Tensions Bamako – Abidjan : des soldats ivoiriens de la MINUSMA expulsés du Mali

Mali : le Colonel Assimi Goїta rappelle tous ses ambassadeurs de l’espace CEDEAO

Visiblement le Colonel Assimi Goїta ne compte pas céder malgré les multiples sanctions de la CEDEAO. En réunion extraordinaire à Accra ce weekend end, la CEDEAO a de nouveau pris des sanctions contre le Mali. Ceci en raison de la prolongation de 6 mois à 5 ans du gouvernement de la transition malienne.

En effet, Assimi Goїta, président de la transition et son gouvernement ne comptent pas entrer dans les rangs de la CEDEAO qui s’oppose à la prolongation. Dans un communiqué, le pouvoir malien condamne les sanctions de la CEDEAO qu’ils qualifient d’illégales, illégitimes et inhumaines.

Lire aussi : Guinée: « Cellou Dalein Diallo m’a violé, abusé de moi et m’a poussé à avorter », l’opposant dans de sale drap (vidéo)

« Le Gouvernement du Mali condamne énergiquement ces sanctions illégales et illégitimes prises à la fois par l’UEMOA et la CEDEAO, organisations pourtant fondées sur la solidarité et l’idéal panafricain…», indique le communiqué signé par le Colonel Abdoulaye MAIGA, porte-parole du gouvernement.

Les mesures du Colonel Assimi Goїta

De ce fait, le Mali a annoncé également des mesures en réplique de la sortie de la CEDEAO.

« D’ores et déjà, sur la base de la réciprocité, le Mali décide de rappeler ses Ambassadeurs accrédités dans les Etats membres de la CEDEAO et de la fermeture de ses frontières terrestres et aériennes avec les Etats concernés », annonce le communiqué.

Tout en appelant sa population au calme et à la retenues, le gouvernement rassure l’opinion sur les moyens d’approvisionnement normal du pays.

Les sanctions prises à l’encontre du Mali sont entre autres, l’embargo décidé par les Etats membres de l’UEMOA, qui viole le traité de l’UEMOA et les statuts de la BCEAO, geler les avoirs de l’État et des entreprises publiques et parapubliques, la fermeture des frontières terrestres et aériennes entre pays de la CEDEAO et le Mali, la suspension des transactions commerciales.