nucléaire : positions des candidats aux présidentielles

Présidentielle en France : quelles sont les différentes positions des candidats sur le nucléaire ?

Pourquoi la question du nucléaire divise-t-elle autant ?

Vu comme une bombe à retardement par certains, comme une solution d’avenir non-polluante pour d’autres, le secteur du nucléaire divise la classe politique française. C’est pourquoi nous nous sommes intéressés aux différentes propositions des candidats aux élections présidentielles de 2022 en matière de nucléaire.

Le débat peut porter sur la défense ou non des milliers d’emplois que cette industrie génère. D’autres fois, certain·e·s politiques contestent le bilan carbone du nucléaire, par le transport et l’exploitation des métaux lourds et dénoncent le manque de sécurité des installations en invoquant les nombreuses catastrophes passées.

progrès techniques en matière de sécurité

Au contraire, les candidat·e·s assurent les progrès techniques en matière de sécurité et soutiennent que le nucléaire est la seule énergie capable de se conformer aux exigences écologiques en termes d’émission de CO2.

D’un point de vue économique, la crise énergétique mondiale que nous traversons remet la question du nucléaire au centre du débat politique. Le coût de l’électricité s’envole et inquiète plus que jamais les ménages.

Pour les besoins de cet article, nous traiterons ici des candidat·e·s présumé·e·s, bien qu’ils et elles ne se soient pas encore officiellement présenté·e·s ou n’aient pas rassemblé les fameuses 500 signatures.

Qui défend le maintien du nucléaire et son développement ?

Emmanuel Macron soutient le nucléaire

La position du président sortant Emmanuel Macron a un peu évolué au fil du temps. Si en 2017, il ne se prononçait pas clairement et semblait vouloir emprunter le chemin de la sortie du nucléaire et suivre un mouvement initié par Angela Merkel, dans le contexte de crise énergétique que l’on connaît aujourd’hui, le président ne cache plus son soutien entier à cette industrie.

Valérie Pécresse veut un nouveau réacteur

Rien de nouveau chez Valérie Pécresse puisque celle-ci reprend la position unanime des candidats à la primaire LR. Le parti de droite défend une fois de plus le maintien et le développement de l’énergie nucléaire sur le territoire français.

Cette conviction ne date pas d’hier puisqu’elle se réfère directement à l’ambition de De Gaulle, faire de la France le territoire européen du nucléaire. La candidate promet même la construction de 6 nouveaux EPR et la relance d’un nouveau réacteur dit de 4e génération. De son point de vue, le nucléaire serait la meilleure et la seule réponse valable pour lutter contre le réchauffement climatique.

Une extrême droite unie face à l’écologie

À l’extrême droite, où l’on a pour habitude de rejeter le sujet de l’écologie, voire de l’existence même d’une urgence climatique quelle qu’elle soit, la question du nucléaire fait encore moins débat.

Qu’il s’agisse d’Éric Zemmour ou de Marine Le Pen, les deux souhaitent, au plus vite, la construction de nombreux EPR répartis dans toute la France et voient le nucléaire comme la seule énergie d’avenir et comme un secteur économique et professionnel infaillible.

Un PCF à contre courant

À gauche cette fois, Fabien Roussel, à la tête du Parti communiste, s’est prononcé favorable au maintien du nucléaire. S’il est loin de faire l’unanimité dans son propre camp, la ligne du PCF reste tout de même constante par rapport aux dernières élections.

Pour lui, il faut d’abord préserver l’emploi et le modèle économique. Le nucléaire répondrait même parfaitement, à ses yeux, à l’urgence climatique puisqu’ayant un faible bilan carbone.

Qui souhaite abandonner le nucléaire ?

Dans le camp des opposants fermes au maintien du nucléaire, on retrouve les deux candidats de gauche ayant le meilleur score dans les sondages en ce mois de janvier 2022, Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon.

Une sortie rapide pour Mélenchon

Pour le chef de la France Insoumise, il faut stopper net le chantier des nouveaux EPR et sortir au plus vite du nucléaire. Le gagnant de la primaire des verts, lui, projette une sortie douce de cette énergie sur une période de 20 ans.

Mélenchon considère que personne n’est à même de contenir l’énergie nucléaire lorsque celle-ci se déploie lors d’une catastrophe. De même l’enfouissement des déchets nucléaires ne serait pas une solution viable à long terme et risquerait d’endommager les sols puisqu’il n’existe encore aucun moyen de s’en débarrasser proprement ou mieux encore, de les recycler.

Pour Jadot, une sortie douce est inévitable

Yannick Jadot, s’il rejoint les constats de la FI, ajoute que l’énergie nucléaire aurait un coût de très loin supérieur aux énergies renouvelables. Pour lui, le budget alloué au nucléaire serait beaucoup trop important pour un retour sur investissement très pauvre.

Il en veut pour preuve les chantiers des EPR en cours qui sont interminables et de plus en plus coûteux alors que l’investissement dans le renouvelable peine à satisfaire les besoins et les capacités des installations. La situation actuelle donne plutôt raison à ce constat si l’on se fie aux prix actuels du kWh.

Le NPA, historiquement anti nucléaire

Dans les plus radicalement opposés au maintien du nucléaire, on compte également Philippe Poutou, qui exige une sortie en dix ans maximum. Depuis plusieurs années, on retrouve régulièrement le NPA dans les différentes manifestations anti-nucléaires qui émergent à travers le pays.

Qui n’a pas de position claire sur le sujet

Pour Lutte Ouvrière, l’emploi d’abord

Nathalie Arthaud reste, elle, sur la ligne qu’est celle de Lutte Ouvrière depuis maintenant dix ans. La lutte anticapitaliste doit prévaloir sur le combat contre le nucléaire. Au regard des milliers d’emplois générés par l’industrie, les partisans de Lutte Ouvrière ne voient pas la sortie du nucléaire comme une urgence absolue, mais comme une étape secondaire d’un changement plus large.

Si la situation est, à leurs yeux, bel et bien urgente, il faudra d’abord passer par une refonte complète de notre système économique avant de décider si oui ou non, le maintien du nucléaire est nécessaire.

Le PS toujours hésitant

Au PS, Anne Hidalgo considère que la sortie du nucléaire ne devra se faire que lorsqu’une alternative suffisante sera mise en place. Défavorable à la décroissance et à la politique écologique d’urgence, cette dernière préconise une transition lente sans délai imposé. De son côté, Christiane Taubira ne s’est pas encore fait entendre de manière claire et précise sur la question.

Lire aussi : Bamako-Paris : un député demande le renvoi immédiat des maliens clandestins en France

À l’instar des partis de droite, Roussel, Hidalgo et Arthaud défendent également la souveraineté énergétique et économique permise par le nucléaire. L’exemple cité est bien sûr l’Allemagne qui, pour sortir définitivement de sa dépendance au nucléaire, doit parfois consommer l’électricité des pays voisins.

Que pensent les Français·e·s ?

D’après plusieurs sondages commandés par l’IFOP, l’institut de radioprotection et de sûreté du nucléaire ou encore par EDF les Français·e·s sont divisé·e·s en deux parties égales sur le sujet. Que la question porte sur la construction de nouvelles centrales ou simplement sur le maintien de l’énergie à l’échelle nationale, on compte environ une moitié pour et une moitié contre. Pour plus d’informations sur le sondage IFOP en partenariat avec le JDD, cliquez ici.

C’est une évolution importante si l’on fait la comparaison avec les années 1990 où un tiers seulement des Français·e·s considérait le nucléaire comme une bonne chose pour le pays. On note alors que la position des candidats n’est pas complètement représentative de l’opinion publique puisque les opposants au maintien de l’énergie ne récolteraient, à eux trois, qu’un quart à peine des suffrages.

On remarque toutefois qu’à l’exception de Fabien Roussel, la frontière tracée par la division sur le nucléaire se situe, une fois n’est pas coutume, entre la gauche et la droite. Rien d’étonnant à cela puisque l’on a d’un côté une posture conservatrice à qui l’on reproche des risques ignorés et, de l’autre, la promesse d’un changement radical qui effraie par son issue incertaine.

Cependant, l’opinion a tendance à évoluer rapidement avec la crise énergétique actuelle. Le nucléaire est montré du doigt pour son coût et malgré les initiatives gouvernementales pour maintenir le tarif réglementé au plus bas, la confiance des ménages envers le nucléaire est mise à mal.

L’enjeu du nucléaire est basé sur un nombre considérable d’incertitudes. Une énergie sera-t-elle en mesure de remplacer le nucléaire ? Est-il seulement souhaitable de la remplacer pour maintenir notre consommation énergétique ? Quand cela sera-t-il possible ? Les centrales seront-elles à risque à cause du réchauffement climatique ? Et bien d’autres encore.

Les avis sont basés sur des prévisions qui divisent même les plus grand·e·s spécialistes du sujet. Il appartient donc à chacun·e de déterminer les intérêts défendus par celles et ceux qui s’expriment afin de se forger une opinion.

Sources :

Présidentielle 2022 : la division règne à gauche sur la question du nucléaire, Les Echos, Muryel Jacque, 30 décembre 2021 .

Présidentielle 2022. Le nucléaire divise les candidats : ce qu’ils en pensent à gauche et à droite, Ouest France, 05 octobre 2021.

Nucléaire. L’opinion des Français change, un sondage révèle ce qu’ils en pensent, Ouest France, 20 octobre 2021.

Les Français majoritairement pour le nucléaire mais contre de nouvelles centrales, Le Monde, Julie de la Brosse, 10 octobre 2021.

SONDAGE EXCLUSIF – Une majorité de Français reconnaît les mérites du nucléaire, Les Echos, Muryel jacque, 4 novembre 2021.

LES FRANÇAIS ET LA CONSTRUCTION DE NOUVEAUX RÉACTEURS NUCLÉAIRES, Ifop et Le JDD, 7 octobre 2021.

Avec Agence France Electricité : https://www.agence-france-electricite.fr/actualites/election-presidentielle-2022/

Côte d’Ivoire : présidentielles 2025 dans le viseur ? cette sortie de Gbagbo suscite des interrogations

Côte d’Ivoire : présidentielles 2025 dans le viseur ? cette sortie de Gbagbo suscite des interrogations

Laurent Gbagbo continue sa bataille politique en Côte d’Ivoire. L’ancien président ivoirien, a accordé une interview exclusive sur France 24. Avec le journaliste, ils ont décortiqué la situation politique actuelle de l’homme. Plusieurs sujets ont été abordés en l’occurrence la limitation des mandats et l’âge des candidats à 75 ans.

Ainsi, sur la question de limitation d’âge à 75 ans, Laurent Gbagbo s’oppose et trouve « ringard » cette décision. Il s’est ensuite comparé à l’actuel président des Etats Unis, Joe Biden, qui selon Gbagbo est plus vieux que lui. 

« Dans un pays civilisé, on n’élimine pas les candidats par leur âge, à cause de leur âge. Joe Biden est plus vieux que moi », se justifie Laurent Gbagbo. « Je suis contre », a-t-il formellement martelé.

Il faut rappeler que le président avait milité pour la limitation des mandats et de l’âge des candidats à 75 ans.

Lire aussi : Rencontre Europe-Afrique 2021 : qui seront les représentants du Togo à cette 14è édition ?

Avec cette sortie, l’on voit clairement que l’ancien Chef d’Etat vise l’élection présidentielle de 2025 même si pour l’instant l’homme politique ne l’évoque pas.  Qui vivra verra dit-on.

Le weekend dernier, Gbagbo a organisé le premier congrès constitutif de son nouveau parti PPA CI à l’hôtel Ivoire à Abidjan. Une rencontre qui a connu la présence de plusieurs personnalités politiques.

France-Afrique : Emmanuel Macron attendu chez Patrice Talon

Togo / Présidentielle 2020: la France met fin à la polémique autour de la signature de Macron

Au lendemain des élections présidentielles au Togo, la France par le biais de son Président de la République, Emmanuel Macron a adressé une lettre de félicitation au Président Togolais Faure Gnassingbé.

Cette lettre a provoqué de vive polémique traitant la signature du Président Macron frauduleuse et inauthentique. Ainsi, dans une conférence de presse en date de ce mercredi 07 avril, la France confirme bel et bien la lettre du Président Macron.

Lire le point de presse:

Lire aussi: Togo/diplomatie : Faure Gnassingbé en visite officielle à Paris

Bénin : Reckya Madougou impliquée dans une affaire de terrorisme

Bénin : Reckya Madougou impliquée dans une affaire de terrorisme

Suite à l’arrestation de la candidate du parti « Les Démocrates », le procureur de la République béninoise, M. Mario Metonou dans une sortie médiatique annonce que Reckya Madougou est impliqué dans une affaire terroriste et relate les faits.

Lire la déclaration du procureur :

« Le 3 mars 2021 vers 19 heures, Madame Reckya Madougou a été interpellée par la police Républicaine. L’intéressée avait été gravement mise en cause dans une procédure d’enquête ouverte le vendredi 26 février 2021 contre les nommés Ibrahim MAMA TOURE, Colonel de l’ex gendarmerie à la retraite et Georges SACCA. A l’étape actuelle, les faits ainsi qu’ils ressortent de la procédure d’enquête se présentent comme suit :

Disqualifiée de la course à l’élection présidentielle d’avril 2021, Madame Reckya Madougou et certains membres de sa formation politique ont, selon toute vraisemblance, formé le dessein de perturber le déroulement du prochain scrutin en perpétrant des actes de terreur de grande ampleur.

Ainsi, le 24 février 2021 vers 22H30, Georges SACCA qui se trouve être l’un des plus proches collaborateurs de Madame Reckya Madougou à Parakou, est entré en contact avec le colonel Ibrahim MAMA TOURE pour, dit-il, lui confier une mission très sensible et importante. Cette mission, prévue pour se dérouler en plusieurs étapes, devait commencer par le meurtre d’une autorité influente de la ville de Parakou sur un axe routier emprunté régulièrement par cette dernière. La mission devait ensuite se poursuivre par l’élimination d’une seconde autorité politique à l’occasion des obsèques de la première victime.

Le but de ces manœuvres est de provoquer la terreur, le chaos et de parvenir ainsi à faire suspendre le processus électoral en cours. Le Colonel Ibrahim MAMA TOURE accepte la mission. Les deux mis en cause définissent les modalités de la première opération avant de s’accorder sur son coût. La somme convenue est versée par Georges SACCA au colonel Ibrahim MAMA TOURE dans la journée du vendredi 26 février 2021 peu avant 11 heures. Juste après la remise des fonds, les deux individus sont interpellés par la Police Républicaine.

De l’aveu du colonel Ibrahim MAMA TOURE chargé de l’exécution de la mission, il ressort que cette somme a été envoyée par madame Reckya Madougou. C’est ce qui justifie l’interpellation de cette dernière dans le cadre de l’enquête. Il faut rappeler que l’atteinte volontaire à la vie des personnes, à leur intégrité, ou à leur liberté, ainsi que l’enlèvement ou la séquestration des personnes lorsqu’elle a pour but de contraindre indûment les pouvoirs publics à accomplir ce qu’ils ne sont pas tenus de faire ou à s’abstenir de faire ce qu’ils sont tenus de faire est qualifiée de terrorisme par les articles 161, 162 et 163 de notre code pénal. Je vous remercie ».

Lire aussi: Bénin: les choses se compliquent pour Reckya Madougou

Bénin: Claudine Prudencio s’aligne avec le duo Talon-Talata pour un K.O. limpide au soir du 11 avril

Bénin: Claudine Prudencio s’aligne avec le duo Talon-Talata pour un K.O. limpide au soir du 11 avril

Tout s’active au Bénin pour les élections présidentielles d’avril de cette année. Claudine Prudencio, présidente du parti l’Union Démocratique pour un Bénin Nouveau (U.D.B.N), dans un message publié sur sa page Facebook ce mercredi 17 février, a fait le point sur sa récente tournée de restitution des résolutions du 3ème congrès ordinaire de L’UDBN qui avait eu lieu le 30 janvier passé.

Dans son compte-rendu, elle a affiché un sentiment de satisfaction à cause de ses militants et militantes qui ont accepté de l’accompagner aux côtés du chef de l’État Patrice Talon pour un K.O. limpide au soir du 11 avril.

Message de Claudine Afiavi Prudencio

MERCI, GRAND MERCI AUX AMAZONES ET SOLDATS UDBN QUI M’ONT DIT OUI POUR LE K.O. LIMPIDE AU PROFIT DU DUO TCHIGAN, TALON-TALATA !

Vous pourriez aussi lire: Bénin / Supposé refus de parrainage : « Reckya Madougou n’a appelé personne d’entre nous », réagit Orden Alladatin de l’Union progressiste (UP)

J’ai eu le bonheur de communier avec les militantes et militants de ma famille politique, l’Union Démocratique pour un Bénin Nouveau (U.D.B.N), des quatre départements du septentrion, ceux des collines et du Zou, du 10 au 14 février 2021. C’est à l’occasion de ma tournée de restitution des résolutions du 3ème congrès ordinaire de notre parti tenu le 30 janvier passé. J’en ressors très satisfaite.

Ce sont des délégués des coordinations des 4 départements du Nord, des collines et du Zou qui ont été rencontrés et sensibilisés pour la cause commune : victoire écrasante au soir du 11 avril.

Partout, où nous sommes passés, l’accueil fut chaleureux.

Les mérites de notre grand leader Patrice TALON ont été célébrés. Nos messages de soutien au duo TALON-TALATA et celui de paix et de cohésion a été compris.

Avec mes vaillants soldats et braves Amazones, nous avons scellé le pacte du K.O. sans tâche, au soir du 11 avril 2021. On ne change pas une équipe qui gagne. Objectif : c’est désormais 98,5 % dès le 1er tour pour le duo TALON-TALATA.

Une fois encore Gracias à toutes les militantes et à tous les militants de UDBN, le parti de l’avenir !

Bénin : Reckya Madougou impliquée dans une affaire de terrorisme

Bénin / Supposé refus de parrainage : « Reckya Madougou n’a appelé personne d’entre nous », réagit Orden Alladatin de l’Union progressiste (UP)

Au cours d’une conférence de presse tenue ce jeudi 11 février 2021, certains députés de l’Union progressiste (UP) ont réagi aux accusations portées à l’encontre de la mouvance présidentielle par les leaders du parti “Les Démocrates” sur la question du parrainage.

L’Union progressiste (Up) n’a pas refusé de parrainer le duo du parti “Les Démocrates”. C’est l’essentiel à retenir de la conférence de presse de cette grande formation politique de la mouvance présidentielle. « Depuis le début, j’ai dit que je veux parrainer l’opposition. Mais ils mentent quand ils disent qu’ils sont venus chercher les parrainages qu’on a refusé », a réagi le député Orden Alladatin.

Et de poursuivre : « Des partis politiques, la FCBE a écrit à notre parti politique…. Il y a d’autres qui ont écrit pour dire qu’ils veulent les parrainages… Pendant ce temps, le Duo dit Duo authentique des Démocrates n’a vu personne. Monsieur Djivo n’a appelé personne d’entre nous. Madame Reckya n’a appelé personne d’entre nous».

Il balaie ainsi d’un revers de main les allégations faisant état du refus des partis de la mouvance de parrainer le duo du parti “Les Démocrates” composé de Reckya Madougou et de Patrick Djivo. Pour le député de la 16è Circonscription électorale, le jeu sera bel et ouvert. «Ceux que nous on a vus, on les a parrainés. Et le jeu sera ouvert », a-t-il indiqué.

Selon lui, « Le président Yayi Boni ne veut pas que Les Démocrates se présentent. Ils ont tout mis en jeu pour.»

Lire aussi: Bénin / Présidentielle 2021: « Je resterai insensible aux forfaitures des 250 nouveaux activistes qu’ils viennent de recruter pour me dénigrer », Reckya Madougou

Bénin : arrestation de Reckya Madougou, Joël Aïvo réagit et relate les faits

Bénin: Reckya Madougou et Joël Aïvo dans la course présidentielle d’avril 2021

Tout s’active au Bénin dans le cadre des présidentielles d’avril prochain. Dans le camp de l’opposition, le Front pour la Restauration de la Démocratie (FRD) a choisi Joël Aïvo et Reckya Madougou.

Ainsi, par un communiqué en date du 03 février, la Conférence des présidents du collectif a porté son choix sur l’Agrégé en droit Joël Aïvo et l’ancienne ministre des Finances Reckya Madougou.

Un duo sur lequel l’opposition compte faire face à l’actuel Président Patrice Talon au cours de cette élection présidentielle. Les Démocrates étant un parti appartenant au Front, ils ont eux aussi un des leurs comme candidat.

Rappelons que Reckya, est une femme politique. Elle fut deux fois ministre du gouvernement Boni Yayi, d’abord ministre de la Microfinance, de l’Emploi des jeunes et des femmes avant d’occuper le poste de ministre de la Justice. Auteure de l’ouvrage « Soigner les certitudes, Reckya Madougou est également conseillère spéciale du président togolais Faure Gnassingbé.

Quant à Frédéric Joël Aïvo, le surnommé « Le Professeur » au Bénin est un constitutionnaliste, professeur des universités et homme politique béninois. Doyen de la Faculté de droit et de science politique de l’Université d’Abomey-Calavi entre 2016 et 2019, il est actuellement Professeur titulaire de droit public.

Président de l’Association béninoise de droit constitutionnel (ABDC) depuis sa création en 2009, il annonce le 29 février 2020 mettre un terme à ses onze ans de présidence pour « scruter d’autres horizons ». Surement que ce choix pour les présidentielles fait partie de cette décision.

Lire aussi: Bénin : Moïse Kérékou ne partage pas l’avis de Patrice Talon sur la réforme du système éducatif béninois