Jeune Afrique : un journaliste du média expulsé au Mali

Jeune Afrique : un journaliste du média expulsé du Mali

La junte malienne à sa tête le Colonel Assimi Goïta a expulsé un journaliste du média Jeune Afrique. Le nommé Benjamin Roger, journaliste de Jeune Afrique était sur le sol malien pour une mission.

Un communiqué de la direction du média indique que son envoyé a été interpelé à son hôtel, arrêté, interrogé, puis expulsé.

Il est arrivé à Bamako dans la nuit du 6 au 7 février a été interpellé à son hôtel par la police, le lundi 7 février vers 11 heures. Il a été conduit dans les locaux de la Brigade d’investigation judiciaire. Où il a été interrogé, puis dans ceux de la Police de l’Air et des Frontières, où son expulsion lui a été signifiée, clarifie le communiqué.

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« La Direction de Jeune Afrique condamne la décision prise par les autorités maliennes de procéder à l’expulsion de son envoyé spécial, Benjamin Roger, ce 8 février et considère donc cette mesure prise à l’encontre de son collaborateur comme injustifiée et contrevenant à la liberté d’informer », indique le communiqué.

Benjamin Roger était muni d’un visa d’entrée en règle et n’a pas dissimulé sa profession de journaliste ni le fait qu’il venait l’exercer, en toute impartialité, au Mali, précise le média panafricain.

Cote d’Ivoire: empoisonnement de feu Hamed Bakayoko, une hypothèse à ne pas écarter

Côte d’Ivoire: empoisonnement de feu Hamed Bakayoko, une hypothèse à ne pas écarter

Le décès du désormais ancien ministre de l’Etat ivoirien, Hamed Bakayoko continue de secouer la toile. Une triste nouvelle qui crée sans doute un grand bouleversement au sommet de l’Etat et particulièrement dans le système d’Alassane Ouattara.

Dans une publication de nos confrères de Jeune Afrique intitulé : « les derniers jours d’Hamed Bakayoko », en date de ce jeudi 11 mars, le journaliste Marwane Ben Yahmed revient sur les derniers moments passés avec l’homme politique surnommé le golden boy. Découvrons un extrait sur l’hypothèse d’un éventuel empoisonnement qui aurait tué le ministre.

« Je lui rends visite le vendredi 29 janvier, à son domicile, en milieu d’après-midi. Il a fait une exception pour moi, souhaitant se préserver au maximum et se reposer. Immédiatement, je vois que cela ne va pas : il a les traits tirés et est très amaigri. Six ou sept kilos, sans doute, envolés depuis Assinie. Jamais je n’avais vu ce colosse toujours en action si fragile. « Je n’ai plus de jus, me dit-il. Je n’arrive plus à me concentrer, je n’ai jamais été comme cela. » J’échafaude des hypothèses : burn-out, séquelles du Covid, virus ou parasite tropical… Tout y passe. « Ce qui est étrange, c’est que Nestor est tombé malade au même moment que moi, on a pensé à une crise de palu. Il a perdu plus de dix kilos », précise-t-il. Les deux consomment les mêmes aliments.

Aurait-il pu être empoisonné ? La rumeur court à Abidjan, mais il n’y croit guère. Nous nous quittons, car je sens qu’il a besoin de faire une sieste. Au moment de partir, il tient à me rassurer : « Ne t’inquiète pas, cela va passer, j’ai juste besoin de repos. On se voit à Abidjan… »

Dans l’après-midi du 18 février, « Hambak » quitte la capitale économique ivoirienne, qu’il avait retrouvée durant une quinzaine de jours, pour Paris, une nouvelle fois, à bord d’un Grumman 5 de la flotte présidentielle. Son état a empiré. Le chef de l’État, Alassane Ouattara, voit bien que son Premier ministre n’en peut plus ».

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