Togo : la conférence sur les transitions politiques reportée

Togo : la conférence sur les transitions politiques reportée

Initialement prévue sur le 21 avril prochain, la conférence internationale de haut niveau annoncée par le gouvernement togolais n’aura plus lieu.

Elle a été reportée à une date ultérieure, nous communique le ministre en charge des Affaires étrangères, Robert Dussey.

En effet, sur initiative du Togo, une conférence sur les « transitions politiques et la lutte contre le terrorisme au Sahel et en Afrique de l’ouest » était prévue dans la capitale. Elle a pour objectif de contribuer aux efforts de stabilisation dans le Sahel et de l’Afrique de l’Ouest.

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La rencontre, organisée en collaboration avec les Nations Unies, est ainsi « reportée à une date ultérieure qui sera communiqué à tous les acteurs nationaux et internationaux en temps opportun ».

Ibrahim Camara autoproclamé depuis Abidjan porté disparu

Mali : le président autoproclamé depuis Abidjan porté disparu

Ce 25 février l’opposant malien Ibrahim Camara s’est autoproclamé depuis la Côte d’Ivoire, président de la transition civile du Mali. L’annonce fait suite à sa déclaration la semaine dernière, sur la mise en place d’une coalition de huit partis politiques pour conduire la transition.

Sauf que son projet émet déjà des interrogations puisque l’homme à ce jour est introuvable. « Je suis le nouveau président de la transition civile du Mali. Elle commence dès ce dimanche 27 février et nous organiserons des élections dans 6 mois », avait-il déclaré.

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En effet, selon un correspondant de RFI, l’opposant Ibrahim Camara est introuvable. Selon le confrère, « la police ivoirienne s’est rendue ce 26 février à Abidjan chez l’homme politique malien qui s’est autoproclamé la veille, « président de la transition civile du Mali » pour l’auditionner. Il avait déjà quitté précipitamment le pays ».

Pour rappel, la junte au pouvoir (août 2020), après avoir renversé feu IBK, a promis un retour à l’ordre constitutionnel ce 27 février 2022. Un calendrier revu par la junte qui propose une transition allant jusqu’à 5 ans.

Mali : 8 partis politiques défient la junte et annoncent la mise en place d'un gouvernement de transition

Mali : « 5 ans ce n’est plus une transition, on est dans un quinquennat », Assimi Goita sèchement critiqué

La situation politique au Mali continue d’alimenter les débats. Les tractations du Colonel Assimi Goita, pour une transition effective semblent devenir une utopie. En effet, les autorités de la transition, dans une proposition adressée à la CEDEAO, prolongent la transition pour une durée de 5 ans.

Si cette prolongation a été approuvée par certains partis politiques, associations et organisations, ce n’est pas le cas pour certains.

Selon la coalition des partis politiques, le chronogramme établi par Assimi Goita ne respectent pas la charte de la transition. « Ce chronogramme n’a pas fait l’objet de discussions au Mali. Et ne saurait être en aucun cas une aspiration profonde du peuple malien », a ajouté la coalition.

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Même son de cloche pour la CMAS de l’Imam Dicko. Elle invite les autorités de la transition « à se ressaisir en évitant de se maintenir au pouvoir de façon illégale et illégitime ». le parti indique que les assises dites nationales ne « sauraient se substituer à la voix du peuple pour légitimer une quelconque prolongation de la durée. Et ceci afin de conférer au pouvoir actuel le droit de faire opérer une nouvelle constitution ».

Le Parena (Parti pour la renaissance nationale), de son coté, estime que « 5 ans ce n’est plus une transition, on est dans un quinquennat ». Et de poursuivre, « on veut usurper le pouvoir sans passer par une élection. Les assises ont été organisées simplement pour avaliser cette mascarade ».

Cette prolongation, justifie la junte, vise à panser les plaies du pays, permettre la réalisation de réforme institutionnelle structurante et permettre des élections crédibles et transparentes.