Cryptomonnaie : ce pays africain adopte le bitcoin comme monnaie officielle

Cryptomonnaie : ce pays africain adopte le bitcoin comme monnaie officielle

Cette légalisation du bitcoin comme monnaie officielle aux côtés du franc CFA inquiète les banques centrales occidentales. Elles trouvent que c’est un moyen pour contourner les sanctions imposées à la Russie.

En effet, après le Salvador, la Centrafrique prend la tête de liste des pays ayant légalisé le bitcoin comme monnaie officielle.

L’annonce a été faite ce mercredi 27 avril par la présidence centrafricaine, garantissant qu’il s’agit du premier pays à le faire en Afrique.

L’Assemblée nationale a voté « à l’unanimité » des députés présents la loi « régissant la cryptomonnaie en République centrafricaine » et le président Touadéra l’a promulguée, selon un communiqué du ministre d’État et directeur de cabinet de la présidence, Obed Namsio .

« Cette démarche place la République centrafricaine sur la carte des plus courageux et visionnaires pays au monde », soutien la présidence de la Centrafrique.

Selon le site spécialisé CoinMarketCap, d’autres pays envisagent aussi de légaliser le bitcoin et certains ont enclenché dans ce sens, des processus législatifs.

Cette Loi « votée par acclamation », ne fait pas l’unanimité. Certains membres de l’opposition contestent et souhaitent assigner le gouvernement devant la Cour constitutionnelle. Il s’agit de Martin Ziguélé, ancien Premier ministre aujourd’hui député de l’opposition.

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« Cette loi est une manière de sortir du franc CFA par un moyen qui vide de sa substance la monnaie commune (…), ce n’est pas une priorité pour le pays, cette démarche interroge : à qui profite le crime ? », a-t-il poursuivi.

Pour rappel, le Salvador avait été, le 7 septembre 2021 le premier pays au monde à adopter le bitcoin comme monnaie légale. Une décision que le Fonds monétaire international (FMI) avait immédiatement trouvé dangereuse pour la « stabilité financière, l’intégrité financière et la protection des consommateurs ».

Centrafrique : Touadera impose la langue russe dans les universités

Centrafrique : Touadera impose la langue russe dans les universités

Les relations entre la Centrafrique et la Russie vont au-delà de l’aspect sécuritaire. Sur directive du président Archange Touadera, la langue russe réintroduite dans les universités en 2019 sera obligatoire dès la rentrée prochaine. Elle sera enseignée en première année de licence jusqu’au master.

Les programmes de formation sont en cours de rédaction et déjà une rencontre est prévue en janvier 2022. Elle réunira les ministres de l’Enseignement des deux pays. La disponibilité des enseignants sera l’un des sujets à l’ordre du jour. Il est prévu l’envoi des enseignants russes en Centrafrique pour implémenter la discipline.

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Il faut souligner que la langue russe n’est pas étrangère dans le pays. Elle était introduite sous l’empereur Bokassa et enseignée dans le secondaire. Elle a été suspendue après la chute de l’empereur.

Rappelons que la Russie de Vladimir Poutine apporte son expertise dans plusieurs domaines en Centrafrique, notamment la sécurité et la lutte contre les groupes rebelles.