le ministre Adedze salue le mea culpa des journalistes

Affaire Ferdinand-Joel Egah : le ministre Adedze salue le mea culpa des journalistes

Les journalistes Ferdinand Ayité de L’Alternative et Joël Egah de la Fraternité ont conjointement présenté leur mea culpa aux ministres Adedze et Agbetomey.

Sur une radio locale, le ministre du commerce, Kodjo Adedze est revenu sur l’affaire saluant ainsi le geste des journalistes.

« Ces derniers jours, si nous allons sur les réseaux sociaux, nous verrons que notre frère Ayité a présenté des excuses… Il a compris qu’il avait mal agi. C’est un signe d’humilité et de respect qu’il a affiché », a laissé entendre Kodjo Adedze sur Kanal FM.

« Si tu agis mal, reconnais ton tort. Si nous allons dans la Bible, l’histoire de l’enfant prodigue nous renseigne que lorsqu’il s’en est allé et qu’il a remarqué qu’il était en déperdition, il est revenu vers son papa. Et son père ne l’a pas renié. Il l’a accueilli les bras ouverts. Donc Ayité est Togolais et moi aussi, je suis togolais. Si nous nous comprenons les uns les autres, cela ne peut faire que notre bonheur », a-t-il déclaré.

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Le ministre du commerce souhaite par ailleurs, que le « dénouement » de cette affaire « soit un bel exemple pour aller de l’avant ensemble ». « Certes, on peut faire des erreurs, mais si nous savons très bien que ce que nous allons faire n’est pas bon, ce n’est pas la peine qu’on le fasse », a-t-il souligné.

Pour rappel, Ferdinand Ayité et Joël Egah ont recouvré leur liberté le 31 décembre dernier suite à une plainte conjointe des ministres. Ils sont sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le pays.

le procureur explique l’arrestation de Joël Egah et Ayité

Presse : le procureur donne les raisons de l’emprisonnement de Ferdinand Ayité et Joël Egah

Les journalistes Ferdinand Ayité et Joël Egah sont placés sous mandat de dépôt pour outrage à l’autorité. En effet, leur incarcération fait choux gras sur la toile. Sur la Télévision Togolaise (TVT), le procureur de la République a fait la lumière sur les fondements qui justifient l’emprisonnement de ces journalistes.

Incriminations d’outrage

« Le lundi 6 décembre, j’ai été instruit par le procureur général près la Cour d’appel de Lomé aux fins d’ouverture d’une enquête judiciaire sur dénonciation des ministres Kokouvi Agbetomey, ministre de la justice et Kodzo Adedze, ministre du commerce. La dénonciation portait sur des faits portant sur une émission audiovisuelle à laquelle participaient Ferdinand Ayite et 2 autres personnes », a informé Talaka Mawama.

Selon les explications du procureur, l’analyse des faits ainsi dénoncés a révélé des incriminations d’outrage envers les représentants de l’autorité publique et la diffusion de fausses nouvelles de nature à troubler la paix publique. Il évoque les articles 490 alinéa 1, 492 alinéa 1 et 497 du nouveau code pénal.

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M. Mawama annonce avoir saisi, par réquisition en la même date du 6 décembre, la Brigade de recherches et d’investigations (BRI) de la police nationale aux fins de l’ouverture d’une enquête judiciaire.

Le droit commun évoqué

« La poursuite de ces journalistes sur la base du droit commun, en l’occurrence le code pénal, se justifie du fait que les faits incriminés ont été commis par le canal d’un réseau social, moyen de communication expressément exclu du champ d’application du code de la presse et de la communication en République togolaise », a-t-il ajouté.

 « La loi apporte une précision de taille à l’article 156 en ces termes : tout journaliste, technicien ou auxiliaire de média détenteur de la carte de presse qui a eu recours aux réseaux sociaux comme moyen de communication pour commettre toute infraction prévue dans le code de la presse, est puni conformément aux dispositions du droit commun », a-t-il poursuivi avant d’annoncer que l’information judiciaire se poursuit dans le strict respect des dispositions du code de procédure pénale.

Pour rappel, l’arrestation des deux journalistes fait suite à la plainte des ministres Kokouvi Agbetomey, ministre de la justice et Kodzo Adedze, ministre du commerce. La plainte évoque l’outrage et la profération des mauvaises informations.

Affaire petrolegate

Togo/Pétrolegate : les vraies raisons de l’absence de Ferdinand AYITE ce matin

Dans l’Affaire « Pétrolegate » qui défraie la chronique en ce moment au Togo, les Adjakly ont assigné le journal « L’Alternative » en justice. « L’Alternative » est le journal qui a révélé, pour la première fois, ces magouilles dans la commande du pétrole au Togo.

Le procès devrait avoir lieu le 12 août passé, mais il a été repoussé d’une semaine, donc sur ce 19 aout. Le jour tant attendu arriva. Cependant, contre toute attente, on note l’absence de Ferdinand AYITE au procès. Il s’est fait représenter par ses avocats. Pour quelles raisons ?

Confiant au départ, Ferdinand perd sa certitude

Depuis la naissance de cette affaire, l’auteur des révélations s’est toujours montré tranquille et sincère. Il avait même rassuré tous les Togolais en disant attendre impatiemment le procès. Bref, il s’est montré confiance à faire face à cette bataille juridique.

On se rappelle de certains de ces propos. « On ira au procès. On est tranquille, les révélations ne sont pas finies. Même si le procès est reporté sur demain, nous sommes prêts » s », a-t-il déclaré dans un passé très récent. 

Aujourd’hui, Ferdinand AYITE n’est pas arrivé au procès. Etonnant pour les uns, pas pour les autres.

Les vraies raisons de son absence

D’abord, selon les dernières informations, le Directeur de publication du journal « L’Alternative » manquerait de preuves tangibles. Contrairement à ce qu’il racontait et expliquait à longueur de journée sur le mécanisme de détournement, Ferdinand AYITE ne sera pas capable de démontrer un quelconque détournement. Les preuves dont il se disait disposer ne seraient pas suffisantes pour établir clairement le détournement.

Ensuite, il faut ajouter la sortie médiatique de l’avocat de la famille Adjakly. L’avocat a souligné que les images prises pour illustrer l’affaire du pétrole du Togo sont totalement fausses et prises sur internet. Surtout celle illustrant le père Adjakly n’est pas vraie. Du coup, on se rend compte que Ferdinand AYITE ne connaissait même pas ceux dont il parlait.

Enfin, sa tentative de conciliation avec la famille aurait échoué. Sur quel fondement se présenterait-il au procès ?