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Hausse des prix des produits pétroliers : « Si nous avions la magie de maintenir les prix tels qu’ils étaient, on l’aurait fait… », le gouvernement se justifie

Hausse des prix des produits pétroliers, l'Etat se justifie

Ce mardi le gouvernement était face à la presse. Pour raison, échangé avec les professionnels des médias sur l’augmentation du prix des produits pétroliers.

Pour le gouvernement, ce réajustement est dû à l’environnement international, à son évolution, aux soubresauts que connaît ce secteur. La déclaration composée du Ministre du Commerce Kodzo adédze, le Ministre de la communication et des médias Akodah Ayewouadan et de celui des transports, Affo Atcha Dedji a proposé des éléments de compréhension de ces décisions et exposé les perspectives qu’il proposera aux populations pour amortir de la façon la plus soutenable possible cette situation.

« Cette hausse s’explique par la situation dans laquelle le monde évolue depuis la guerre entre la Russie et l’Ukraine. S’agissant du carburant, en 2019, le brut était de 18 dollars le baril. Aujourd’hui, nous sommes en 2022, nous sommes passés à 110 voir 120 dollars le baril, soit une augmentation exponentielle qui a suffisamment fait saigner le budget de l’Etat. Si les prix sont maintenus à ce niveau depuis le 03 juillet 2021, c’est parce qu’il a eu de gros efforts fournis par le gouvernement sur instruction du Chef de l’Etat en bon père de famille.

Aujourd’hui, si nous arrivons à ces augmentations, on va intégrer les deux facteurs notamment le plan mondial et la guerre entre la Russie et l’Ukraine qui vient désagréger tout ce que nous avons pu mettre en place en terme de stabilité des prix. Je voudrais aussi vous dire que depuis cette année 2022, nous avons constaté une augmentation exagérée de la consommation des volets.

Les volumes que je mettais en place dans le cadre de l’approvisionnement pour deux semaines, on les consomme en une semaine voir en trois jours. Et lorsque je compare l’augmentation combinée à cela, du parc automobile togolais, je me rends compte qu’il y a des pays qui consomment nos produits.

Nous avions fait des gymnastiques nécessaires à l’époque et mon jet que je fais consommer chaque deux semaines voir un mois, en deux jours tout étaient finis parce que nous pratiquons à l’époque les prix les plus compétitifs. Un avion qui avait l’habitude de prendre du jet à soit en Côte d’Ivoire, puisqu’il passe nécessairement parfois par Lomé pour prendre des passagers systématiquement venait chez nous au Togo pour vider nos stocks.

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A cette allure, on risque de nous dire un jour que les avions qui viennent atterrir chez nous n’auraient pas de jet pour repartir. En clair, les efforts qui étaient faits sur la base des contribuables que nous sommes, ces subventions proviennent de tous les Togolais. On subventionne et puisque nous sommes les plus bas, cela profite à tout le monde même à ceux qui ne sont pas sur le territoire. Et si nous continuons dans cette lancée, il est évident que nous allons connaître des perturbations.

Cela s’est fait sentir dans certaines stations services ces dernières semaines parce que le rythme de consommation avait baissé de façon bizarre. Avec les nouveaux prix qui sont pratiqués aujourd’hui au Togo, nous restons encore très compétitifs. Ailleurs, vous avez du carburant à 700 FCFA le super. Je sais que c’est difficile. Si nous avions la magie de maintenir les prix tels qu’ils étaient, on l’aurait fait parce que nous et vous allions dans les mêmes stations services.

Si le prix est moins cher, cela profitera à chacun de nous. Je veux conclure en disant que lorsqu’on passe de 18 dollars le baril à 110 voir 120 dollars, nos prières est que cela baisse. On n’a pas d’autres choix que de réajuster les prix du carburant, mais de façon intelligente.

Si nous maintenons les prix au niveau actuel de 595 F CFA le super, le gaz oil 605 F et le pétrole, l’Etat togolais devra déboucher pour une année plus de 60 milliards de subventions. A l’état actuel, le gouvernement est dans l’obligation d’ajouter des sous pour nous permettre d’avoir ces produits dans les différentes stations services » a expliqué le Ministre Kodzo Adedze du commerce.

Le prix payé en station-service à partir de ce mardi 29 mars est le super sans plomb est à 595 FCFA, le pétrole lampant à 550, le gas-oil à 605 et le mélange 2 temps à 690. Soit des hausses respectives de 90 FCFA, 85 FCFA, 84 FCFA et 150 FCFA.

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