Burkina : "je suis soulagé", les mots de la veuve de Sankara après la condamnation de Blaise Compaoré

Burkina : « je suis soulagé », les mots de la veuve de Sankara après la condamnation de Blaise Compaoré

La veuve de Sankara, Mariam Sankara s’est prononcé sur la sentence tombée mercredi pour Blaise Compaoré et ses co-accusés.

« Je pense que le peuple burkinabé et l’opinion publique savent maintenant qui était le président Thomas Sankara, qui était l’individu, qui était l’homme politique, ce qu’il voulait, ce que ceux qui l’ont assassiné voulaient. En tout cas, je suis soulagé parce que nous savons qui il est. On l’avait traité de tout dans les discours et tout ça, maintenant on sait que c’était un homme intègre » a-t-elle déclaré.

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En effet, après des procédures judiciaires, un tribunal militaire du Burkina Faso a rendu le verdict. Il a condamné l’ancien président du Faso, Blaise Compaoré à la prison à vie pour l’assassinat de Thomas Sankara.

Même son pour le commandant de sa garde Hyacinthe Kafando et le général Gilbert Diendéré, un des chefs de l’armée lors du putsch de 1987.

Procès de Sankara: Blaise Compaoré écope de 30 ans de prison ferme

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Le tribunal a prononcé la sentence pour le procès de Sankara enclenché depuis un moment à Ouagadougou. Il s’agit d’une pluie de peines aux accusés notamment l’ancien président Blaise Compaoré et ses complices.

En effet, sur demande du Parquet militaire, Blaise Compaoré est déclaré coupable « d’attentat à la sûreté de l’État », de « recel de cadavre » et de « complicité d’assassinat ».

Egalement 30 ans de prison ont été requis contre le commandant de sa garde, Hyacinthe Kafando et 20 ans contre Gilbert Diendéré, un des chefs de l’armée lors du putsch de 1987.

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Hyacinthe Kafando pour son cas est soupçonné d’avoir mené le commando qui a tué Thomas Sankara et ses collaborateurs, le 15 octobre 1987.

Il faut souligner lors du procès des peines d’emprisonnement ont été également prononcé ainsi que l’acquittement pour « faits non constitués » pour d’autres.

Deux grands absents ont été constatés lors du procès. Il s’agit notamment de Blaise Compaoré en exil en Côte d’Ivoire depuis 2014 et Kafando en fuite depuis 2016.