaire du président de la République, Faure Gnassingbé, qui, dans un décret signé le 31 octobre dernier, comme l’indique le document, d’accorder la liberté à ces prisonniers.  

Le décret a été signé après avis du Conseil supérieur de la magistrature et suite à un rapport des ministres de la justice et des législations, Pius Agbetomey, de la sécurité et de la protection civile, Yark. Il s’agit d’une remise de peine restant aux détenus qui ont déjà purgé une bonne partie de leurs peines.

Sur le document déclarant leur liberté, il s’agit de 114 à la prison civile de Lomé, 6 personnes détenues de la prison civile de Dapaong, 17 à la prison civile de Mango, une personne à Kanté, 22 à la prison civile de Kara, 13 à la prison civile de Bassar.

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28 pensionnaires de la prison civile de Sokodé sont aussi bénéficiaires de la grâce présidentielle. La prison civile d’Atakpamé pour sa part va libérer 42 prisonniers.

Les bénéficiaires sont 38 à la prison civile de Kpalimé, 20 à la prison de Notsè, 28 à la prison de Vogan, 33 à la prison civile d’Aného.

Notons que le dernier coup de grâce de Faure Gnassingbé remonte au 1er avril 2020, dans le cadre des mesures anti- covid, afin de désengorger massivement les prisons. Ils étaient 1048 détenus sur toute l’étendue du territoire national à obtenir la liberté.

Togo : Faure Gnassingbé fait libérer plusieurs prisonniers

Togo : Faure Gnassingbé fait libérer plusieurs prisonniers

L’annonce est tombée ce jeudi 3 novembre. Le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé a accordé une grâce présidentielle a de centaines de prisonniers. L’information émane du journaliste Loïc Lawson dans un tweet sur son compte. 

 » Grâce présidentielle pour de centaines de prisonniers sur toute l’étendue du territoire. Processus de Libération en cours actuellement. Beaucoup retrouveront enfin leurs familles. La liberté n’a pas de prix. Grand geste de @FEGnassingbe à saluer  ». 

Nous y reviendrons.

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Sokode : Main lourde de la justice contre cinq trafiquants de défenses d'éléphants

Sokode : Main lourde de la justice contre cinq trafiquants de défenses d’éléphants

C’est une peine de nature à dissuader d’éventuels téméraires trafiquants d’espèces protégées en voie d’extinction. Dans la croisade contre la criminalité faunique, le Tribunal de Première Instance de Sokodé, chef-lieu de la région centrale, a eu la main un peu plus lourde contre les nommés, KIZA Matozoué (chausseur, propriétaire des deux grosses pointes), et ses quatre autres complices, KAZIMNA Pakoubadi, TASSOU Faladèma INOUSSA Nourri (guérisseur) et SONHAYE Agbala. Coupables, selon le juge, de destruction et de tentative de commercialisation directe sans droit, de deux grosses défenses d’éléphant le 26 août 2022 à Sokodé.

A cet effet, KIZA Matozoué, propriétaire des deux grosses pointes devra croupir quinze mois ferme en prison et payer quinze millions de francs d’amende. Parce que déclaré coupable de tuerie d’éléphants dans le parc Fazao, de circulation et de commercialisation illégale de deux grosses défenses d’éléphants, espèce intégralement protégée.

La condamnation des trafiquants

Les quatre autres prévenus trafiquants d’ivoire sont condamnés chacun pour complicité de tentative de commercialisation des pièces d’espèce animale intégralement protégée, à quinze mois de prison dont neuf mois de sursis et à payer une  amende de dix millions de francs chacun.

Outre les différentes peines, les cinq contrevenants devront trouer encore leur portefeuille. Au motif qu’ils vont casquer solidairement vingt millions de francs de dommages et intérêts en faveur du Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières (MERF).

Le procès des cinq trafiquants de deux grosses pointes d’éléphants a été pédagogique. D’abord pour condamner les cinq trafiquants, le juge a fait référence à l’article 761 du nouveau code pénal du Togo qui dit clairement que la destruction et la commercialisation, directe ou indirecte, sans droit d’espèces animales ou végétales protégées en vertu des dispositions législatives et réglementaires en vigueur et des conventions internationales auxquelles la République du Togo est partie est punie d’une peine d’un à cinq ans d’emprisonnement et d’une amende d’un million à cinquante millions sans préjudice de toute autre disposition du présent code.

Ensuite, le juge, pour rappel de sensibilisation, a souligné que les espèces animales dont l’éléphant, le pangolin et autres sont protégés, de même que les espèces marines dont le requin et les espèces végétales comme l’iroko et d’autres arbres sont protégés.

Une destruction de la chaîne humaine

« Nul n’est censé ignorer la loi. Le pangolin est protégé et ceux qui en mangent doivent cesser. Lorsqu’on tue ces animaux protégés on détruit la chaîne humaine. Lorsqu’on tue les animaux en désordre, d’abord les générations futures ne connaîtront plus ses espèces, ensuite on détruit l’équilibre de l’écosystème. Vous allez dire que ce sont des animaux, mais ces animaux sont protégés et ne doivent pas être tués. Je nous invite à participer à la politique de l’Etat de la protection des espèces en voie d’extinction », a-t-il déclaré.

« Un éléphant est un animal protégé par l’Etat togolais et les textes internationaux ratifiés par notre pays. Un espace leur ait aussi aménagé. C’est le parc Fazao. Mais  les gens vont violer encore l’espace de ces espèces en voie d’extinction, sans autorisation pour les tuer. C’est grave ! Cette manière de procéder est une destruction  de l’environnement. Et, les cinq détenus savent tous que la commercialisation de l’ivoire est interdite. Ils ont donc agi en connaissance de cause et sape du coup la politique de la protection de l’environnement de l’Etat Togolais. La destruction et la tentative de commercialisation directe sans droit des pièces d’espèces en voie d’extinction, est punie par l’article 761  du nouveau code pénal », a ajouté le procureur.

Cette sanction est encourageante et démontre une vraie prise de conscience de la gravité des faits par le tribunal de première instance de Sokodé. « Le Togo n’a presque plus d’éléphants dans sa faune en proie à l’action humaine. Appréhender encore des individus en possession des défenses d’éléphant qu’ils ont récemment abattu dans ladite faune, ne peut mériter qu’une application dissuasive de la loi comme témoigne cette décision de justice », a déclaré le Coordinateur par intérim d’EAGLE-Togo.

D’énormes profits illégaux

Le Togo, conformément à ses engagements internationaux relatifs à la convention de Washington de 1977 portant sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction, doit se faire le devoir de punir les trafiquants de produits fauniques avec rigueur et l’application effective de la loi par de fortes peines d’emprisonnement fermes, seul moyen de dissuader les trafiquants ou d’envoyer un message fort aux autres qui sont impliqués ou qui pourraient avoir l’intention de mener de telles activités illégales.

Le trafic d’ivoire génère d’énormes profits illégaux pour des organisations criminelles complexes qui sont souvent responsables de l’abattage des éléphants. Ce trafic porte atteinte à l’État de droit et contribue au financement du crime organisé et des groupes armés dans certaines régions. Il est donc temps que ces criminels qui jalonnent les quatre coins du pays, soient jugés comme tels et que les sanctions appliquées par la justice soient exemplaires et dissuasives.

Rappelons que les cinq présumés trafiquants ont été arrêtés en flagrant délit de détention, de circulation et de commercialisation illégale de deux grosses défenses d’éléphant les 26 août 2022 à Sokodé et ont été déférés à la prison civile de Sokodé, le 29 août 2022. L’arrestation a été possible grâce aux agents de la Brigade de Recherches et d’Investigations  (BRI) de la police de Sokodé et du Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières (MERF) en collaboration avec EAGLE-Togo. (EAGLE-Togo)

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Mort du fils de Davido : cette prophétie datant de janvier secoue la toile 

Mort du fils de Davido : cette prophétie datant de janvier secoue la toile 

L’annonce de la mort du fils de Davido, artiste chanteur nigérian secoue le monde et le showbiz en général en ce début de semaine. 

Ifeanyi (3 ans), le fils que Davido a eu avec Chioma, est mort noyé dans la piscine dans la résidence de Davido à Banana Island à Lagos. D’après la presse locale, le drame est survenu à l’absence du couple. Ifeanyi aurait été sous l’eau pendant un bon moment avant d’être repéré et transporté d’urgence dans un hôpital.

La prophétie sur la mort du fils de Davido

Dans la journée de ce mercredi, une capture d’écran concernant l’artiste Davido a circulé sur la toile indiquant une prophétie du prophète Samuel King Ministries, datant de janvier, dont l’année n’a pas été précisée.

 » Prions pour David ADELEKE alias Davido. Dans une vision, j’ai vu 2022 avec tant d’opportunités pour lui, de récompense et de récompense ! C’est la plus grande année pour lui-même jusqu’en 2023 ! Mais prions contre toute flèche de mort SURTOUT contre son fils ! N’importe quel proche. Dieu m’a révélé cela que cela arrivera si les prières ne sont pas FAITES. Je vois T et Y comme un indice très important pour cette prophétie également. DES CHOSES SE PASSENT !  », lit-on sur la capture.  

Un post qui fait jaser sur la toile. Pour certains, les prophètes sont des hommes de Dieu qui voient ce que nous on ne voit pas. D’autres estiment que c’est un faux problème mettant en question la prophétie du prophète.

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Pour rappel, le fils de la star a célébré le 20 Octobre dernier, son anniversaire. « Je prie de tout mon cœur pour que Dieu t’accorde une santé parfaite et un bonheur pur aussi longtemps qu’il est humainement possible. Tu deviendras plus grand que Moi, Joyeux anniversaire, fils @davidifeanyiadeleke ! !! », a posté Davido témoignant son amour à son fils.

Togo : Faure Gnassingbé fait parler son cœur dans l’Agou

Togo : Faure Gnassingbé fait parler son cœur dans l’Agou

Le président de la République Faure Gnassingbé a offert des articles scolaires, de matériels didactiques et de vivres aux populations de l’Agou. Un geste salutaire qui témoigne une fois de plus le côté sensible du président de la République à l’endroit des couches vulnérables. 


En effet, le 21 octobre dernier, Ablamba Sandra Johnson, ministre, Secrétaire général de la Présidence de la République, a remit au nom du Chef de l’État, un lot de kits scolaire et de vivres au monde socio-éducatif de l’Agou.

Faure Gnassingbé, pour une école accessible à tous


L’initiative s’inscrit dans la vision du Chef de l’Etat, qui consiste à rendre l’école accessible à tous les enfants en âge de fréquenter et à garantir une vie paisible aux parents.
L’aubaine pour Madame Ablamba Sandra Johnson, de réitérer aux populations d’Agou, l’importance de la paix et de la sécurité dont jouit le Togo et qui demeure une priorité du président de la République. 
« Ce climat mérite d’être préservé grâce à la vigilance et à l’engagement de chaque citoyen », a ajouté Madame Ablamba Sandra Johnson.

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Elle a prodigué d’utiles conseils aux élèves en insistant sur la discipline, l’assiduité et le respect de la hiérarchie qui constituent, selon elle, la clé du succès.
De son côté, l’honorable Patrick BOLOUVI, député et maire de la commune Agou 1, membre de la délégation, a rendu hommage au président de la République et lui a témoigné sa profonde gratitude pour son acte de générosité à l’endroit des populations.


Tout en rappelant à l’assistance, les réalisations du Chef de l’État dans la zone, l’honorable a ensuite invité les forces vives d’Agou à soutenir et à marquer leur adhésion à la vision de développement du chef de l’Etat.


C’est la joie du côté des bénéficiaires qui n’ont pas manqué de témoigner leur gratitude et remerciement aux Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé. 

Peter Tatchell, militant gay arrêté puis expulsé du Qatar

Mondial 2022 : réaction des autorités qataries sur l’expulsion d’un militant gay

Ce mardi 25 octobre, Peter Tatchell, un militant britannique gay manifestait dans les rues du Qatar, précisément à Doha quand la police a débarqué. Une présence de la police sur les lieux qui créée la polémique.

Selon les faits rapportés par Peter Tatchell dans un communiqué, la victime affirme s’être tenue “pendant 35 minutes” devant le Musée national à Doha avec une pancarte portant les mots : “Le Qatar arrête, emprisonne et soumet les LGBT à (des thérapies de) “conversion” #QatarAntiGay”, avant d’être interpellé par les forces de sécurité. Dans la vidéo, il explique qu’il s’exprime en soutien aussi aux femmes et aux travailleurs migrants du pays.

Peter Tatchell, expulsé du Qatar?

Le militant âgé 70 ans ajoute être resté “sur un trottoir pendant 49 minutes” entouré de “neuf officiers” qui l’ont interrogé ainsi que la personne qui le filmait et le photographiait avec son téléphone.

“La police a pris le téléphone et supprimé toutes les photos et vidéos, mais seulement après qu’elles aient été envoyées à Londres”, a précisé le militant, “en route pour l’aéroport”.

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Une version des faits que dénoncent et dément les autorités qataries. D’après le gouvernement, “Un individu debout sur un rond-point a été cordialement invité à se déplacer sur le trottoir, aucune arrestation n’a été effectuée”, a commenté le service de communication du gouvernement, “extrêmement déçu de voir des accusations sans fondement rapportées librement par des médias”.

Des témoins ont déclaré avoir vu cinq policiers demander à M. Tatchell de ranger sa banderole. L’un d’eux a dit qu’un officier avait serré la main du militant avant que les policiers ne remontent dans leurs véhicules.

Plus tôt mardi, l’émir du Qatar, Cheikh Tamim bin Hamad Al-Thani, a déploré que le petit Etat du Golfe soit la cible d’une “campagne sans précédent” de critiques à l’étranger.

Pour rappel, Peter Tatchell, avait été également arrêté pour une manifestation similaire à l’occasion de la Coupe du monde Russie -2018.

Iran : décès de l’homme le "plus sale du monde", l'origine du surnom

Iran : décès de l’homme le « plus sale du monde », l’origine du surnom

Amou Haji, l’homme « le plus sale du monde » est décédé dimanche dernier à l’âge de 94 ans annonce un média local. Il a hérité du surnom « le plus sale du monde » car l’iranien de nationalité ne s’est pas douché depuis plus d’un demi-siècle.

D’après les raisons évoquées par les médias, il a pris cette décision car il craignait « tomber malade », une fois prendre son bain.

Ainsi, Amou est resté sans verser l’eau sur son corps pendant des décennies. Mais « pour la première fois il y a quelques mois, des villageois l’avaient emmené aux toilettes pour se laver ».

Un court documentaire intitulé « L’étrange vie d’Amou Haji« , qui était célibataire, a été réalisé sur sa vie en 2013.

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Amou Haji est mort dans le village de Dejgah, dans la province de Fars (sud) en Iran.

Togo : 10671 agents recenseurs déployés pour le 5è RGPH

Togo : 10671 agents recenseurs déployés pour le 5è RGPH

Sur une durée de trois semaines notamment du 23 octobre au 12 novembre 2022, les agents recenseurs vont sillonner sur l’ensemble du territoire national dans le cadre du 5è recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-5). Les autorités étaient face à la presse ce lundi 24 octobre 2022 pour le lancement officiel.

Ils sont au total, 10 671 agents recenseurs, 2850 chefs d’équipes, 756 agents contrôleurs TIC, 50 superviseurs et 8 administrateurs régionaux à être formé pour cette mission qui consistera à connaître dans les prochains jours, le nombre exact de la population togolaise.

La cérémonie qui a été présidée par le ministre de l’Administration territoriale, Payadowa Boukpessi à l’hôtel 2 février, attend un bon rendu de l’institution qui pilote le projet notamment l’Institut national des statistiques et des études économiques et démographiques (INSEED).

Aussi, les résultats permettront au Gouvernement de mieux orienté ses politiques économiques et sociales. Avoir également une meilleure connaissance de la répartition de la structure de la population et cerner davantage la situation sociale des personnes vulnérables.

« Ensemble, planifions un meilleur avenir grâce au RGPH-5 ! Ensemble, unissons nos efforts, impliquons-nous personnellement et activement, faisons-nous recenser », a exhorté le ministre, Payadowa Boukpessi.

Notons que le Gouvernement se fait accompagner dans la mission par plusieurs partenaires à savoir ; la Banque mondiale, l’UNFPA, le PNUD, la GIZ, l’UNICEF et la Commission Économique pour l’Afrique (CEA).

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Commerce illégal d’ivoires : 3 trafiquants arrêtés à Lomé

Commerce illégal d’ivoires : 3 trafiquants arrêtés à Lomé

La lutte contre le commerce illégal d’ivoires, en protection des espèces en voie de disparition se poursuit. Dans cette dynamique, 50 statuettes en ivoire finement ouvragées, 11 dents de lions et une queue d’éléphant, des pièces d’espèces en voie d’extinction, formellement interdites à la vente, ont été saisies les 13 et 14 octobre 2022 à Lomé, au cours d’une opération des agents de l’Office Central de Répression du Trafic illicite de Drogue et du Blanchiment (OCTRIDB) et du Ministère de l’Environnement et des Ressources Forestières (MERF) en collaboration avec EAGLE-Togo.

Commerce illégal d’ivoires, un fléau a éradiqué

Mamoudou KAMARA et Oumaru KAMARA, de nationalité guinéenne, ont été arrêtées le 13 octobre 2022 à Lomé avec une importante quantité d’ivoire sous formes de pièces sculptées en statuettes. Pour faire la transaction, Oumaru KAMARA s’est déplacé dans un hôtel et a été interpellé au moment où il s’apprêtait à écouler les statuettes en ivoire mis soigneusement dans un sac après avoir emballé le tout dans un linceul blanc. Son complice, Mamoudou KAMARA qu’il avait placé dans la rue pour faire le guet, avait été découvert et arrêté sans qu’il n’ait le temps de prendre la fuite.

Poursuivant l’enquête, le 14 octobre et sur collaboration de Oumaru KAMARA, qui a fourni le nom de son fournisseur pendant son interrogatoire, une équipe de l’OCRTIDB accompagnée du dénonciateur s’est transportée le même jour à la bijouterie du Sénégalais nommé SECK Moustapha, où, sur renseignement, l’équipe est parvenue à identifier ce dernier puis procéder à son interpellation.

SECK Moustapha n’a pas reconnu être le propriétaire des statuettes d’ivoire, mais a admis que c’est une personne dont il n’a pas donné le nom qui lui aurait vendu les cinquante statuettes en ivoire. «  Dans l’activité de bijouterie, toute personne vient vendre les articles lorsqu’elle a besoin d’argent. C’est souvent des étrangers qui viennent me vendre et je ne connais pas ses gens et ce sont les blancs souvent qui viennent acheter », s’est-il défendu.

Il a précisé qu’il ne vend pas de l’ivoire. Pourtant, une queue d’éléphant en plus de onze dents de lions, des pièces des espèces entièrement protégées, ont été trouvées dans son atelier pendant la perquisition.

Un Commerce déclaré illégal depuis 1989

Les trois trafiquants arrêtés ont été reconnus coupables et déférés à la prison civile de Lomé le vendredi 21 octobre 2022. S’ils sont jugés, ils encourent une peine de prison allant d’un à cinq ans et d’une amende d’un (01) million à cinquante (50) millions de Francs CFA.

Rappelons que le Togo a adopté un code forestier, sans oublier les efforts de saisies d’ivoire en provenance des autres pays. Aussi, le nouveau code pénal dans son volet environnement renforce la protection de la faune et la flore dans son article 761 qui réprime d’un maximum de cinq ans de prison et de cinquante millions d’amende, toute personne qui directement ou indirectement commercialise sans droit, une espèce animale protégée.

«En ce moment où l’on dispose de preuves de plus en plus manifestes des  liens entre les organisations terroristes et le crime organisé contre l’environnement avec existence de plusieurs modes de financement dudit terrorisme à travers cette criminalité environnementale sous toutes ses formes, tout acteur impliqué dans cette lutte devra doubler d’engagement aux fins de contribuer à l’application stricte de la loi, seul moyen de donner un signal fort et décourager toute autre personne ayant cette intention criminelle », a déclaré le Coordinateur assistant d’EAGLE-Togo.

Le commerce international de l’ivoire est déclaré illégal depuis 1989, mais les populations d’éléphants en Afrique sont en baisse. Ce sont chaque année, près de 20 000 à 30 000 éléphants qui sont tués pour leurs ivoires, selon le Fonds Mondial pour la Nature (WWF). Ce qui équivaut à entre 50 à 80 éléphants tués par jour. L’espèce ne compte plus que 415 000 individus en Afrique, contre 3 à 5 millions au début du siècle dernier.  (EAGLE-Togo)

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Cameroun : cet agriculteur met en gage sa famille

Cameroun : un agriculteur met en gage sa famille (photo)

Vague d’indignations sur la toile, après un acte jugé ignoble de cet agriculteur camerounais. En effet, il circule sur les réseaux sociaux un document de gage. S’il est généralement placé sur des objets ou de l’immobilier, ce dernier est placé sur les humains.

Dans le document qui fait le tour, le nommé Mpeck Mpeck Alain a mis en gage sa moto et sa famille. L’histoire se passe à Bot-Makak, un arrondissement situé dans le département du Nyong-et-kelle, région du Centre.

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L’objet de son acte n’est autre qu’un financement en vue de la commercialisation de 25 tonnes de cacao en 5 tranches pour le compte de la saison agricole 2022-2023. Ainsi, plusieurs ont condamné l’acte. Dans un communiqué, l’entreprise qui reçoit le gage, a réagi en condamnant l’acte rappelant que cette pratique est punie par la loi camerounaise.

La loi stipule en rappel que tout individu qui met en gage une personne est passible d’une peine d’emprisonnement de 5 à 10 ans et d’une amende de 10 à 500 000 FCFA.