Présidentielles au Rwanda : « J'envisage de me présenter pour 20 ans de plus », Paul Kagame

Présidentielles au Rwanda : « J’envisage de me présenter pour 20 ans de plus », Paul Kagame

Le président rwandais, Paul Kagame s’est exprimé dans une interview accordée à France 24 sur sa candidature pour les présidentielles au Rwanda, prévue en 2024.

Au pouvoir depuis 22 ans, l’actuel homme fort du Rwanda pourrait encore déposer sa candidature aux prochaines élections.

A la question sur sa candidature, Paul Kagamé n’a pas hésité a donné sa position sur sa participation. « J’envisage de me présenter pour 20 ans de plus, je n’ai aucun problème avec ça », a déclaré le président au micro de France 24. « Les élections sont avant tout l’expression d’un choix du peuple », a-t-il ajouté.

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Mais, sans surprise, cette déclaration de M. Paul Kagamé ne fait pas l’unanime du coté de l’opposition. « Je pense qu’il est temps pour le président Kagame de passer le témoin. Lorsqu’il parle des citoyens rwandais qui choisissent, il faut qu’il ajoute que ce sont des citoyens rwandais déjà terrorisés, et qui sont depuis 28 ans sous le joug du Front patriotique rwandais [FPR, le parti présidentiel] », a déclaré Bernard Ntaganda, président du parti d’opposition Social Imberakuri.

Pour rappel, une réforme constitutionnelle adoptée en 2015 permet théoriquement au président de la République rwandais de se maintenir au pouvoir jusqu’en 2034.

l’Union Européenne réagi à la suspension de RFI et France 24

Mali : « c’est inacceptable », l’Union Européenne réagit à la suspension de RFI et France 24

L’Union Européenne (UE) n’est pas restée en marge de la décision de la junte malienne quant à la suspension de Rfi et France 24.

Dans un point de presse, l’UE condamne la suspension de diffusion des géants de l’information dans le monde. « Nous avons vu les annonces faites par le gouvernement malien de suspendre RFI et France 24. Nous considérons que c’est inacceptable. Nous déplorons cette décision et les accusations infondées », a déclaré Nabila Massrali, porte-parole de l’organisation.

Pour rappel, dans un communiqué signé par le ministre de la décentralisation, Abdoulaye Maiga, les deux médias RFI et France 24 ont été suspendu de diffusion sur le sol malien. Pour cause, la diffusion de « fausses allégations » d’exactions commises par l’armée malienne.

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Des allégations rejetées par les autorités maliennes contre les vaillantes Fama » (Forces armées maliennes) et suspendent les deux médias. la junte « interdit à toutes les radios et télévisions nationales, ainsi qu’aux sites d’information et journaux maliens, la rediffusion et/ou la publication des émissions et articles de presse de RFI et de France 24 ».

Mali : la junte suspend la diffusion de RFI et France 24 jusqu’à nouvel ordre

Mali : la junte suspend la diffusion de RFI et France 24 jusqu’à nouvel ordre

Dans un communiqué rendu public, les autorités maliennes annoncent la suspension des médias RFI et France 24 sur l’ensemble du territoire. Pour raison, la junte évoque de « fausses allégations » d’exactions commises par l’armée malienne et rapportées par les deux médias français.

Le gouvernement malien « rejette catégoriquement ces fausses allégations contre les vaillantes Fama » (Forces armées maliennes) et « engage une procédure (…) pour suspendre jusqu’à nouvel ordre la diffusion de RFI (…) et France 24 », précise le communiqué signé du colonel Abdoulaye Maiga, porte-parole du gouvernement.

Les autorités estiment que « ces fausses allégations » ont été rapportées notamment dans un reportage des 14 et 15 mars, dans lequel RFI a donné la parole à des victimes présumées d’exactions qui auraient été commises par l’armée malienne et le groupe privé russe Wagner.

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La junte « rejette catégoriquement ces allégations contre les vaillantes Fama », précise le communiqué du colonel Maiga qui « interdit à toutes les radios et télévisions nationales, ainsi qu’aux sites d’information et journaux maliens, la rediffusion et/ou la publication des émissions et articles de presse de RFI et de France 24 ».

En outre, le communiqué indique que « les agissements de RFI et France 24 ressemblent, dans un passé récent, aux pratiques et au rôle tristement célèbre de la radio +Mille Collines+ », qui avait encouragé le génocide au Rwanda en 1994.

Mali : Rfi Et France 24 Sommés De Quitter Le Pays Au Plus Tard, Le 31 Mars

Mali : Rfi Et France 24 Sommés De Quitter Le Pays Au Plus Tard, Le 31 Mars

Les médias français Rfi et France 24 auraient été sommés de quitter dans les prochains jours le Mali. En effet, les choses ne s’arrangent pas entre la France et le Mali. Le dernier développement dans le pourrissement de leurs relations intervient ce lundi 14 mars 2023.

Dans un communiqué repris par des sites d’information, notamment Ovajab, LLC, le Collectif pour la défense des militaires (Cdm) a donné un ultimatum très clair aux médias français, Radio France internationale (Rfi) et France 24 de quitter le Mali à la fin de ce mois de mars.

Il est reproché à Rfi d’avoir donné, dans une édition de ce lundi 4 mars, une information qui serait erronée sur des exactions supposées des Forces Armées du Mali (FAMa) sur des populations civiles peuples de la Zone de Sofara.

Il n’en fallait pas davantage pour soulever le courroux des membres du Cdm qui se sont assignés pour mission, la défense des militaires au pouvoir à Bamako.

Rfi et France 24 sommés de quitter

Les médias français sont régulièrement accusés de partialité dans le traitement de l’information concernant le Mali. Surtout après le coup d’État qui a chassé le Président Ibrahim Boubacar Kéita (Ibk) du pouvoir.

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Le correspondant de Rfi et de l’Agence France presse (Afp), le Franco-Béninois, Serge Daniel est régulièrement montré du droit pour son traitement supposé déséquilibrer de l’information. D’aucuns avaient exigé un moment, que ce journaliste parte du Mali. Les choses s’étaient tassées un moment avant de rejaillir avec cet ultimatum de Cdm. Dans cette affaire, France 24 qui n’est pas directement incriminée « a pris le cailloux jeté » à Rfi. Le raidissement dans les relations Mali-France y est pour quelque chose !

Les autorités militaires ont déjà obtenu le départ des Forces françaises Barkhane et Takuba. L’on peut donc parier à peu de frais que les médias incriminés seront bien obligés d’obtempérer.

Avec Le courrier quotidien