Décès de Desmond Tutu : Faure Gnassingbé rend hommage au grand artisan

Décès de Desmond Tutu : Faure Gnassingbé rend hommage au grand artisan

Le monde a appris avec regret, ce weekend end, le décès de Desmond Tutu à l’âge de 90 ans. Des vagues d’hommages de diverses personnalités de par le monde ont alimenté la toile. Et le Président Faure Gnassingbé n’a pas dérogé à la règle.

Sur ses comptes sociaux, le Président de la République togolaise, a rendu un hommage à l’icône sud-africaine.

« Avec le décès de Monseigneur Desmond Tutu, l’Afrique du Sud et notre continent viennent de perdre un grand homme », a écrit Faure Gnassingbé. Et de poursuivre : « J’adresse au nom du peuple togolais à mon frère SEM Cyril Ramaphosa et à tous les Sud-africains mes sincères condoléances ».

Lire aussi : Apartheid : après Nelson Mandela, l’Afrique du Sud perd une autre icône de la lutte

« Grand artisan de la réconciliation du peuple d’Afrique du Sud et père spirituel de la Nation arc-en-ciel, Desmond Tutu restera à jamais une source d’inspiration en Afrique et dans le monde », a-t-il ajouté.

Figure essentielle de l’histoire de l’Afrique du Sud et prix Nobel de la Paix, Desmond Tutu a mené une lutte farouche contre l’apartheid.

après Nelson Mandela, l’Afrique du Sud perd Desmond Tutu

Apartheid : après Nelson Mandela, l’Afrique du Sud perd une autre icône de la lutte

Icône de la lutte contre l’apartheid, Desmond Tutu, est décédé ce dimanche 26 décembre 2021. Affaibli depuis plusieurs mois, celui que les sud-africains ont surnommé « The Arch », a rendu l’âme à l’âge de 90 ans.

Figure essentielle de l’histoire du pays, l’actuel président Cyril Ramaphosa a rendu un hommage au prix Nobel de la Paix.

« Le décès de l’archevêque émérite Desmond Tutu est un nouveau chapitre de deuil dans l’adieu de notre nation à une génération de Sud-Africains exceptionnels qui nous ont légué une Afrique du Sud libérée », a écrit le président dans un communiqué.

« Un homme d’une intelligence extraordinaire, intègre et invincible contre les forces de l’apartheid, il était aussi tendre et vulnérable dans sa compassion pour ceux qui avaient souffert de l’oppression, de l’injustice et de la violence sous l’apartheid, et pour les opprimés et pour les oppresseurs du monde entier », a ajouté le président.

Lire sur : Décès de Monia Tchangaï : l’émouvant hommage du ministre Sandra Johnson

Archevêque émérite Desmond Tutu

De son côté, la fondation Mandela n’a pas manqué de réagir. Qualifiant sa perte d’«incommensurable»: «Il était plus grand que nature, et pour tant de personnes en Afrique du Sud et dans le monde, sa vie a été une bénédiction (…) C’était un être humain extraordinaire. Un penseur. Un leader. Un berger ».

Toutes nos condoléances à la famille éplorée et à la nation sud-africaine.

Fêtes de fin d’année : nouvelles mesures pour les veillées de Noël et de Nouvel An

Fêtes de fin d’année : nouvelles mesures pour les veillées de Noël et de Nouvel An

Comme prédit par la Coordination nationale de gestion de la Riposte (CNGR), les veillées des fêtes de fin d’année connaissent de nouvelles mesures. L’annonce vient d’être rendue public par le Ministre d’Etat, ministre de l’Administration, de la décentralisation et du développement des territoires, Payadowa Boukpessi.

 « Notre pays s’installe de nouveau dans la zone rouge de la progression de la pandémie et l’apparition du variant Omicron très contagieux détecté dans plus de 25% des cas positifs. Ainsi, les célébrations des veillées de Noël, le 24 décembre et de Nouvel An, le 31 décembre 2021 seront célébrées entre 18 Heures 30 et 21 Heures 30 sur l’ensemble du territoire national », indique le communiqué.

Lire le communiqué ci-dessous :

Lire aussi : Togo : les fêtes de fin d’année menacées par de nouvelles mesures anti covid

les mots de Fovi Katakou après sa libération

Togo : les mots de Fovi Katakou après sa libération

Fovi Katakou, activiste togolais a été arrêté le 11 décembre dernier pour plusieurs chefs d’accusations. En effet, ce 20 décembre l’activiste à recouvrir sa liberté mais placé sous contrôle judiciaire par le procureur de la République.

Lire aussi : Presse : le procureur donne les raisons de l’emprisonnement de Ferdinand Ayité et Joël Egah

Dans son quartier à Soviépé Adjidogomé à Lomé, c’est la joie et le soulagement. Fovi Katakou, arrivé à la maison a été saupoudré de talc. Une coutume au Togo à la libération d’un détenu.

Ainsi, pour ses premiers mots, l’activiste a déclaré en substance que la prison est une étape dans la vie de tout combattant, a écrit Togoscoop. Il a ensuite remercié tous ceux qui de loin ou de près ont œuvré pour sa libération.

un autre décès dans la famille d' Amadou GON Coulibaly

Côte d’Ivoire : un autre décès dans la famille de l’ex-Premier ministre Amadou GON Coulibaly

La nouvelle a été portée à l’endroit de la population ivoirienne ce vendredi. En effet, la sœur de l’ancien Premier ministre Ivoirien, Amadou GON Coulibaly est décédé ce jour rapporte Ivoirtv5.

Mme Coulibaly épouse OKOU Djeneba GON est Directrice Générale Adjointe du Port Autonome d’Abidjan (PAA). Elle a rendu l’âme ce vendredi 17 décembre 2021.

Lire aussi : Décès de Monia Tchangaï : l’émouvant hommage du ministre Sandra Johnson

Pour rappel, feu Amadou GON Coulibaly était l’ancien Premier ministre d’Alassane Ouattara, Président de la République ivoirienne. Il est décédé alors qu’il était désigné pour représenter son parti à l’élection présidentielle d’octobre 2020. Nos condoléances à la famille éplorée et à la nation ivoirienne.

Togo : les fêtes de fin d’année menacées par de nouvelles mesures anti covid

Togo : les fêtes de fin d’année menacées par de nouvelles mesures anti covid

Les fêtes de fin d’année pourront connaitre de nouvelles mesures anti-covid.

En effet, la Coordination nationale de gestion de la Riposte (CNGR) à sa tête le Col. Djibril Mohaman était en conférence de presse hebdomadaire ce mercredi 15 décembre 2021. D’après le bilan, le Togo connait une flambée considérable des cas ces derniers jours.

Cette situation pourrait provoquer la mise en place de nouvelles mesures pour ces fêtes de fin d’année.

« Les signaux passent progressivement à l’orange », a indiqué en conférence de presse hebdomadaire ce mercredi, Mohaman Djibril.

Lire aussi : Variant Omicron : le Togo prend des mesures

« Nous nous en tenons aux chiffres au point que si la situation ne s’améliore pas, de nouvelles mesures vont être prises pour contenir les contaminations pour permette le déroulement des fêtes de fin d’année », a-t-il ajouté.

 « Depuis une semaine déjà, 117 nouveaux cas ont été détectés, contre une soixantaine une semaine avant », a indiqué le Colonel Djibril Mohaman.

Selon la Coordination, la plupart de ces nouveaux cas concernent des voyageurs arrivant à l’aéroport de Lomé, qui, malgré un test PCR négatif au départ, sont testés positifs à leur arrivée à Lomé.

le procureur explique l’arrestation de Joël Egah et Ayité

Presse : le procureur donne les raisons de l’emprisonnement de Ferdinand Ayité et Joël Egah

Les journalistes Ferdinand Ayité et Joël Egah sont placés sous mandat de dépôt pour outrage à l’autorité. En effet, leur incarcération fait choux gras sur la toile. Sur la Télévision Togolaise (TVT), le procureur de la République a fait la lumière sur les fondements qui justifient l’emprisonnement de ces journalistes.

Incriminations d’outrage

« Le lundi 6 décembre, j’ai été instruit par le procureur général près la Cour d’appel de Lomé aux fins d’ouverture d’une enquête judiciaire sur dénonciation des ministres Kokouvi Agbetomey, ministre de la justice et Kodzo Adedze, ministre du commerce. La dénonciation portait sur des faits portant sur une émission audiovisuelle à laquelle participaient Ferdinand Ayite et 2 autres personnes », a informé Talaka Mawama.

Selon les explications du procureur, l’analyse des faits ainsi dénoncés a révélé des incriminations d’outrage envers les représentants de l’autorité publique et la diffusion de fausses nouvelles de nature à troubler la paix publique. Il évoque les articles 490 alinéa 1, 492 alinéa 1 et 497 du nouveau code pénal.

Lire aussi : Affaire Ferdinand Ayité : voici ce que pense le député Gerry Taama

M. Mawama annonce avoir saisi, par réquisition en la même date du 6 décembre, la Brigade de recherches et d’investigations (BRI) de la police nationale aux fins de l’ouverture d’une enquête judiciaire.

Le droit commun évoqué

« La poursuite de ces journalistes sur la base du droit commun, en l’occurrence le code pénal, se justifie du fait que les faits incriminés ont été commis par le canal d’un réseau social, moyen de communication expressément exclu du champ d’application du code de la presse et de la communication en République togolaise », a-t-il ajouté.

 « La loi apporte une précision de taille à l’article 156 en ces termes : tout journaliste, technicien ou auxiliaire de média détenteur de la carte de presse qui a eu recours aux réseaux sociaux comme moyen de communication pour commettre toute infraction prévue dans le code de la presse, est puni conformément aux dispositions du droit commun », a-t-il poursuivi avant d’annoncer que l’information judiciaire se poursuit dans le strict respect des dispositions du code de procédure pénale.

Pour rappel, l’arrestation des deux journalistes fait suite à la plainte des ministres Kokouvi Agbetomey, ministre de la justice et Kodzo Adedze, ministre du commerce. La plainte évoque l’outrage et la profération des mauvaises informations.

Affaire Ferdinand Ayité : voici ce que pense le député Gerry Taama

Affaire Ferdinand Ayité : voici ce que pense le député Gerry Taama

Une arrestation que nous pouvons appeler « affaire Ferdinand Ayité » fait grand bruit sur la toile. En effet, les journalistes Ferdinand Ayité et de Joël Egah sont actuellement placés en mandat de dépôt à la BRI. Ils sont arrêtés le Week-end dernier pour outrage à l’autorité.

Il s’agit des propos injurieux proférés à l’endroit des ministres Pius Agbetomey et Kodjo Adedze. L’affaire crée des polémiques au sein de l’opinion. Si d’autres légitiment les propos des accusés faisant mention à la liberté d’expression, d’autres y voient un délit de presse mieux encore un outrage.

Notre rédaction partage avec vous l’avis de l’honorable Gerry Taama sur la question. Propos recueillis su sa page Facebook.

« Mise en liberté de Ferdinand Ayité ? Une évidence certes, mais comprendre le droit aussi.

Exercice de pédagogie en ligne.

Demander une mise en liberté de Ferdinand Ayité et de Joël Egah répond pour moi à deux convictions personnelles. La première est que Ferdinand Ayité, comme d’autres journalistes, constitue un des piliers qui soutiennent notre démocratie vacillante. On peut aimer le directeur du journal l’Alternative ou le détester, mais on doit reconnaitre que son opiniâtreté et son enthousiasme font de lui une des sentinelles de la liberté de presse au Togo.

Son engagement est total, et sa vigilance l’emporte souvent sur ses excès, qui existent aussi, comme chez nous tous. Pour cette première raison, je pense que sa mise en liberté est nécessaire, afin que la démocratie continue à balbutier, à défaut de s’exclamer. La seconde raison est qu’au vue de la nature de l’infraction (pour moi un délit d’opinion au lieu d’un délit de presse, j’expliquerai) cette mise en liberté est justifiée.

Informer le peuple

Pour ceux qui savent le droit, c’est à dessein que je parle de mise en liberté (j’expliquerai aussi) car pour un tel délit, un journaliste n’a rien à faire en prison, en compagnie de criminel de sang.

Il me paraitra toujours inique que certaines personnes soient soumises à une détention préventive, pour des délits, en lieu et place d’un maintien en liberté, alors que des criminels économiques, qui ont été responsables de détournements, de pertes d’emploi voire de décès indirects, ne sont pas inquiétés. L’affaire de la route Lomé-Anfoin me reste toujours à travers la gorge.

Lire aussi : Gerry Taama : Il y a des sorciers de nuit, pour lui là (Maire Aboka) c’est sorcellerie de journée

Je pourrais bien entendu m’arrêter à cet appel, considérer que j’ai fait mon travail, comme beaucoup d’autres qui, dans une farandole de condamnations les une les plus fermes que les autres, ont participé à la curée médiatique.  Mais vous commencez à me connaitre et vous savez que je me contente rarement des apparences. Un député doit aller plus loin et informer le peuple. C’est en partie pour cela qu’il est élu.

Alors, je suis parti à la chasse aux informations. J’ai donné des coups de fils, plongé dans mes cours de droit, consulté nos textes, pour répondre à cette seule et unique question. La dépénalisation du délit de presse a –t-elle été violée dans cette affaire ? Pourquoi un journaliste se retrouve-t-il en prison dans l’exercice de ses fonctions, alors qu’il est supposé être protégé par le code de la presse et de la communication ?

Comme vous le savez, (enfin, certains) la loi n° 2020-001 du 07 janvier 2020 relative au code de la presse et de la communication en République togolaise a été modifiée sous notre législature, et j’ai donc participé à l’adoption cette nouvelle mouture. Le TITRE III – des dispositions pénales, a même été expurgé de toute peine d’emprisonnement potentielle, ne conservant que des peines d’amende. Donc logiquement, aucun journaliste ne devrait se retrouver en prison dans l’exercice de ses fonctions. On est d’accord là-dessus, non ?

Oui, mais, et c’est là où le bât blesse, c’est un peu plus compliqué que ça. Pour comprendre la complication, il faut se référer aux articles 3 et 156 de la loi susmentionnée.

Art 3 : Le présent code exclut de son champ d’application, les activités de production cinématographique. Les réseaux sociaux sont également exclus du champ d’application du présent code, lesquels sont soumis aux dispositions du droit commun.

Art.156 : Tout journaliste, technicien ou auxiliaire des médias, détenteur de la carte de presse, qui a eu recours aux réseaux sociaux comme moyens de communication pour commettre toute infraction prévue dans le présent code, est puni conformément aux dispositions du droit commun.

PREMIER COMMENTAIRE :

Les réseaux sociaux ne sont pas concernés par le code de la presse, et tout journaliste qui s’exprime sur les réseaux sociaux est soumis, en cas d’infraction, au droit commun.

Cette première étape du raisonnement conduit à une seconde interrogation. L’émission l’autre journal, produit par le journal l’alternative, est-elle considérée comme un média ou un réseau social ? Toute l’approche juridique de cette affaire repose sur cette qualification. J’ai échangé avec plusieurs membres de la Haac, qui soutiennent que l’émission n’est pas enregistrée dans leurs registres.

En vérité, d’après ce que j’ai compris, une web-tv, doit disposer d’un site internet identifié pour être enregistré chez eux comme média en ligne. Conformément donc à l’article 3 du code de la presse, toute émission diffusant sur YouTube, considéré comme un média social, ne saurait se faire enregistrer à la Haac. A vous de lire l’article 3 et tirer vos conclusions.

SECOND COMMENTAIRE :

Si l’émission l’autre journal, est une émission diffusée exclusivement sur YouTube, les articles 3 et 156 s’appliquent malheureusement et expliquent donc pourquoi cette affaire est passée au pénal immédiatement, au lieu de transiter par la HAAC comme c’est souvent l’habitude, ou au mieux, de se limiter à une peine d’amende, sans aucun risque de détention pour les journalistes.

Je dois avouer que lors de l’adoption du code de la presse par notre commission en fin d’année 2019, j’avais soulevé un certain nombre d’inquiétudes qui ont été retoquées par le ministre de la communication de l’époque, au motif que cette loi avait fait l’objet d’une large concertation avec toutes les organisations de presse. Les nombreux journalistes présents dans la salle n’avaient pas protesté.

Maintenant que vous avez compris pourquoi la dépénalisation du délit de presse n’a pas joué dans le cas d’espèce, allons vers le code pénal et analysons deux articles de ce dernier : le 490 qu’on a abondamment relayé pour justifier l’interpellation, et le 497 qui a été décrié en 2015, comme étant une atteinte à protection des journalistes.

Article 490 : Constituent des outrages envers les représentants de l’autorité publique, le fait par paroles, écrit, geste, images, objets ou message enregistré non rendus publics d’injurier ou outrager dans l’exercice de ses fonctions ou à l’occasion de cet exercice un magistrat, un fonctionnaire public ou tout autre citoyen chargé d’un ministère de service public.

Constituent des outrages au drapeau ou à l’hymne national, tous actes, paroles ou gestes de nature à porter atteinte au respect et à l’honneur qui leur sont dus.

Article 497 : La publication, la diffusion ou la reproduction, par quelque moyen que ce soit, de nouvelles fausses, de pièces fabriquées, falsifiées ou mensongèrement attribuées à des tiers lorsque, faite de mauvaise foi, elle trouble la paix publique, ou est susceptible de la troubler, est punie d’une peine d’emprisonnement de six (06) mois à deux (02) ans et d’une amende de cinq cent mille (500.000) à deux millions (2.000.000) de francs CFA ou de l’une de ces deux peines.

L’auteur des nouvelles fausses visées à de ces deux peines.

L’auteur des nouvelles fausses visées à l’alinéa précédent est puni d’une peine d’un (01) à trois (03) an(s) d’emprisonnement et d’un million (1.000.000) à trois millions (3.000.000) de francs CFA d’amende ou de l’une de ces deux peines.

Lorsque la publication, la diffusion ou la reproduction faite de mauvaise foi est de nature à ébranler la discipline ou le moral des armées ou à entraver l’effort de guerre de la Nation, la peine est d’un (01) à trois (03) an(s) d’emprisonnement et d’un million (1.000.000) à trois millions (3.000.000) de francs CFA d’amende.

TROISIEME COMMENTAIRE :

Le procureur se serait fondé sur l’article 490 pour justifier l’interpellation des journalistes, et l’article 497 constitue le fondement juridique du mandat de dépôt, en attendant le procès, bien évidement. Voilà donc pourquoi les journalistes sont aujourd’hui en prison, au lieu d’être protégés par la dépénalisation du délit de presse.

Mais attention, comme je l’ai expliqué en début de cet article, je ne justifie nullement la mise en détention préventive des journalistes, mais j’explique pourquoi selon moi la dépénalisation du délit de presse n’a pas joué. C’est aux avocats de déterminer les angles d’attaque. Je ne fais ici que de la pédagogie, sur la base des informations glanées ici et là.

Pour moi, les avocats doivent introduire rapidement une demande de mise en liberté, et j’espère que le juge d’instruction accèdera à cette démarche, afin que notre démocratie continue de balbutier, à défaut de l’exclamer. Mais au même moment, je comprends que des concitoyens soient parfois meurtris, dans leur esprit comme dans leur relation avec leur famille et proches, par certaines libertés prises avec la liberté de la presse.

Utilisée sans modération, cette liberté s’insinue dans les tréfonds de la vie privée, fait sauter les barrières de la courtoisie et de l’éthique. Les excès dont je parlais dans mon introduction font parfois le lit de l’injure et de l’outrage gratuit, de la calomnie et du mensonge. Autant le droit protège le journaliste dans l’exercice de ses fonctions, autant le citoyen lambda doit avoir la garantie que sa vie privée, son honneur et son intégrité ne peuvent pas être bafoués impunément.

Le premier principe de l’état de droit est que le droit justement protège tout le monde. Parfois, nous autres citoyens, avons aussi l’impression qu’un journaliste peut tout dire sur nous, sans limite aucune, bien à l’abri de la dépénalisation du délit de presse. Pour moi, l’équilibre entre ces deux protections s’appelle déontologie.

Lire aussi : Togo: le député Gerry Taama réclame le retour des activistes politiques sur les réseaux sociaux

Bref, j’ai fait ce long article pour être utile, pour apprendre quelque chose de plus à mes lecteurs. Pour éviter d’être comme ceux qui se gargarisent derrière des communiqués de presse juste pour se donner bonne conscience et bien paraitre. Si quelqu’un veut la libération de Ferdinand Ayité, qu’il aille manifester, et s’il respire du gaz lacrymogène, c’est déjà quelque chose de concret. Ou alors qu’il rassemble des sous pour constituer un collectif d’avocats pour soutenir un peu plus sa défense. Et founoufa.

Je sais que mes habituels détracteurs vont encore m’attaquer. Mais vous savez qu’à ce sujet, manba Kalwa ! Je m’en fous un peu. Et puis quand je fais une semaine sans être critiqué, je m’ennuie.

Et vous donc, amis lecteurs, dites-moi ce que vous pensez de cette histoire ? Avez-vous compris les explications données ici ? Vos avis m’intéressent. Enfin, pour ceux qui ont tout lu. Les commentaires des juristes sont particulièrement attendus.

Mettez Ferdinand en liberté et on va quitter ici. Vivants.

Gerry

Pass vaccinal : rififi entre le gouvernement et les responsables religieux

Pass vaccinal : rififi entre le gouvernement et les responsables religieux

Rendu obligatoire avant d’accéder aux bâtiments administratifs, le Pass vaccinal peine à recevoir son onction dans les lieux de culte. Si la décision de son utilisation dans les lieux de culte a accusé réception par l’Union musulmane, ce n’est pas le cas chez les responsables d’églises.

En effet, lors d’une rencontre avec Payadowa Boukpessi, ministre de l’administration territoriale, les responsables religieux disent avoir notifié à l’autorité qu’il n’est pas question que les lieux de culte soient soumis à la présentation d’un Pass vaccinal. Mais le ministre évoque le délai qui était imparti pour la mise en vigueur de la décision.

C’est ce qui justifie cette nouvelle décision sur la prolongation du délai au 10 décembre. « Cette prorogation permettra aux fidèles des différentes communautés religieuses et aux responsables des lieux de culte de prendre des dispositions pratiques pour se conformer à cette mesure », indique un communiqué du ministre rendu public ce 02 décembre.

Lire aussi : Covid-19 : des cas du variant Omicron détectés au Ghana et au Nigéria

Le gouvernement annonce également le déploiement des agents du Groupe mixte de surveillance (GMS). Ceci, pour répondre aux refus des responsables religieux sur l’envoi de noms des responsables pour le contrôle du pass vaccinal.

Covid-19 : un américain condamné à 12 mois de prison

Covid-19 : un américain condamné à 12 mois de prison

Un américain a été arrêté pour fraude et est condamné à douze mois de prison avec sursis et une amende de 2 millions. En effet, alors qu’il devait voyager à partir du Togo, un vieillard de 72 ans de nationalité américaine testé positif a opté pour la fraude en rendant son test négatif. Il a été aidé dans sa sale besogne par deux togolais et un franco-tunisien.

Appréhendé, la justice vient de prononcer sa sentence avec une condamnation selon la loi. Ses complices ont été également condamnés.

« Nous devons évoluer vers certaines règles pour permettre à tout le monde de reprendre les activités. Nous n’allons pas permettre à certains d’empêcher cette reprise. C’est pour cela qu’avec la rigueur dont nous faisons preuve, nous arrivons à mettre la main sur les fraudeurs », a déclaré Colonel Mohaman Djibril.

Lire aussi: Variant Omicron : le Togo prend des mesures

Par ailleurs, les gestionnaires des boîtes de nuit qui menaient clandestinement leurs activités lors du couvre-feu de février 2021 ont aussi été condamnés par la justice togolaise, a informé le colonel Djibril.

Dans les dispositifs de lutte contre la covid-19, les voyageurs sont tenus de présenter un test PCR négatif pour valider les formalités. De ce fait, les cas frauduleux sont punis par la loi.