RDC : le Sénat demande le départ de la MONUSCO

RDC : le Sénat demande le départ de la MONUSCO

Modeste Bahati Lukwebo, le président du Sénat congolais demande le départ des soldats de l’ONU en mission de paix dans le pays depuis 1999. Lors d’un meeting à Goma, dans le Nord-kivu, le patron du Sénat a déclaré que les soldats de la MONUSCO partiront du Congo pour manque de résultats satisfaisants.

Selon M. Modeste Bahati Lukwebo, les forces onusiennes ne présentent pas un résultat satisfaisant au regard de la situation sécuritaire du pays et doit de ce fait, quitter la RDC, pour laisser place aux forces nationales de prendre leur destin en main.

Il dénonce un complot contre la République Démocratique du Congo (RDC). « Voilà, la Monusco (Mission de stabilisation de l’ONU en RDC – ndlr), elle doit plier les bagages », a déclaré Modeste Bahati Lukwebo, président du Sénat de la RDC lors d’un meeting devant une foule des militants de l’Union sacrée, coalition qui est derrière le président Félix Tshisekedi, à Goma (Nord-Kivu) dans l’est du pays. « Nous-mêmes nous allons assurer la paix, la sécurité et l’intégrité du territoire », a-t-il soutenu.

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« Vous le savez, la communauté internationale nous a déçus dernièrement lors du Conseil de sécurité, lorsqu’on n’a pas voulu lever l’embargo sur l’acquisition des armes par la République démocratique du Congo. Je pense que tout est clair et que le complot est total », a-t-il ajouté.

Notons également la montée en puissance des M23 dans les régions de l’Est du Congo en prenant le contrôle de la cité de Bunagana, qui fait frontière avec l’Ouaganda.

CENCO : les prêtres catholiques ayant des enfants appelés à démissionner

CENCO : les prêtres catholiques ayant des enfants appelés à démissionner

Les évêques veulent combattre le phénomène prêtre et « parent clandestin ». Au cours de leur Congrès général, la conférence épiscopale de la République démocratique du Congo (Cenco) a interpellé tous les prêtres catholiques.

La Cenco, les invites à déposer leur soutane et à « aller s’occuper » de leur progéniture.  

« Considérant d’une part les droits et obligations des parents à l’égard » de leur famille, « d’autre part l’incompatibilité de la charge de père de famille avec le ministère et la vie sacerdotale en régime catholique romain, nous demandons à tout prêtre (…) ayant un enfant d’aller s’en occuper complètement et pour ce faire de solliciter la dispense des obligations sacerdotales auprès du Saint-père », écrivent les évêques de la Cenco.

La Cenco, a l’école de Jésus-Christ

« Dans le cas où le prêtre avec descendance résisterait et ne voudrait pas demander la dispense des obligations cléricales », il reviendrait à l’évêque de « présenter le cas au Saint-siège pour la peine maximale de renvoi de l’état clérical », ajoute ce document de 19 pages, signé par les évêques des 47 diocèses de la RDC.

Intitulée « A l’école de Jésus-Christ. Pour une vie sacerdotale authentique », cette exhortation « aux prêtres sur la chasteté sacerdotale et sur les droits des enfants et des personnes vulnérables » est datée du 3 mars.

Il s’agit de « briser le silence » par rapport à une expérience douloureuse que vivent les enfants nés de ces unions, écrit la Cenco, en rappelant qu’au sein de la société congolaise, les personnes nées d’une relation entre une femme et un prêtre « sont stigmatisées comme ‘fruits du péché' ». « Nous avons l’obligation morale de reconnaître que ces personnes existent et souffrent dans le silence », ajoute-t-elle.

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Parmi les difficultés liées à la pratique de la chasteté, les évêques évoquent entre autres « le mouvement de la liberté sexuelle qui se mondialise », « les pesanteurs culturelles dans certains milieux qui ne connaissent pas d’interdit sur le plan sexuel ». Les évêques disent par ailleurs leur « joie » de constater que de « nombreux » prêtres vivent « fidèlement [leurs] engagements sacerdotaux ».

Cette exhortation épiscopale intervient à quelques semaines de la visite (du 2 au 5 juillet) du pape François en RDC, pays laïc où l’Église catholique revendique 40% de la population.

Avec AFP

plusieurs Eglise catholiques saccagées avec des objets sacrés volés

RDC: plusieurs Eglises catholiques saccagées avec des objets sacrés volés

Les tensions montent à Kinshasa en République Démocratique du Congo sur le choix du président de la Commission électorale de la République démocratique du Congo.

En effet, dimanche des jeunes ont dévalisé l’archevêché de Kinshasa selon les déclarations des religieux.

 « Nous désapprouvons fermement (ces actes) ainsi que leurs conséquences », et invitons tous les fidèles catholiques à rester extrêmement vigilants », a écrit l’abbé Georges Njila, chancelier de l’archidiocèse de Kinshasa à travers un communiqué.

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Egalement au Kasaï, ville originaire du Président Félix Tshisekedi, les jeunes ont posé des actes de vandalisme dans 11 églises catholiques emportant des objets sacrés. Des actes qualifiés selon Mgr Bernard-Emmanuel Kasanda, évêque de Mbujimayi (Kasaï-Oriental, centre), « d’ignobles et particulièrement révoltants ».

Au cours des actes de profanation « progressive et systématique », de ces lieux sacrés, les auteurs ont emporté « des tabernacles, vases sacrés, pierres et nappes d’autel, ciboires, meubles et statues du Sacré-Cœur de Jésus et de la Vierge Marie ».

Ces actes font suite au refus de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) et l’Église du Christ au Congo (ECC) d’attester le choix porté par six autres confessions religieuses sur un candidat président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

Notons que la loi reconnaît à huit confessions religieuses la prérogative de proposer le président de la Céni.