Grève des enseignants : les missiles du gouvernement continuent de dévaster

Grève des enseignants : les « missiles » du gouvernement continuent de dévaster

Le ministre de la fonction publique, Gilbert Bawara a, dans un communiqué sanctionné de nouveau des enseignants grévistes et gracié d’autres par la même occasion. Des décisions tombées sont issues du rapport du conseil de discipline en date des mois de mai et juin.

En effet, les « missiles » du gouvernement continuent de tomber dans la fonction enseignante suite à la grève du Syndicat des Enseignants du Togo (SET) tenu en mars dernier.

Selon l’arrêté publié mardi, quatre fonctionnaires stagiaires ont été licencié pour manquements graves aux lois et règlements en vigueur et aux normes d’éthique et de déontologie réagissant les fonctionnaires, notamment des actes d’incitation à la violence et à la désobéissance civile.

Ils sont accusés, selon le gouvernement, d’incitation à la révolte et avoir eu des agissements ayant entraîné des perturbations et troubles en milieux scolaires et dans certaines localités.

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Dans la sortie du ministre Bawara, d’autres enseignants radiés en mars dans la fonction enseignante ont été rétablit. 18 autres sont exclus temporairement pour une durée de 3 mois sans traitement pour manquements professionnels.

Également, 7 enseignants radiés en mars dernier pour presque les mêmes motifs sont rétablis dans le corps des fonctionnaires de l’enseignement.

Grève du SET : les enseignants "punis" par le gouvernement montent au créneau

Grève du SET : les enseignants « punis » par le gouvernement montent au créneau

Ça brule au sein du Syndicat des Enseignants du Togo (SET). Les enseignants relégués de la fonction enseignante pour la fonction publique montent au créneau.

Selon nos confrères de Gapola, ces derniers annoncent des poursuites judiciaires contre le SET. « Selon nos informations, certains enseignants relevés de la fonction enseignante et mis à la disposition de l’administration publique auraient saisi les ministres de la Fonction publique, du travail et du dialogue social et des Enseignements primaire, secondaire, technique et de l’artisanat pour contester leurs appartenances au SET qu’ils accusent de faux et usage de faux », écrit le Média.

En effet, le SET observe depuis quelques semaines, des mouvements de grève sur l’étendue du territoire. En réponse à ces mouvements d’humeur, que le gouvernement qualifie d’’illégale’ a sanctionné certains enseignants. Au total 146 enseignants ont été relevé de la fonction enseignante et mis à disposition de l’administration publique.

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Ainsi, certains enseignants ‘punis’ par l’Etat, font marche arrière et accusent le syndicat de faux et usage de faux.

Selon les informations, ils auraient saisi les ministres Bawara et Kokoroko réclament leurs rétablissements dans la fonction enseignante et annoncent des poursuites judiciaires contre les responsables du SET pour faux et usage de faux.

Togo : 9 enseignants de nouveaux virés dans la fonction publique

Togo : 9 enseignants de nouveau virés dans la fonction publique

Le bras de fer se poursuit entre le gouvernement et le Syndicat des enseignants du Togo (SET). En effet, les autorités ont répliqué de nouveau à la grève jugée « illicite » reconduite par le SET. Dans un second arrêté, signé ce 05 avril, le ministre de la fonction publique, Gilbert Bawara a exclu 9 autres enseignants de la fonction enseignante à la fonction publique.

C’est le deuxième arrêté que M. Bawara signe depuis le début de la crise. Ceci, en réponse de la grève de 4 jours décrétés par le syndicat et qui est à son troisième jours.

Ainsi, cette nouvelle décision vient rallonger la liste des 137 précédents portant le nombre à 146 enseignants réaffecter dans la fonction publique.

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Le gouvernement estime que le SET n’a pas une base légale et ne reconnaissent pas ainsi son existence. Donc les mouvements de grève du syndicat sont qualifiés d’illicites et perturbe les activités scolaires.

Cette grève à créer un mouvement d’humeur chez les élèves qui ont envahi les rues. Certains réclament leurs enseignants et d’autres vont déloger les autres écoles qui continuent les cours malgré la grève.

Le mouvement a déchainé dans les savanes. Ainsi, 7 élèves dont une fille ont été arrêtés pour avoir commis des actes de vandalisme et ont été déposés à la prison civile de Dapaong.

Grève du SET : le gouvernement exclut 137 enseignants grévistes

Grève du SET : le gouvernement exclut 137 enseignants grévistes

Le gouvernement a réagit à la grève du SET (Syndicat des Enseignants du Togo) qualifiée d’illicite par l’autorité. En effet, le ministre de la fonction publique, du travail et du dialogue social, Gilbert Bawara, a signé un arrêté portant mesures administratives et excluant du cadre des fonctionnaires de l’enseignement cent trente-sept (137) enseignants.

« Il s’agit, pour l’essentiel, d’agents qui se sont illustrés de façon répétitive dans des agissements contraires aux exigences d’enseignants en s’obstinant à créer et à entretenir dans ce secteur crucial de la vie nationale qu’est l’éducation, des tensions et perturbations », a posté Gilbert Bawara sur son compte Twitter.

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La décision est prise en application des textes en vigueur et précise que les enseignants exclus sont désormais mis à la disposition de l’administration générale, a-t-il précisé dans le post.

Pour le ministre de la fonction publique, les enseignants visés ont affiché un mépris aux lois en vigueur. Et ce, malgré les informations du gouvernement quant au défaut d’existence légale et de représentativité du Syndicat des Enseignants du Togo (SET).

De même, Gilbert Bawara accuse les enseignants virés de continuer « à faire montre d’une attitude de défiance envers l’autorité de l’Etat ». Il ajoute que les mesures administratives prises sont sans préjudice des autres dispositions applicables en cas de préavis ou de grèves illicites.

« Bien naturellement, nous demeurons disponibles et ouverts au dialogue avec tous les acteurs légalement constitués et nous réitérons la ferme volonté du gouvernement à poursuivre les efforts pour réformer et moderniser notre système éducatif », affirme M. Bawara.

Le ministre indique par ailleurs que le « gouvernement continuera sans relâche à agir pour répondre progressivement et durablement aux défis de ce secteur et aux préoccupations des acteurs dont les enseignants qui s’y dévouent admirablement ».

Togo: « charlatanisme, comédie juridique », jusqu’où ira le bras de fer SET – Gouvernement ?

Togo: « charlatanisme, comédie juridique », jusqu’où ira le bras de fer SET – Gouvernement ?

Le syndicat des Enseignants du Togo (SET) a lancé un nouveau mot d’ordre de grève de 72 heures qui débute ce mardi 29 mars.

Cette nouvelle grève intervient après que, le gouvernement soit resté indifférent à la précédente tenue les 24 et 25 mars derniers par le SET.  

Une nouvelle grève de 72 heures

« Le débrayage débutera le mardi 29 mars 2022 à 06h 45 minutes sur l’ensemble du territoire togolais et s’arrêtera le 31 mars 2022 à 17h 00 minute. Toutefois la grève sera reconduite pour 72 heures la semaine suivante dépendant de la suite que vous donnerez à nos revendications », a indiqué le SET au gouvernement dans son courrier.

En effet, le ministre des enseignements primaire, secondaire, technique et de l’artisanat réagissant à la précédente grève du syndicat, a tenu des propos qualifiés d’ « injurieux » pour le SET. D’après le ministre, les responsables de cette organisation syndicale font du « charlatanisme » ou plutôt de la « comédie juridique ». Il prévient également que les récalcitrants seront exclus par la suite, de la fonction enseignante et mis à la disposition de la fonction publique. Il ne s’agit ni de menace ni d’intimidation mais de « la réaction ‘légitime’ de l’Etat », a expliqué le ministre.

Malgré les sorties du gouvernement, le SET, visiblement ne compte pas s’arrêter et l’on se demande jusqu’où ira le bras de fer entre les deux parties.

Un dialogue pour des discussions franches et sincères

Notons qu’ au-delà des revendications, le syndicat demande au gouvernement l’ouverture d’un dialogue pour des discussions franches et sincères. Pour les responsables du syndicat il s’agit « de parvenir à des solutions idoines et durables dans le secteur éducatif, en lieu et place des menaces, des intimidations et propos injurieux sur les enseignants ».

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Pour rappel, le SET revendique l’octroi d’une prime mensuelle de logement (50.000 f au moins) pour tout enseignant sans distinction en conformité avec la réforme de l’enseignement de 1975, une prime annuelle d’éloignement d’au moins 300 Fcfa/km.

Il réclame aussi le recrutement des enseignants volontaires exerçant ou ayant exercé dans un établissement public pendant 3 ans au moins et disposant de qualification professionnelle requise. Il demande également une allocation de mutation (au moins 100.000 f pour l’inter régional et 60 000 f pour l’intrarégional) pour les enseignants.

grève des enseignants, un Chef d’inspection prévient

Togo : grève de la SET, un Chef d’inspection met en garde les enseignants qui vont grever

Une grève des enseignants est prévue sur les 24 et 25 mars prochains. Elle est l’initiative du Syndicat des Enseignants du Togo (SET). Cette grève selon le gouvernement est de « nul et nul effet » qui indique que le Syndicat n’a pas une existence légale.

En effet, dans une note de service, un Chef d’inspection de Sokodé, une ville du Togo, invite les enseignants à ne pas observer cette grève. Selon la note, un « mémorandum d’entente a été signé par les centrales syndicales, les partenaires de l’éducation et le gouvernement au sein il est convenu d’une trêve de 5 ans pour permettre la satisfaction entière des revendications ». Ceci étant, il ne pourrait pas avoir une grève, a en croire le Chef d’inspection.

Ainsi, il « invite tous les enseignants à ne pas suivre un quelconque mot d’ordre de grève qui ne respecterait pas l’esprit d’apaisement au sein du secteur éducatif contenu dans le mémorandum d’entente », a précisé la note qui ajoute le « risque auquel s’exposerait tout enseignant qui se mettrait en grève illégalement malgré tous les rappels à l’ordre de sa hiérarchie ».

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Réclamant le retour de la réforme de 1975, le SET rappelle que la grève aura pour mot d’ordre l’exigence d’une prime mensuelle de logement (50.000 f au moins) pour tout enseignant sans distinction en conformité avec la réforme de l’enseignement de 1975, une prime annuelle d’éloignement d’au moins 300 Fcfa/km.

Il s’agira aussi pour le syndicat de demander le recrutement des enseignants volontaires exerçant ou ayant exercé dans un établissement public pendant 3 ans au moins et disposant de qualification professionnelle requise, une allocation de mutation (au moins 100.000 f pour l’interrégional et 60 000 f pour l’intrarégional).