Côte d’Ivoire / Coup d’État de 1999

Côte d’Ivoire / Coup d’État de 1999 : Une Des Dernières Conversations Entre Bédié et Ouegnin Dévoilée

La Côte d’Ivoire a connu son premier coup d’État en 1999 sous la présidence d’Henri Konan Bédié. Le général Robert Guéï a pris le pouvoir.

Jeune Afrique le journal bien connu a fait une publication relatant le contexte et les péripéties de cette prise du pouvoir.

Et dans ce récit, le journal a relaté une des dernières conversations entre le président Bédié et son emblématique chef de protocole Georges Ouegnin. Selon le journal, il [Bédié] avait prévu de prendre la route et de distribuer des présents aux habitants tout au long de la nationale 1. Finalement, ce sera l’hélicoptère, décide-t-il à la dernière minute, c’est bien plus rapide. « Et les cadeaux ? », s’enquiert Georges Ouegnin, l’historique directeur de protocole du palais. Les gens vont être frustrés. » « Chargez-vous-en », lui répond le président. Il est environ midi lorsque l’appareil décolle du palais.

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La suite on la connait. Deux jours plus tard, il part en exil à bord d’un hélicoptère français.

Aujourd’hui, Henri Konan Bédié est dans l’opposition et tient tant bien que mal son rôle. Il vient d’être rejoint dans l’opposition par Laurent Gbagbo acquitté dernièrement par la CPI de crimes contre l’humanité.

Avec ivoiretv5

Laurent Gbagbo pourrait retourner à la CPI sous une autre casquette

Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo pourrait retourner à la CPI sous une autre casquette

Dans une sortie du porte-parole de la Cour pénale internationale (CPI) Fadi El Abdallah, a laissé entendre que tout n’était pas fini pour Laurent Gbagbo auprès de l’institution.

Acquittés définitivement et a regagné son pays la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo pourrait jouer d’autres rôles à la CPI. Pour Fadi El Abdallah, l’ancien président ivoirien pourrait comparaitre devant les juges. Ceci, pas en tant qu’accusé mais comme un témoin.

Tout dépend des juges qui peuvent « décider qui serait appelé comme témoin relèvent des parties à une procédure » a-t-il indiqué.

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Le porte-parole de la CPI a ajouté par ailleurs, que « concernant M. Gbagbo, s’il y a une demande pour dédommagement les juges décideront s’il y a eu erreur grave justifiant cela ou non ». Il s’est prononcé également sur un éventuel dédommagement de l’ancien pensionnaire de Schevenningen.

Laurent Gbagbo rentrera dans son pays dans ce mois de juin

Officiel : Laurent Gbagbo rentre dans son pays dans ce mois de juin

Un responsable du Front populaire ivoirien (FPI), a annoncé ce lundi dernier, le retour du président ivoirien Laurent Gbagbo. Acquitté des accusations de crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale (CPI), Laurent Gbagbo sera de retour ce 17 juin après une décennie d’absence.

 « Je vous annonce que le retour du président Laurent Gbagbo sur la terre de Côte d’Ivoire est prévu pour le 17 juin », a déclaré Assoa Adou, secrétaire général du FPI créé par l’ancien président Laurent Gbagbo.

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Cette annonce fait suite aux nombreuses tractations entre le pouvoir du président Alassane Ouattara et le camp du FPI, parti créer par Gbagbo. Rappelons qu’en début du mois d’avril, le président Ouattara avait donné son feu vert pour le retour au pays de son principal rival lors de la présidentielle de 2010 en Côte-d’Ivoire.

CPI : après Gbagbo, « nous sommes en train d’enquêter dans l’autre camp », Fatou Bensouda

CPI : après Gbagbo, « nous sommes en train d’enquêter dans l’autre camp », Fatou Bensouda

Le dossier de la Cour pénale internationale (CPI) avec la Côte d’Ivoire est loin d’être terminé même après l’acquittement définitif de l’ancien président Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, le 31 mars 2021.

En effet, Fatou Bensouda, la procureure de la CPI, a annoncé sur les antennes de TV5 le samedi dernier que les enquêtes visant le camp Ouattara sont en cours en Côte d’Ivoire.

 « Aujourd’hui, je peux affirmer avec une conscience tranquille que j’ai fait tout ce que je devais faire dans ce dossier (affaire le procureur contre Gbagbo). Ce sur quoi il faut se concentrer, c’est que 3000 Ivoiriens sont morts. Souvenons-nous des victimes de ces crimes. Elles méritent justice », a-t-elle déclaré. Et de révéler « Je saisis l’opportunité pour dire que mon bureau à la CPI n’a pas enquêté qu’un seul côté. Nous sommes en train d’enquêter dans l’autre camp (camp Ouattara).

Laver son image

Cette sortie de la procureure a secoué la toile ivoirienne. Ainsi, pour le politologue ivoirien Martial Bédié, Fatou Bensouda veut laver son image ternie par l’affaire « le procureur contre Gbagbo », avant son départ de la CPI.

 « Pourquoi avoir attendu tout ce temps alors que les preuves qui accablent le camp Ouattara existent en abondance ? La CPI, il faut le dire est sortie perdante, voire humiliée après le procès de Laurent Gbagbo dont le dossier a été mal ficelé. Bensouda veut se racheter, car ce jugement qui était à la vérité un règlement de comptes politique, a non seulement terni l’image de la CPI, mais aussi celle de la Gambienne, » a-t-il confié à 7info.

Se racheter

Et d’ajouter : « La CPI veut simplement se racheter. Elle a les images des massacres de masse de Duékoué et celles des autres localités de la Côte d’Ivoire. Ces vidéos accablent plus les anciens chefs rebelles qui combattaient pour Ouattara. Mais, quoi que Bensouda fasse, c’est trop tard. Pour l’Afrique, son passage à la Haye a été un gâchis.

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