AFFI NGUESSAN traite cette décision de Laurent Gbagbo de « soif de pouvoir et de volonté de revanche »

Côte d’ivoire : AFFI NGUESSAN traite cette décision de Laurent Gbagbo de « soif de pouvoir et de volonté de revanche »

L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo rencontrait hier le comité central du FPI légal pour réfléchir sur l’avenir du parti longtemps dirigé par Pascal AFFI NGUESSAN. Ainsi, au cours des travaux, Laurent Gbagbo dans un discours, a annoncé la proposition de création d’un nouveau parti politique. Une décision intervenue suite à la bataille pour le contrôle du parti du Font populaire ivoirien (FPI).

Pour AFFI NGUESSAN, Laurent Gbagbo ne devrait pas aller sur le terrain de la division. Le président du FPI trouve à cet effet cette sortie de « soif de pouvoir et de « volonté de revanche ».

« Une bataille inopportune »

 « A l’issue d’une rencontre avec ses sympathisants ce lundi 9 août 2021, le Président Laurent Gbagbo vient d’annoncer qu’il abandonne la bataille inopportune et destructrice qu’il mène depuis 7 ans contre le FPI et qu’il « va créer un autre parti avec le même contenu ».

Ainsi, en réponse à ma demande d’audience, à ma volonté de dialogue en vue de l’unité du FPI, Laurent Gbagbo a choisi la rupture et la division. Il enterre l’espoir qu’avaient nos militants, nos électeurs, nos sympathisants, en l’unité de la gauche, en la réconciliation de notre famille politique.

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Il endosse de manière assumée devant nos compatriotes et devant l’histoire la responsabilité du schisme qui marque désormais l’épopée du FPI.

Et pourtant ses visites et ses embrassades avec ses tourmenteurs d’hier avaient laissé penser qu’il était véritablement le chaînon manquant de la réconciliation nationale et qu’il aurait à cœur d’œuvrer à l’unité de notre parti. Hélas !

« Soif de pouvoir et la volonté de revanche »

Cette décision, dictée essentiellement par la soif de pouvoir et la volonté de revanche, constitue un défi à notre force de caractère, à nos convictions idéologiques et à notre maturité politique.

Pour ma part, j’assure les militants et sympathisants du FPI, l’opinion nationale et internationale de ma ferme volonté de poursuivre ma mission pour la renaissance du parti en vue de la reconquête du pouvoir en 2025.

Je continuerai de me battre pour les valeurs de démocratie et de progrès que nous avons autrefois partagées.

Hauts les Cœurs, la lutte continue ! »

rencontre du Comité Central du FPI, voici le communiqué final

Côte d’Ivoire : rencontre du Comité Central du FPI, voici le communiqué final

1-Sur convocation du Secrétariat Général, le Comité Central du Front Populaire Ivoirien (FPI), s’est réuni le lundi 9 août 2021, en sa deuxième session extraordinaire de l’année 2021, au Palais de la Culture, sis à Treichville, de 12h05 heures à 14h32, sous la présidence effective du Président Laurent GBAGBO, président du Parti ;

2- L’ordre du jour de cette session extraordinaire a porté sur les points suivants :

Hommage à nos chers disparus ;

Adresse du Président Laurent Gbagbo.

Etaient conviés à cette session extraordinaire du Comité Central :

Les membres du Comité Central ;

Les membres du Comité de Contrôle ;

Les membres du Conseil Politique Permanent ;

Les membres fondateurs d’Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté (EDS) ;

Les Députés de EDS ;

Les membres du cabinet du Président.

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3- La session a entendu une communication du camarade ASSOA Adou, Secrétaire Général du Front Populaire Ivoirien ;

4- Dans sa communication, le camarade ASSOA Adou a souhaité la bienvenue au Président du Parti, et lui a dit « YAKO » pour toutes les souffrances qu’il a endurées ;

5- Le Secrétaire Général a ensuite adressé ses vifs remerciements au Président Laurent Gbagbo pour la confiance qu’il lui a manifestée à deux reprises ; D’abord en le nommant Directeur de sa campagne pour la présidence du Parti à l’occasion du Congrès qui était prévu en décembre 2014, alors qu’il était en exil au Ghana ; Ensuite, le Président Laurent GBAGBO l’a honoré en le nommant Secrétaire Général du Parti au Congrès de Mooussou qui s’est tenu les 3 et 4août 2018 alors qu’il était en prison ;

6- Le Secrétaire Général du Parti a indiqué qu’après le Congrès de Moossou qui s’est tenu les 3 et 4 août 2018, le Parti a été frappé par le décès subit du Vice-président Abou Drahamane SANGARE, Président par intérim ; Cette disparition durement ressentie par le Parti a été l’occasion pour certains camarades de défier ouvertement l’autorité du Président du Parti ;

7- Malgré ces difficultés, les militantes, militants, sympathisants, les Ivoiriens de la diaspora et les démocrates du monde entier se sont mobilisés pour faire triompher la juste ligne stratégique du Président Laurent GBAGBO ;

8- Abordant le premier point de l’ordre du jour, le Comité Central a entendu une seconde communication relative à un hommage rendu à nos camarades et sympathisants disparus ; Cette communication a été faite par le Vice-président Gnagne YADOU;

Le camarade Gnagne YADOU a exprimé aux familles, au nom du Parti, la reconnaissance éternelle du Front Populaire Ivoirien à tous nos militants et sympathisants disparus, pour le combat qu’ils ont mené, au péril de leur vie, pour un avenir radieux de notre pays, la Côte d’Ivoire ;

9- Au titre du deuxième point de l’ordre du jour, le Comité Central a entendu une importante intervention du Président Laurent GBAGBO sur la lutte du Front Populaire Ivoirien et les perspectives qui se présentent aujourd’hui pour la Côte d’Ivoire ;

10- Le Président Laurent GBAGBO a salué et honoré la mémoire de tous les militants et sympathisants décédés pendant son éloignement prolongé hors du pays. Il a salué leur engagement pour la liberté et la démocratie en Côte d’Ivoire. Il a particulièrement insisté sur le cas des plus illustres d’entre eux dont Bernard Blin DADIER, Abou Drahamane SANGARE, Sylvain Miaka OURETO, Désiré TAGRO, Bohoun BOUABRE, Sansan KOUAO, Basile Mahan GAHE, qui se sont résolument engagés pour notre cause commune au prix de leur vie ;

11- Le Président Laurent GBAGBO a demandé au Parti de tout mettre en œuvre pour perpétuer la mémoire des militants et sympathisants;

12- S’adressant aux militantes, militants et sympathisants du Front Populaire Ivoirien, le Président Laurent GBAGBO les a félicités pour leur courage et leur ténacité qui a permis au Parti de vaincre l’adversité ;

Rôle du FPI dans le multipartisme

13- Le Président Laurent GBAGBO a ensuite insisté sur le rôle éminemment important joué par le FPI dans l’instauration du multipartisme en Côte d’Ivoire ainsi que le début du processus de démocratisation du pays ;

14- C’est pourquoi il a déploré le comportement de certains camarades qui se situent aux antipodes de notre idéologie et qui s’acharnent sur notre Parti et sur nos militants et sympathisants ;

15- Notre seul instrument de lutte politique est confisqué par Monsieur Affi N’GUESSAN et malgré les nombreuses initiatives pour le raisonner, il s’arcboute sur sa soi-disant « légalité » ;

16- Le Président Laurent GBAGBO a pris acte de la volonté et de l’obstination de Monsieur Affi N’GUESSAN de prendre en otage le Front Populaire Ivoirien, foulant ainsi au pied les années de sacrifice des militantes et militants du Parti ;

17- Le Président Laurent GBAGBO n’entend pas s’engager dans une bataille juridique avec Monsieur Affi N’GUESSAN ;

18- Dès cet instant, il a proposé au Comité Central, la création d’un nouvel instrument de lutte conforme à notre idéologie et nos ambitions ;

19- Il a demandé au Comité Central d’autoriser la mise en place d’un comité de préparation du Congrès Constitutif ;

20- Le Comité Central félicite le président Laurent GBAGBO pour son brillant exposé et sa grande hauteur de vue qui lui permet de dépasser les outrages du passé et penser sereinement l’avenir de notre instrument de lutte ;

21- Le Comité Central décide en conséquence :

De la perpétuation de la mémoire de nos disparus ;

De la création d’un nouvel instrument de lutte ;

De la mise en place d’un comité de préparation du Congrès Constitutif.

22- Le Comité Central exhorte les militantes, militants et sympathisants du Front Populaire Ivoirien et l’ensemble des partisans du Président Laurent GBAGBO et les démocrates ivoiriens à s’inspirer de ce dépassement afin d’œuvrer à l’édification, dans la paix, d’une Côte d’Ivoire stable et prospère ;

23- Le Comité Central assure de son soutien indéfectible le président Laurent GBAGBO, homme de paix, de tolérance et de pardon dont le retour en terre ivoirienne est, pour tous les Ivoiriens, l’accélérateur du processus de la réconciliation véritable et de la paix en Côte d’Ivoire ;

24- Le Comité Central appelle, dès à présent, à la mobilisation de toutes les structures du Parti, de toutes les militantes, de tous les militants, de tous les sympathisants et de tous les patriotes, à s’engager, sans réserve, autour du Président Laurent GBAGBO pour relever le défi de l’instauration de la paix définitive et de la réconciliation vraie en Côte d’Ivoire.

𝗙𝗮𝗶𝘁 𝗮̀ 𝗔𝗯𝗶𝗱𝗷𝗮𝗻, 𝗹𝗲 𝟬𝟵 𝗮𝗼𝘂̂𝘁 𝟮𝟬𝟮𝟭

𝗟𝗲 𝗖𝗼𝗺𝗶𝘁𝗲́ 𝗖𝗲𝗻𝘁𝗿𝗮𝗹

Laurent Gbagbo va créer un nouveau parti

Urgent : Laurent Gbagbo va créer un nouveau parti

Acquitté définitivement par la Cour pénale internationale, Laurent Gbagbo a tenu ce lundi 9 août 2021, une réunion politique. Une première depuis son retour au pays. L’ex président ivoirien envisage ainsi de créer un nouveau parti politique avec ses fidèles, laissant ainsi le FPI à AFFI Pascal NGUESSAN.

En effet, c’est avec les membres du comité central du FPI légal, que l’ancien chef d’Etat ivoirien a tenu son tête à tête. Une rencontre intervenue suite aux bras de fer de leadership à la tête de son parti Front populaire ivoirien (FPI) conduit plusieurs années déjà par Pascal AFFI NGUESSAN.

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 « Je propose au comité central de laisser AFFI avec l’enveloppe. Nous allons créer notre parti », a déclaré Laurent Gbagbo ce lundi au cours des travaux.

La réunion dont AFFI NGUESSAN n’est pas convié a vu la participation des de plusieurs regroupement. Il s’agit des alliés d’Ensemble pour la démocratie et la souveraineté, EDS et la coalition anti-Ouattara qui s’est créée autour du FPI en 2017.

Côte d’Ivoire : Simone Gbagbo revendique la présidence du FPI comme gage du divorce

Côte d’Ivoire : Simone Gbagbo revendique la présidence du FPI comme gage du divorce

A en croire certaines confidences, l’ex-première dame aurait posé cette condition à son mari, Laurent Gbagbo, si celui-ci voudrait voir évoluer la procédure de divorce.

C’est connu depuis dimanche 20 juin 2021. L’ex-président Laurent Gbagbo veut divorcer de son épouse Simone Ehivet Gbagbo. La décision a été rendue publique par un communiqué de Claude Mentenon, l’un des avocats de l’ancien président. Mais jusqu’ici les choses se compliquent.

L’ex-président Laurent Gbagbo affiche sa volonté de quitter Simone depuis son transfèrement à La Haye, bien qu’une séparation ait déjà été évoquée avant l’arrestation du couple, le 11 avril 2011. Après en avoir informé au préalable ses enfants, l’ancien président propose à Simone Ehivet un divorce à l’amiable.

Celle-ci lui répond qu’elle est d’accord, mais qu’elle souhaite attendre la fin de leurs procédures judiciaires respectives. L’ancienne Première dame est alors incarcérée en Côte d’Ivoire, notamment pour infractions contre la sûreté de l’Etat. Laurent Gbagbo relance alors son épouse en douceur dans le courant de l’année 2019.

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Le FPI visé

Acquitté par la Cour pénale internationale (CPI), il s’est installé à Bruxelles dans l’attente de la fin de la procédure. Simone, elle, a été amnistiée par Alassane Ouattara. Cette fois-ci, c’est par le biais d’un de ses avocats que Gbagbo sollicite une séparation à l’amiable, au risque de devoir lui léguer une partie de leurs biens en commun.

Officiellement ouverte à cette idée, l’ex-Première dame estime toutefois qu’il faut que son mari soit présent sur le sol ivoirien pour qu’une telle procédure puisse être entamée. Alors que ce dernier insiste, Simone Gbagbo demande en contrepartie de prendre la tête du Front populaire ivoirien (FPI). Refus de Laurent, qui ne goûte guère qu’elle lie leur vie privée à celle du parti. « Depuis, les positions étaient figées et l’issue inéluctable tant Laurent Gbagbo était déterminé à acter leur séparation », explique l’un de ses proches.

Abandon

C’est la section des affaires matrimoniales du tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau qui examinera la demande de divorce. Si le duo politique a perduré pendant leurs années au pouvoir, le couple s’était délité, au point que chacun avait ses propres appartements au sein de la résidence présidentielle de Cocody-Ambassades à Abidjan.

Après la chute de Gbagbo en 2011, durant leurs incarcérations respectives puis après leurs libérations, le couple ne s’est quasiment pas parlé directement. Les messages étaient transmis par des émissaires, à savoir leurs jumelles Marie-Laurence et Marie-Patrice, ou par leur gendre Stéphane Kipré. Depuis les années 2000, Laurent Gbagbo a pour compagne Nady Bamba, une ancienne journaliste de la radio Africa numéro 1, avec laquelle il a eu un fils David Al Raïs, né en 2002. Tous deux se sont unis, selon les rites musulmans, en 2001. Gbagbo s’était fait représenter par son ancien directeur de protocole, Allou Eugène.

Dès son retour au pays, Gbagbo a laissé sa résidence de la Riviera-Golf à Simone, qui y vit depuis sa sortie de prison en 2018. Il avait fait sa connaissance au cours de l’année 1973, alors qu’elle était jeune étudiante, par l’intermédiaire du professeur Bernard Zadi Zaourou, qui militait avec lui au sein de la gauche politique.

Source : Jeune Afrique

Retour de Gbagbo : Communiqué de dernier minute

Retour De Gbagbo : Communiqué De Dernière Minute

Je voudrais vous témoigner à nouveau, au nom de mon parti, toute ma reconnaissance pour votre disponibilité et votre contribution à l’animation de la vie politique en Côte d’Ivoire.

Je vous remercie infiniment pour avoir répondu aussi massivement à notre invitation dans le cadre de cette conférence de presse.

Mesdames et messieurs les journalistes,

1. Le 4 décembre 2020

Dès la délivrance de ses passeports diplomatique et ordinaire, le président Laurent GBAGBO m’a immédiatement instruit à prendre contact avec les autorités ivoiriennes pour étudier, avec celles-ci, les conditions de son retour en Côte d’Ivoire, dans la quiétude et en application des dispositions de la loi N° 2005-201 du 16 juin 2005 portant statut d’ancien président de la République et d’ancien chef ou président d’institution nationale.

2. Le 7 décembre 2020

J’ai adressé un courrier de demande d’audience au Premier Ministre d’alors, Monsieur Hamed Bakayoko.

3. Le 6 JANVIER 2021

Le Premier Ministre Hamed Bakayoko, entouré des ministres de la Sécurité et de la réconciliation nationale, m’a reçu, marquant ainsi le début des discussions avec les autorités sur le retour du Président Laurent Gbagbo.

4. Le 24 février 2021

A l’occasion de la présentation officielle du Comité National d’Accueil, j’ai informé l’opinion nationale et internationale que le Président Laurent Gbagbo a décidé de rentrer en Côte d’Ivoire mi-mars 2021.

5. Le 10 mars 2021

La Côte d’Ivoire apprend avec stupeur le décès du Premier Ministre Hamed Bakayoko.

Par respect pour le deuil national, et avec la volonté d’y apporter notre pleine contribution, le retour du Président Laurent Gbagbo a été reporté à une date ultérieure.

6. Le 7 avril 2021

Le Président Alassane Ouattara a déclaré au cours du Conseil des ministres et je cite :

« Quant à Messieurs Laurent Gbagbo et Blé Goudé, ils sont libres de rentrer en Côte d’Ivoire quand ils le souhaitent.

Les frais de voyages de Monsieur Laurent Gbagbo, ainsi que ceux des membres de sa famille, seront pris en charge par l’Etat de Côte d’Ivoire.

Les dispositions seront également prises pour que Monsieur Laurent Gbagbo bénéficie, conformément aux textes en vigueur, des avantages et des indemnités dus aux anciens Présidents de la République de Côte d’Ivoire. »

7. Le 3 mai 2021

Sur instruction du Président Ouattara, j’ai été reçu par le Premier Ministre Achi Patrick pour la reprise des discussions sur le retour du Président Laurent Gbagbo.

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Depuis cette date, les échanges sont réguliers avec les autorités sur tous les aspects du retour du Président Laurent Gbagbo, dans le cadre de la loi.

8. Le 31 mai 2021

Le Président Laurent Gbagbo m’a demandé d’annoncer officiellement qu’il a décidé de rentrer en Côte d’Ivoire le 17 juin 2021.

Mesdames et messieurs les journalistes,

Je vous informe que les discussions se poursuivent régulièrement pour faire avancer l’ensemble des dossiers.

Aujourd’hui, je vous confirme solennellement que le Président Laurent Gbagbo arrivera à Abidjan le jeudi 17 juin 2021, par vol en provenance de BRUXELLES.

Une deuxième chose importante :

Le Président Alassane Ouattara a décidé de donner le pavillon présidentiel pour accueillir le Président Laurent Gbagbo.

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Au nom du Front Populaire Ivoirien,

Au nom de tous les pros-Gbagbo,

Je voudrais remercier le Président Ouattara pour cet acte important, qui pour moi, va dans le sens de la réconciliation nationale.

Nous espérons que les autres dispositions prévues par la loi seront mises en œuvre incessamment.

Je vous remercie

Dr ASSOA Adou, SECRETAIRE GENERAL DU FPI, Lundi 14 juin 2021

Côte d’ivoire : le gouvernement dit non à la date du retour de Laurent Gbagbo

Côte d’ivoire : le gouvernement dit non à la date de retour de Laurent Gbagbo

L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo ne rentrera plus au bercail à la date prévue. En effet, le Front populaire ivoirien (FPI) de l’ancien président a annoncé le lundi dernier, le retour de Gbagbo pour le 17 juin prochain, date de son anniversaire. Une décision qui, pour le gouvernement ivoirien n’est pas la bienvenue.

Ainsi, pour le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, il a été « convenu que la date devait être choisie de façon consensuelle ». Donc pour nous, « il n’y a pas de date », a-t-il poursuivi.

Le ministre va jusqu’à remettre en cause la possibilité de ce retour : « Je ne sais pas comment il arriverait à cette date du 17 juin si aucune disposition n’est prise pour son accueil ».

Rappelons qu’au début du mois d’avril, Alassane Ouattara avait déclaré que Laurent Gbagbo pouvait rentrer « quand il le souhaitait », et que ses frais de voyage seraient pris en charge. Mais visiblement ceci devrait faire objet d’une décision consensuelle avec le gouvernement d’après les déclarations du ministre Amadou Coulibaly.

Laurent Gbagbo rentrera dans son pays dans ce mois de juin

Officiel : Laurent Gbagbo rentre dans son pays dans ce mois de juin

Un responsable du Front populaire ivoirien (FPI), a annoncé ce lundi dernier, le retour du président ivoirien Laurent Gbagbo. Acquitté des accusations de crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale (CPI), Laurent Gbagbo sera de retour ce 17 juin après une décennie d’absence.

 « Je vous annonce que le retour du président Laurent Gbagbo sur la terre de Côte d’Ivoire est prévu pour le 17 juin », a déclaré Assoa Adou, secrétaire général du FPI créé par l’ancien président Laurent Gbagbo.

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Cette annonce fait suite aux nombreuses tractations entre le pouvoir du président Alassane Ouattara et le camp du FPI, parti créer par Gbagbo. Rappelons qu’en début du mois d’avril, le président Ouattara avait donné son feu vert pour le retour au pays de son principal rival lors de la présidentielle de 2010 en Côte-d’Ivoire.

le gouvernement interdit un meeting pour le retour de Gbagbo

Côte d’Ivoire : le gouvernement interdit un meeting pour le retour de Gbagbo

Même si les tractations entre le gouvernement ivoirien et l’ancien président, Laurent Gbagbo, pour son retour vont bon train, pas question pour un meeting de mobilisation.

En effet, le préfet d’Abidjan a interdit samedi 15 mai, par voie d’un arrêté, un meeting de « mobilisation » pour le retour de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire. Meeting organisé par son parti, le Front populaire ivoirien (FPI).

D’après les explications, le Préfet d’Abidjan Adama Doumbia explique dans l’arrêté, avoir reçu une demande de manifestation du collectif des victimes de la crise post-électorale de 2010-2011, à la même date, au même endroit et aux mêmes heures.

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Une situation qui l’a contraint à interdire le rassemblement du FPI pour « risque d’affrontement et de troubles à l’ordre public », a-t-il ajouté.

« Tout ceci relève d’une machination savamment orchestrée afin d’empêcher la tenue du meeting de la paix et de la réconciliation nationale. Nous tenons à rappeler à toutes fins utiles que l’association citée par l’arrêté préfectoral a manifestées publiquement au Plateau, devant le Palais de Justice le lundi 10 mai 2021, en toute quiétude », a réagi Damana Pickass, vice-président du FPI, et organisateur de la manifestation, lors d’un point de presse samedi.

Il a annoncé par ailleurs le report d’un autre meeting prévu le dimanche 16 mai 2021 à Bonoua (sud ivoirien) « dans le même élan de décrispation de l’atmosphère sociale, et pour démontrer sa bonne foi ».

Pour rappel, la Cour pénale internationale (CPI) a prononcé l’acquittement définitif du Président Gbagbo à la fin du mois de mars 2021. Au début du mois d’avril, le président Alassane Ouattara a même annoncé que l’État prendrait en charge les frais de ce retour, mais aucune date n’a été fixée à ce jour.

Côte d’Ivoire : élections législatives du 06 mars, l’ancien Président Laurent Gbagbo dénonce les propos de certains candidats

Côte d’Ivoire : élections législatives du 06 mars, l’ancien Président Laurent Gbagbo dénonce les propos de certains candidats

Le peuple ivoirien était dans les urnes le samedi 06 mars dernier pour élire leur représentant au parlement. Ainsi, à la fin du scrutin déroulé dans la paix et la sécurité, l’ancien Président Laurent Gbagbo adresse un message aux Ivoiriens et dénonce les propos de certains candidats.

« Après les élections législatives du 06 mars 2021 qui viennent de se tenir, je voudrais saluer le peuple de Côte d’Ivoire, chaque ivoirienne et chaque ivoirien d’avoir accompli leur devoir civique dans le calme qui a régné dans l’ensemble, pendant ce scrutin. Je salue particulièrement les militantes et militants de l’opposition, notamment ceux de la plateforme politique Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté (EDS) et du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) qui ont répondu, dans la discipline, à l’appel de leur parti et groupement politique.

Je félicite les cadres de EDS et du PDCI à qui les ivoiriens ont accordé leurs suffrages pour les représenter au Parlement, lieu par excellence de l’exercice de la démocratie dont la quête est notre combat permanent. Le Front Populaire Ivoirien se félicite de l’élection de certains de ses cadres que j’engage, dès maintenant, à poursuivre ce combat de la liberté, de l’égalité et de la solidarité qui sont pour nous des valeurs qui fondent la création d’une nation. Nous devons bâtir la Nation ivoirienne autour de ces valeurs pour favoriser le vivre ensemble des ivoiriens du Nord, du Sud, de l’Ouest, du Centre et de l’Est, dans le respect des lois de la République.

C’est le lieu de regretter et de dénoncer les propos tenus, pendant la campagne, par certains candidats, parfois issus de nos rangs et qui sortent du cadre de nos choix politiques et idéologiques. Je rappelle que le Front Populaire Ivoirien est un parti de la gauche socialiste, panafricaniste et qui lutte pour la construction d’un Etat démocratique, laïc, solidaire, multiethnique et multi racial. Le FPI ne s’aurait donc tolérer des propos tribalistes et exclusionnistes qui sont de nature à le mettre en  porte-à-faux avec son idéal de société de justice, de paix et de solidarité.

Il reste entendu que la pratique constante de la xénophobie et de l’exclusion comme choix politique affiché par certains partis ou groupements politiques ivoiriens, qui n’ont ni la même culture ni la même histoire que le FPI, ne peut constituer un exemple à suivre sur le contraignant chemin de la démocratie et de la liberté. Bonne mandature aux nouveaux élus de la Nation à qui je souhaite plein succès dans l’accomplissement des missions que la Nation vient de leur confier ».

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